‹ La formation du radicalisme philosophique (volume 4)Chapitre 134 sur 177 · chai · texte numérisé non relu

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36. Ibid., ciiap. i. — Ct. Condorcet, Progr. de l'Esp. Ilum. Dixième époque : Comme nous parlons ici d'un progrès susceptible d'être représenté avec précision par des quantités numériques ou par des lignes, c'est le moment où il convient de développer les deux sens dont le mot indéfini est susceptible. — En effet, cette durée moyenne de la vie, qui doit augmenter sans cesse à mesure que nous enfonçons dans l'avenir, peut rcce-

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voir des accroissements suivant une loi telle, quelle approche continuellement cFune étendue illimitée, sans pouvoir l'atteindre jamais; ou bien suivant une loi telle, que cette même durée puisse acquérir dans l'immensité des siècles une étendue plus grande qu'une quantité déterminée quelconque qui lui aurait été assignée pour limite. Dans ce dernier cas, les accroissements sont réellement indéfinis dans le sens le plus absolu, puisqu'il n'existe pas de borne en deçà de laquelle ils doivent s'arrêter. — Dans le premier, ils le sont encore par rapport à nous, si nous ne pouvons fixer ce terme qu'ils ne peuvent jamais atteindre, et dont ils doivent toujours s'approcher, surtout si, connaissant seulement qu'ils ne doivent point s'arrêter, nous ignorons même dans lequel de ces deux sens le terme d'indéfini leur doit être appliqué, et tel est précisément le terme de nos connaissances actuelles sur la perfectibilité de l'espèce humaine ; tel est le sens dans lequel nous pouvons l'appeler indéfinie.

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