‹ La franc-maçonnerie en FranceChapitre 204 sur 277 · CLERMONT · texte numérisé non relu

CLERMONT

Cette L.*., une des plus importantes de Toulouse, fut fondée, le 14 avril 1745, par Samuel Lockhardt, membre de la famille Sainclair, et par Nicolas Barnewall, comte de Trimlestown, vicomte de Kingsland (1726- 1813), Le G.'. O.'. la reconnut le 20 juillet 1780.

En 1783-4, le comte de Barnewall était son vén.*. et d'Amade était son secrétaire. En 1785, il était remplacé par Dupin, conseiller, et en 1786-9, par le marquis des Portes, sénéchal de Toulouse. Ses secrétaires furent : Villar, professeur en chirurgie (1785), et le baron de Commère, conseiller honoraire au Parlement (1788-9).

Le député était le marquis d'Alciati.

SAINT-JEAN DES ARTS et SAINT-JEAN D'ECOSSE

C'est sous le premier titre que cette L.\ fut fondée par une puissance inconnue le 8 juillet 1775, et ses titres furent renouvelés par la G.*. L.\ le 10 décembre 1772. C'est sous le second titre que le G.\ O.*. la reconnut le 25 juin 1774.

En 1776, elle n'avait que 35 membres ; l'année suivante elle en eut 56.

Parmi ses membres en 1775, on trouve Arbanère et Desmoulin.

De 1776 à 1790, Gaubert, procureur au Parlement, fut son vén.'. ; De Bru aîné, négociant, son secrétaire ; et l'abbé Jardin, son député. Elle disparut définitivement en 1792.

VIEILLE RRU ou ÉCOSSAIS FIDÈLES et NAPOLÉONMAGNE

Cette L.*. aurait été, dit-on, fondée directement par Charles Edouard, mais aucun document n'a été fourni à l'appui de cette affirmation. On a beaucoup discuté sur l'origine singulière de son nom de Vieille Bru. On a cherché les étymologies les plus savantes et les plus compliquées,

sans donner aucune preuve sérieuse. On peut admettre avec une certaine vraisemblance que, créée en faveur du vén.-. m.', de Bru aîné, on l'ait appelée la Vieille L.\ de Bru, puis la Vieille Bru.

Cette L.\ reprit ses travaux sous l'Empire, sous le titre de Napoléon magne. Le 8 février 1812, le directoire des rites du G.*. 0.\ refusa de la reconnaître sous le titre d'Ecossais Fidèles ou de Vieille Bru, ses patentes n'ayant aucun caractère d'authenticité.

En 1808, son vén.*. était du Puget. propriétaire. En 1813, il était remplacé par Montané de la Roque, président à la cour, et en 1814, par Cardes, négociant

Son secrétaire était Clausolles, et son député Laflotte, avocat (1808j, puis Delaroche (1813-4).

Pour cette L.'., voir Lecouteulx, p. 112 ; Ragon, Orthodoxie, p. 122 ; Daruty, p. 174 ; Thory, Acta Latomorum, I, 251 ; Gros, Les L.'. maçonniques de Toulouse ; et chap. vu.

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