AMITIÉ ET FRATERNITÉ
Il faut mettre au rang des légendes l'ancienneté attribuée à cette L."., qui ne repose sur aucun document sérieux. La prétention de ses membres était de faire remonter sa création au 13 octobre 1721, sous les auspices de lord Montaigu, G*. M.', de la F.*. M.\ anglaise. Jamais cette L". n'a produit ses titres constitutifs et lorsqu'elle demanda à la G.\ L."., le 10 juin 1766, et au G/. 0.\, le 26 avril 1781, de renouveler ses constitutions, ces deux puissances ne voulurent jamais faire remonter ses travaux à une époque antérieure au 1er mars 1756.
Ses travaux avant la Révolution ont laissé du reste fort peu de traces. Nous savons seulement que, de 1785 à 1788, son vén.*. était Bagge, courtier interprète de l'Amirauté, et qu'eu 1789 ces fonctions étaient remplies par Emmery, consul de Suède Son secrétaire était Jacques Six, négociant. Cette L". cessa ses travaux pendant la Révolution et les reprit avant la fin du siècle. Les vén.* . furent Thibault, médecin en chef des hôpitaux militaires (1800) ; Leucon-Barème, négociant (1802) ; Maurin, négociant (1808) ; Morlhon-Lavalette (1812) ; Bretocq, ingénieur maritime (1813); et Einra ery, membre du Corps législatif ,1814 . Ses secrétaires furent Thibault et Lami, et son député Defondeviolle fut remplacé par Thory. Le choix de ce dernier député, en particulier, prouve que cette L.'. avait des traditions écossaises jacobites plutôt qu'anglaises. D'autre part, dans son sein s'était formé, dès 1809, un chapitre d'Hérodom de Kilwining.
Parmi ses membres de 1800 à 1814 figurent : Vandercruce ; Deschamps ; Guillebert ; Lorder ; Lefebvre ; Lanchantin ; Ripner ; Kail ; Jussienne ; de Serni ; Heudeline ; Masson ; Castrigné ; Gautreau •.
LOGES DE PROVINCE Vil
Pinède ; Papgay ; Guyot ; Fontanelle; Naninck ; Benat ; Doriau ; Letandaert ; Gobin ; de Paeuw : Duchastelle ; deGuizclin ; Piédou fils.
Et parmi l»vs membres du chapitre : Maurin, président ; Munger (?; ; Van Wormhondt ; Lefebvre ; Deschamps ; L. Papgay ; Jacquet ; Jean- Baptiste Lower.
En 1813 son vén.*. était dans une situation précaire et demandail à ses frères des secours, en appuyant sa requête d'un certificat signé par le commissaire de police, le capitaine de la 4° compagnie de la lre cohorte delà 4e légion delà garde nationale sédentaire et par l'ancien maire de Dunkerque. Ce certificat est conçu en ces termes : « Michel- Auguste-Joscph-Antoine Morlhon-Lavalette. âgé de 33 ans, chargé d'une famille composée de sa femme et de trois enfants, a tenu en cette ville une maison d'éducation ou pensionnat et, malgré ses efforts, il a fait des pertes et n'a pu maintenir son établissement. »
SAINT-JEAN DE JÉRUSALEM
La G.-. L.*. fonda cet atelier en 1760 en faveur du vén.*. m.'. Sales. Il fonctionnait encore en 1779.