INTRODUCTION
Parmi les nombreuses formes cliniques que revêt le cancer (le l’estomac il en est une qui parait nettement isolable et sous laquelle il lui arrive de se dissimuler au point de faire errer longtemps le diagnostic : c’est la forme œsophagienne.
Les termes mêmes définissent ce que nous entendons par là. Ce sont des malades, ayant cliniquement des phénomènes de sténose œsophagienne conduisant de par les signes locaux et généraux au diagnostic de cancer de l’œsophage et qui sont trouvés porteurs à l’autopsie ou à la radioscopie uniquement d’un cancer de lestomac. Plusieurs auteurs ont déjà signalé les troubles œsophagiens dans le cancer gastrique : certains n’ont fait qu'une description isolée de ces symptômes (Lacombe-Schrameck): d’autres sont allés plus loin, les ont groupés et leur ont donné une place dans leur classification des formes cliniques du cancer de lestomac. Bard les place dans Les formes larvées. Cade, mais seulement pour ce que
nous appelons dans la suite, la variété purement mécanique, les élève au rang de forme clinique et sous Pétiquette de forme pseudo-œsophagienne les met à la suite des formes plus classiques que sont les formes dyspeptiques, douloureuses et hémorragiques, intestinales, anémique où œdémateuses.
Profitant de quelques observations recueillies récemment, nous voudrions essayer (l’authentifier complètement cette forme et de réunir sous cette seule dénomination de « forme œsophagienne » tout ce que les auteurs précédents ont signalé comme troubles œsophagiens dans le cancer de l'estomac.
Nous montrerons qu'il existe deux mécanismes très différents de production de ce syndrome œsophagien qui peuvent être le point de départ de deux variétés de cette ferme clinique du cancer stomacal :
1° Un mécanisme réflexe amenant un spasme de l’œsophage et tous les troubles de l’œsophagisme : c’est la variété réflexe. :
2° Un mécanisme purement mécanique qui lui-même s'exercera de trois facons différentes :
a) La microgastrie (Mathieu) qui en la réduisant considérablement, supprime presque la cavité gastrique : c’est le Syndrome de Soupault en clinique, et à la radioscopie l’image de l'estomac rétracté de Béclere donnant de la stase œsophagienne sans sténose du cardia.
b) La sténose cancéreuse du cardia, aboutissant en général du squirrhe gastrique et donnant à la radioscopie la stase œsophagienne consécutive à cette sténose.
cJ La gène mécanique à la descente des aliments apportée por une tumeur préominente dans la cavité gastrique
RE ru SR re
sis ni , fEe