ARDENTE AMITIÉ
Cet atelier fut fondé parla G.*. L.-. le 4 juin 1765 en faveur du vén.'. m.". Guérard, avocat au Parlement. Ses titres ayant été égarés, ses membres demandèrent de nouvelles constitutions qui leur furent accordées le 4 février 1767, en faveur des ff.\ Guérard, vén.-., Ruel et Gaillard, 1er et 2e surveillant. Le 1er juillet 1778 une nouvelle demande de reconstitution fut adressée au G.". 0.\ qui la lui accorda le 31 décembre suivant. L'installation eut lieu le 30 janvier 1779.
Cette L.'. compta parmi ses membres : Guérard de Houppeville ; Anquetin de Beaulieu ; Tirebare d'Aubermesnil ; marquis de la Porte ; Fleury de Boscroger ; de la Ville ; Grandouet de la Fieffé ; Planel de Plantas ; Chabouillé du Petit-Mont et René Dom Coquille, religieux de l'abbaye de Saint-Vandrille.
En 1785, Guérard était encore son vén.-. En 1788-9, il était remplacé par Petitgrand, négociant. Son député fut Chabouillé de Petit-Mont, ancien officier vendeur de marée.
En 1786,1e f. . Mathéus, R -j-, membre de l'Ardente Amitié, s'adressa à la G*. L.-. d'Edimbourg, afin d'obtenir des constitutions pour ériger un chapitre et une G.'. L.'. dans le sein de sa L.*. Il fut fait droit à sa demande le 1er mai 1786, et l'Ardente Amitié résolut de se faire reconnaître comme centre unique des hauts grades en France, abandonnant au G.*. 0.\ la suprématie pour les grades s3rmboliques.
Comme à une époque antérieure le G.'. O.'. avait érigé un chapitre général de France dans le même but, en vertu de la fausse patente de Gerbier datée de 1721, il opposa ses prétentions à celles de la L.'. de Rouen. Invoquant la fausseté des titres du G.-. O.'., il lui adressa une opposition le 22 juillet 1786. Ne pouvant obtenir gain de cause, elle fit désavouer les titres de Gerbier par une déclaration de la G.'. L-. d'Ecosse. En somme, Mathéus reprenait au profit de sa L.\ les projets formés en 1779 par le Contrat social après une série de débats auxquels donnèrent lieu le mémoire de Baugni, rapporteur au nom du G.' . O.'. Ce dernier donna un délai de 21 jours au chapitre de Rouen pour lui remettre ses titres afin de les annuler.
L'Ardente Amitié protesta, faisant remarquer qu'elle avait obtenu régulièrement de la G.'. L.'. d'HRDM de Kilwining des constitutions établissant dans son sein un grand chap. métropolitain et une G.*. L.'. provinciale, représentant en France celle de Kilwining ; un grand nombre de L.-. et de «hapitres donnèrent raison à l'Ardente Amitié et entrèrent eu correspondance avec elle et avec son chapitre. La lutte durait encore au moment de la Révolution ; à Baugni avaient succédé, comme rapporteurs du G.' O.*., Rœttiers de Montaleau et Riffé de Caubray ; dans un rapport de ce dernier du 8 mai 1789, le G.\ O.' . maintenait ses prétentions et ses jugements antérieurs. Nous aurons à revenir longuement, dans notre 2e volume, sur les conséquences de ce schisme, qui furent considérables.
Avant la Révolution, figurent parmi ses membres :
Petitgrand, nég., vén.*. (1786-7) ; JeanMathéus, nég.,vén. ., portait le nom de R-lf (Relief), gr.\ m.*. prov.\ d'HRDM de Kilwining ; Levasseur, Ferrand, Le Tellier, Planel de Plantas, Devaux, Duquesnay., Maimbourg, Heudebert, Guinoiseau, Malétra, Amiot-Guénet, Blondel, Clavel, Reverdun, Schedel, Petitgrand fils, Bertin et Fontaine, négo ciants ; Hourdou, Guérard, Geoffroy et Poirel, avocats au Parlement ; Lcgrand, receveur des octrois ; Pikman, consul de Danemark ; Bichot, horloger ; Lemercier, agent de change.
Parmi les affiliés : Crevel, Jourdain et Clerget, avocats ; Coquille, ecclésiastique ; Mathieu, horloger ; Morisse aîné et cadet, Ficquet, négociants ; Hocquet, notaire.
Les f.* . servants étaient : Chauvin, concierge, et Vasseux.
Le député était Chabouillé de Petit-Mont.
L'adresse directe de la L. '. était chez Petitgrand, rue du Fardeau. Les tenues avaient lieu le premier dimanche de chaque mois à midi pour une heure.
L'Ardente Amitié, qui avait cessé ses travaux pendant la Révolution, Jes reprit au 16 septembre 1802 sous la direction du G.*. O". Ses vén. \ furent : Brière de Lesmont ; Héron d'Agirone, avocat (1808-181 3\ et Baudry, imprimeur (1814). Son député était Chéréau Cette L *. termina définitivement ses travaux en 1820, pendant que de Caumont était vén '.
PARFAITE HARMONIE
Le 21 mars 1761 cette L.*. fut créée en faveur du vén.-. m.*. Barthélémy par la G.*. L.*. Le G.*. O.'. la renouvela le 24 février 1780.
En 1771, une décision ayant été prise par cette L.*. contre son trésorier qui avait refusé de rendre certains comptes, l'ancien vén.*. Barthélémy forma un groupe qui entra en lutte avec les autres membres de la L.*. et se séparèrent emportant les titres, malgré la protestation de Savouray, vén.'. en exercice.
En 1773, Labady, qui était à la tête des dissidents de la G.\ L.\ de France, reconstitua la L.*. en faveur de Barthélémy. En 1778, les commissaires nommés pour étudier le différend donnèrent raison à Savouray, et le G.*. O.'. lui donna de nouvelles constitutions le 24 février 1780. A cette époque, la L.*. comptait 17 membres ; en 1786, elle en comptait 34, parmi lesquels figuraient ; Rouland de Fresne, de Meaux ; Lcvaillant de Frangicourt ; Delacroix, Renaud et du Haussa}-, prêtres.
Barthélémy avait néanmoins continue ses travaux avec une L.-. qui portait le litre de Parfaite Harmonie de l'Union.
En 17S"), elle riait présidée par Tesson, marchand, et en 1788-1789 par Fabulet, juré priseur. Son député était Heurtault, maître es arts et de pension.
Ln Révolution termina le différend ; les deux L.\ disparurent pour lie plus reprendre leurs travaux.