LYON
GRANDE LOGE ÉCOSSAISE
En 1750, une Mère Loge aurait existé sous ce titre. (Voy. Rouen.)
PARFAITE AMITI ,
On ne peut séparer l'historique de cette L.*. de celui des Vrais Amis et de la Parfaite Réunion.
La Parfaite Amitié, constituée par la G.*. L.'. le 21 novembre 1756, en faveur de J.-B. Willermoz, fusionna le 10 octobre 1766 avec les Vrais Amis fondée le 13 juillet 1761. Ces L.". prirent le titre de les Deux L.'. réunies et, à partir du 4 juillet 1782, celui d'Amis de la Vérité. En 1784, la Parfaite Réunion vint à son tour se fondre dans les Amis de la Vérité.
Lorsque la Parfaite Amitié fut constituée par la G.'. L.'. depuis trois ans, ses travaux étaient présidés par Willermoz, qui conserva le maillet de vén. jusqu'en 1761 (1). En 1761, il fut remplacé par Rozier ; en 1762, par Antoine Bouchet ; en 1763-5, par H. Belz, et en 1764-5, par Jacques Bridant, bien que les constitutions aient été renouvelées en 1765, en faveur de Belz.
Après la fusion avec les Vrais Amis, les vén.'. furent : Antoine-Marie Burlat, notaire (1767) ; Jean Nicolas de l'Horme, négociant (1768) ; Pierre Chaix (1769) ; Louis-Antoine Boyer du Bouquet, médecin (1773) ; Faure, négociant (1776) ; Monges, négociant (1777).
(1) Il est probable que, dès 1744, Rozier précéda Willermoz comme vén.'. m.*, de cette L.'.
Le G.-. O.*. avait renouvelé les constitutions des deux L.\ Réunies le 25 mars 1774 : Monges lut de nouveau vén.\ en 1783 ; de Petilchet en 1784 ; Lecamus, receveur des gabelles et greniers de Lyon, de 1785 à 1789. Son député était Deveux, négociant, officier du G.'. 0.\
Cette L.\ se composait de 23 membres de 1760 à 1776, et 48 en 1777; elle disparut définitivement pendant la Révolution.
En 1787, le tableau de la L.\ se composait des membres suivants :
Vén.\ : Jean-Baptiste-Louis Janon de Souligné, chev.v, directeur des fermes du roi ; 1er surv.\ : Jean Burtin de la Rivière, ancien officier d'infanterie, trésorier de France ; 2e surv.\ : George-Zacharie Dugueyt» conseiller du roi, notaire ; orat.\ : Jean-Charles Terret, négociant ; secrétaire : Augustin-Noel Vasse de Rocquemont, entreposeur général du tabac ; trésorier : Jean- Louis Audrade Maljulien, négociant ; passé maître, chancelier, garde des sceau, timbre et archives : Antoine-Marie Burlat, négociant ; maîtres des cérémonies : Antoine Dareste de la Chavane, receveur général du tabac ; François de Ruolz, lieutenant de vaisseau, chev. de Saint-Louis et de Saint-Lazare ; Joseph Sepolina oncle, négociant; Jean -Théodore Rilliet négociant ; hospit.v : Louis Montagnat, négociant ; Jean François Milliet, négociant ; substitut des surv.'. : Christophe-Jean Dumont, procureur es cours de Lyon ; substitut de l'orat". : Claude-François Rousset, écuyer, négociant, substitut du secrétaire : Jean Bouchardier, négociant ; adjoint du chancelier, garde des sceau, timbre et archives : Jean-François Milliet, négociant, ex-vén.". ; Etienne-Gabriel le Camus, receveur des gabelles, président actuel de la G.'. L.\ P.-. ; passés maîtres, anciens présidents à la R.\ G.-. L.\ P.