Blackstone, IV Comm
20 Josiah Tucker, dans son ouvrage intitulé : A briefestayontheadvontages and disadvctntages which respectively aUetid France and Great Brttotn, with regard to Trade, etc., p. 75, compte, au nombre des advantages pour TÂngleterre, son « gouvernement libre ». — A merchant can go to law i^ith thu Crown, as easily as with a priva te subject, etc. — J. Townshend, Free Thoughts on Despolic and free govemmenU, London, 1781, consacre deux chapitres (chap. ii, on laws, — chap. iir, on the judicial power and procoedings) à un éloge enthousiaste des lois et de institutions judiciaires de l'Angleterre, considérée comme le pays libre par excellence ; la même année, à Bowood, Townshend se lie avec Bentham. — William (jodwin attaquant, quelques années plus taitl, toutes les « institutions positives », y compris l'institution judiciaire, admet cependant que, par rapport à la France, <x in England, the criminal law is administered with greater impartiality so far as regards the trial itself ». Cf. Voltaire, Commentaires sur les Délits et les Peines, , § xxii. — Prix de la Justice et de l'Humanité, 1777, art. xxiu. — Brissot {Mémoires, vol. II, pp. 39-40», fonde en 1781 la Bibliothèque philosopfnque des lois criminelles qui s'imprime à Neufchâtel, et parait simultanément à Paris et à Londres : c le véritable objet, celui que je ne pouvais montrer ouvertement, étoit de répandre les principes de la liberté qui guidoient les Anglais et les Américains, en insérant dans cette collection plusieurs pièces qui n'avoient part qu'à la grande réforme politique ».
21 . Montesquieu, Esprit des Lois, \\\. VI, chap. i et ii. — De Lolme, ConsUtution de l'Angleterre, ou état du gouvernement anglais, comparé avec la forme républicaine et avec les autres monarchies, 2^ 6<j.. Uv. I, chap. IX. Du droit obser>'é en Angleteri-e quant aux matières civiles. De Lolme considère que « ces mémos formalités et ce« règles d'art ser\'ent à donner de l'uniformité aux démarches des avocats et des cours de justice, à fixer et assurer les règles qu'ils établissent entre eux». 11 pense cependant que, « si tout le système de rufflnement dont nous parlons continue sur ce pied
jusques bien avant dans les siècles futurs, c'est en grande partie (pour ne pas rapporter d'autres causes) parce qu'il s*est tellement incorporé avec les branches essentielles du droit qu'il serait dangereux ou du moins très difficile de l'en séparer; on pourroit, à cet égard, le comparer à un échafaudage dont on se sert pour élever une maison, qui, quoique destiné seulement à poser les matériaux et soutenir les ouvriers, se trouve subsister encore longtemps après que le bâtiment est fini, parce qu'on croit qu'il seroit dangereux de Tôtcr plus tôt. — De Lolme avait publié à Londres en 1772 « -i Parallel hctwrcn ihe English government and thc Former Gcrvernment of Sweden. En 1775 paraît The Constitution of England wriUen in French and jniblished in HoUand, translated into English (1" éd . fr . , 1771) ; en 1781, une 3^ édition augmentée du Paralièle; une 4« édition 1784. — V. encore De Lulme, liv. Il, chsp. xti, x>'iii.
22. Moral and Politicat Philoiopky^ Book VI, chap. viir, sub finem.