INTRODUCTION
La maladie de Recklinghausen, individualisée d’une façon parfaite semble-t-il dès le premier mémoire de cet auteur en 1882, n’a cessé depuis de voir son cadre s’élargir au point d’englober, après les nombreuses
petites tumeurs sous-cutanées « neuromes fibromaeux des nerfs de la peau », décrites par lui, les tu-
meurs étagées le long des nerfs périphériques avec
Pierre Marie et Landowski, les taches pigmentaires,
les nœvi molluscum sessiles ou pédiculés, et enfin ré-
cemment avec Crouzon, ces masses vraiment monstrueuses que sont les neuromes plexiformes.
- Or à ces tumeurs de volume et d'importance si variables, mais toutes superficielles, sont venues plus récemment se joindre des masses profondes, pouvant apparaître au niveau de tous les organes et dans les diverses cavités du corps. Ces tumeurs intra-erâniennes où intra-rachidiennes sont aujourd’hui bien connues et vraiment à l’ordre du jour. Il ne semble pas en être de même de celles qui par leur localisation intra-thoracique et par leur volume souvent considérable, se présentent en clinique, de ci, de là, comme
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des tumeurs en apparence primitives, agissant par leur volume et par compression des poumons, des vaisseaux ou des nerfs du voisinage. Elles n’ont fait, à notre connaissance, en dépit des recherches nombreuses que nous avons effectuées, l’objet d’aucun travail d'ensemble, en France et même à l’étranger. Elles appartiennent pourtant en propre à cette affection, ce sont des neurimones, comme on les nomme aujourd’hui et pour être rares, elles méritent pourtant d’être bien connues, puisque de nature bénigne elles sont justiciables d’une intervention curatrice.
Ayant eu l’occasion dans le service du Professeur Dénéchau, à l’'Hôtel-Dieu d'Angers, d’en suivre, cliniquement et à l’écran, un cas remarquable et des mieux caractérisé, nous avons crû intéressant, sous la dirécton de notre maître, de rechercher les faits semblables publiés, assez rares en France, mais un peu plus nombreux à l'étranger, d’en étudier les divers symptômes cliniques et radiologiques, d’en voir l’évolution habituelle et de les comparer à notre observation personnelle. À cette occasion, sans nous croire obligé de faire une étude d'ensemble de la maladie de Recklinghausen, dont nous rapporterons seulement les données essentielles, nous jugeons utile de voir au point de vue anatomo-pathologique ce que sont ces tumeurs, quelles sont leurs relations avec les autres modalités de cette affection, comment il est possible d’en faire le diagnostic et à la lumière des interventions pratiauées jusqu'ici, quel doit en être le traitement médical et chirurgical.
; , “ ‘ 4 Qu'il nous soit permis ici de remercier le Docteur Denéchau, professeur de Clinique médicale à l’'Hôtel- LAS Dieu d’Angers, qui nous a inspiré le sujet de cette
FER thèse pour l’aide précieuse et efficace qu’il nous a "À Fe : - 7 < D . .
apportée au cours de ce travail. Qu'il veuille bien 5 __ trouver ici l'expression de notre sincère reconnais- EE. sance.
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