*. : André Mongez oncle, négociant ; Jacques de Petitchet, écuyer; décorateur : Jean-Baptiste Lanlilly, tapissier ; Aimé de la Roche ; membres : Matthieu Arnaud-Tison, négociant ; Jean Bousquet, négociant ; Philippe Journoud, négociant ; Louis Pettota aîné, négociant ; Etienne Farge fils aîné, officier du point d'honneur, négociant ; Pierre Farge le jeune, négociant; Claude-Marie Roze, négociant; Emmanuel Desmarlin, négociant ; François-Jacques Lamarche, négociant; Louis Dubost, architecte ; Antoine Pons, négociant ; Jean-François Grand, architecte ; Jean-Baptiste Bonneury, chirurgien ; Jean-Antoine Berger, receveur des consignations ; affiliés et enfants de la L '. : Jean-Baptiste Gayral, négociant ; Cyprien Pettola le jeune, négociant ; Joseph Sepolina neveu, négociant; Jacques Verissel, négociant ; Jacques Recamier, négociant : Claude Baroud, écuyer, avocat du roi au bureau des finances ; Claude-Joseph Maradan, négociant ; André Blay, peintre ; Pierre Loir, négociant ; David, contrôleur des gabelles ; affiliés non résidents à cet Orient : Schattheimer Jacquet, à Chambéry ; Jean Benoit Velmaël, négociant à Bruxelles ; Louis-Barthelemi comte de Bork, staroste de Lutzen, colonel des hussards, noble Polonais ; Félix Lioy, avocat à Naples ; comte de Lodron, grand maître de l'hôtel du Saint-Empire ; René-Marguerite Magol, peintre, à Bordeaux ; Pierre Danloux, peintre, à Paris ; Jean- George Vandermalhe négociant, à Bàle ; Louis Pessonneaux, à Paris ; Maurice Marquis Guiraldy de Varene, à Vérone ; Paul Chaix. négociant, à Cadix ; Pierre-Virgine Roche, négociant, à Paris ; Pierre Valfary, à Paris ; François de Paule Latapie, inspecteur des manufactures de
Bordeaux ; Jean-Baptiste Vincent d'Hautefage, receveur des gabelles, fi Saint- Symphorien-le-Château ; Antoine-Joseph Mondon, notaire, à Saint-Symphorien-le-Ch&teau ; Abraham Joyer, négociant, à Amsterdam ; Philippe Jeanine, négociant, à Livonrne ; Isidore Creuse, négociant, à Barcelone ; Pierre Arfilli. gentilhomme de Bologne ; Jean-Baptiste- Anne Lefebvre, à Paris ; Louis Plumex, négociant, à Lille en Flandre ; Claude Pezay de Corval, négociant, à l'île Bourbon ; Jean-Baptiste Mnlide Willersin, à Birmingham en Angleterre ; Léonard Strafforello, négociant, à Gênes ; Louis Schiaffi, docteur en médecine, à Bologne ; Jean Baptiste Dareste de la Plagnc, contrôleur général des fermes du roi, à Vienne : Jean Sciaccaluga, négociant, à Gênes ; comte Butilio Calini, à Brescia ; marquis Ghérardini, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de S. M. l'empereur à la cour de Sardaigne ; comte Joseph Trivulsi, de Milan ; comte Caston Bezzonico, secrétaire de l'Académie des Beaux- Arts de Parme, et chambellan de S. A. R. l'infant duc de Parme ; Barthélémy, comte F.'.Patellar ; de Revigo, négociant, à Venise ; député au T.\ R.". G.". O.-. de France : Louis Desveux, négociant, résidant à Paris, maison du carrossier du roi ; députés à la T.*. R.". G.'. L '. provinciale : Terrer ; Duguejr ; comité établi pour le conseil de la L.*. : Terrer ; Dareste ; Le Camus ;de Petitchet ; Burlat ; Audra de Maljulien ; de Souligné.
VRAIS AMIS
Cette L.'. fut constituée par une puissance jacobite le 10 mars 1760, en faveur de Paganucci, avant d'être reconnue en 1761 par la G. . L.-. Elle aurait reçu ses titres d'un dentiste nommé Jean-Antoine Hébert, arrivé à Lyon en 1759, se disant G.*. M.', des L.'. d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande. Cet Hébert, qui recevait des aumônes pour les FF.'. Ecossais malheureux, fut peu après mis à l'index par les autorités maçonniques de Paris et de Lyon.
Le 4 mai 1760, les Vrais Amis n'avaient que 11 membres, qui le 26 juillet 1761 furent suspendus par le vén.-. Faure et le 1er surv.'. Scberer.
Nous avons vu qu'en 1766 cette L.\ se réunit à la Parfaite Amitié.