‹ La Fracture directe de la Voûte orbitaire par petit projectile de guerreChapitre 4 sur 21 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Dans ce modeste travail, nous voulons surtout attirer l'attention sur la nécessité d’un examen minutieux des plaies palpébrales ou oculaires par petit projectile de guerre. Parmi ces plaies, certaines, en apparence bénignes, comparables à celles que peuvent provoquer un coup de fleuret, de couteau ou de pointe de parapluie dans l'orbite, sont pénétrantes, et vont causer dans la profondeur des dégâts considérables. Nous nous inquiéterons uniquement de celles qui, dirigées obliquement d'avant en arrière ef de bas en haut, vont fracturer la voûte orbitaire, mettre à nu les méninges, voire même pénétrer plus avant dans le cerveau. Ce sont des plaies pénétrantes du crâne par la voûte orbitaire, fort difficiles à dépister, car le rebord orbitaire n'est pas’ inté-

| ressé.

Le calme trompeur du blessé, l'absence de tout sympt(ôme inquiétant pendant les premières heures qui suivent le traumatisme, ne doivent pas faire croire à l'inocuité de pareilles blessures. Les accidents cérébraux el oculaires les plus formidables peuvent éclater à plus ou

moins longue échéance.

de — 8 — ; ps Aussi importe-t-il de bien connaître l’ensemble des symptômes ef des procédés capables d'établir un diagnostic précis et aussi précoce que possible de cette lésion, de savoir les complications qu’elle peut entraîner ainsi que le pronostic qu’elle comporte. Nous verrons également les procédés thérapeutiques qu’il convient de mettre en œuvre pour faire évoluer favorablement ces

blessures.

Page 1