CHAPITRE III
Les obligations d'un f.\-m.'. — Les ordonnances de 1720. — L'égalité dans les loges. — L'égalité philosophique et sociale. — Le vote. — La définition de la f.*.-m.*. d'après les initiés : Findel, Ragon, Jouaust, Darut}', Oswald Wirth.
Lorsque la f.\-m.\ spéculative s'établit en Angleterre, elle a eu évidemment le souci de ne pas alarmer les pouvoirs publics ; elle avait intérêt à laisser croire qu'elle était la continuation normale d'une association existant depuis un temps immémorial, toujours protégée par les chefs d'Etats .
C'est pour cela qu'avec un soin jaloux elle conserva tout ce qui pouvait avoir rapport à l'ancienne corporation des maçons travailleurs.
Elle eut l'habileté de tromper les autorités.
En réalité, il n'y avait pas eu continuation, mais substitution.
Le procédé employé pour se faire tolérer et reconnaître fut ingénieux; il est essentiellement maçonnique.
En apparence, les devoirs qui furent publiés étaient ceux d[une corporation de maçons travailleurs ; certains mots professionnels avaient été laissés à dessein ; tout en publiant de nouveaux statuts, ceux qui les rédigèrent les déclaraient fort anciens, et prétendaient avoir simplement réuni et condensé de vieux textes, alors qu'il est évident que les statuts dans leur ensemble
visaient bien plus la f.\-m.*. spéculative que la f.\-m.\ corporative.
Cette nécessité de la première heure explique pourquoi la f.'.-m.'. spéculative tint tant à prouver son antiquité et à établir qu'elle n'était que la continuation d'une corporation de travailleurs.
Cette organisation primitive eut une telle conséquence sur l'avenir de la maçonnerie que nous croyons devoir, malgré leur longueur, entrer dans tous les détails, car jusqu'ici, ceux qui ont étudié les origines de la f.'.-m. \ ont négligé de compulser et de tirer parti des règlements qui contribuèrent à sa formation.
Nous empruntons le texte des anciens devoirs à l'Histoire de la f.'.-m.'. de la Tierce, qui, en 1745, en a donné une traduction (I, 177), semblable, à part quelques mots, à la traduction donnée par Daruty (p. 36), d'après le texte anglais d'Anderson (62).
LES ORL1GATIONS d'un F.'.-M.*.