CHARITÉ
Le 16 décembre 1754, fut constituée par un pouvoir inconnu une L.*. sous ce titre en faveur de Magnet. Cette L.*., en vigueur en 1779, disparut peu avant ou pendant la Révolution.
CŒURS RÉUNIS
Une L.\ fut créée sous ce nom le 10 avril 1749 en faveur d'un nommé Oudin. Celui-ci était mort avant 1779 et sa L.*. n'était plus en vigueur.
CŒURS SIMPLES et CŒURS SIMPLES DE L'ÉTOILE POLAIRE
Cette L*. fut à son heure une des plus importantes de France ; pendant deux ans (1775-6) de nombreux off. du G.*. 0.\ furent parmi ses membres. Le personnage important de cette L.'. était l'abbé Pingre, bibliothécaire de l'abbaye de Sainte-Geneviève. A part quelques officiers et quelques savants, cette L.*. était surtout composée d'hommes de loi, conseillers au Châtelet ou au Parlement, notaires, huissiers.:.
Constituée parla G.'. L.\ le 3 avril 1762, sous le titre de Cœurs Simples, ses titres furent renouvelés le 13 juin 1775 par le G.'. O.'. sous le titre de Cœurs Simples de l'Etoile Polaire. Je n'ai pu relever aucun nom des membres de la première période, si ce n'est celui de Leroy, avocat au Parlement, son vén/. m.*, en 1773.
En 1775, sept de ses membres demandent des certificats au G.'. O.*. : Jeanrat de Bertry ; Gauthier de Glaubry ; Jeanrat ; de Marolles ; Villiers de la Noue : Villers de la Berge, et de la Jénière.
En 1776, la L.\ a 32 membres ; 46 en 1777 au moment de sa plus grande prospérité. Pendant ces deux années, l'abbé Pingre est son vén.*.
En 1776, son secrétaire est Mangiu fils, entrepreneur de bâtiments, rue Saint-Jean deBeauvais, et son député, Mangin père.
En 1777, ce dernier est remplacé par le marquis deBaroncelly-Javons, officier aux gardes rançaises, off. G.'. O.'., rue Neuve-des-Petits- Champs, vis-à-vis la compagnie des Indes.
Dans les papiers de l'abbé Pingre (1) on trouve une convocation pour le banquet du 18 février 1783 qui devait avoir lieu à 11 heures du matin dans le local ordinaire de la L.'., rue du Fouarre et signée du secrétaire Chuppin. A cette convocation on a joint un tableau de la L.\ que nous reproduisons ci-dessous ; il ne comprenait que 31 noms :
Tableau de 1783.
Barroci l'aîné, libraire, quai des Augustins ; Baudeau, vie. gén., prince, évêque de Wilna, rue Hautefeuille ; le Camus de Mézière, archit , rue du Foin;Chandon de Sari, proc Chat., rue Beaubourg; Carel, pens. du roi, rue du Fouarre ; Chuppin de Germigny père, cons. Chat., rue Sainte-Marguerite ; Chuppin fils, av. Pari., rue Sainte-Marguerite ; Combette, chef bureau fermes, rue des Prouvaires ; Desmures, huissier chambre de la reine, rue Jacob ; de la Frenaye, notaire honor., rue et île Saint-Louis; Foullon, cons. Pari., rue Fossés-du-Temple ; de Germigny fils, rue Sainte-Marguerite ; Imbert de Lattes, secret, chambre reine, rue Bourbon ; Javons, marquis de Baronceli, off. rég gardes, rue de Richelieu ; Jeanrat. de l'Ac. se. à l'Observatoire ; Le Febvre, chan. régul. à Sainte- Geneviève ; Chev. de Loménie, off. rég. Dauphin ; Millon père, cons. Chat., rue Saint-André-des-Arts ; Millon fils, rue Saint-André-des-Arts ; Pean de la Jennière, aide maj. Hôtel des Invalides ; Petit de la Honville. lieut. part. Châtelet, rue Saint- Antoine]; Pingre, chan. rég., rue Sainte- Geneviève ; Pinson, chirurg., rue de Richelieu ; Poncet, architecte, rue Saint-Etienne-des-Grès ; le Roy de Montecly, av. Pari., rue de la Sorbonne ; de Saint-Cergues, contrôl. maison Madame, rue Beaubourg ; Talon, cons. Pari., rue Montmorency au Marais ; Vauviliers, lecteur du roi, prof. roy. en langue grecque de l'Ac. Inscript. Collège Royal, place Cambray ; Villiers de la Noue, cons. Chût., rue des Tournelles ; Villiers de la Berge, cons. Pari., rue des Tournelles ; Villot de Fréville, lieut. gén., connétable, rue Saint-Victor.
En 1785, Chuppin de Germigny père, rue Sainte-Marguerite Saint- Germain, est vén.\, et Millon père député au G.*. O.'.
En 1788 et 1789, l'abbé Pingre est de nouveau vén.\ et l'abbé Baudeau, prévôt mitre de Vidzini, vicaire général et plénipotentiaire du prince évêque de Wilna, est député au G.*. O.'. Cette L.'. disparut à la Révolution et ne fut pas remise^en vigueur sous l'Empire.
CŒURS UNIS
Cette L.'. fut constituée le 7 mai 1765 par un pouvoir inconnu. Reconnue par la G.'. L.-. le 28 février 1773, elle rentra sous l'obédience du G.". O*. le 29 mai 1775. Au cours de cette dernière année, un de ses membres, le sr de la Lolterie, demanda un certificat au G.*. 0.\
En 1776, Brard, Me en chirurgie, est son vén.-., Lanneau, rue de Verneuil, son secrétaire, et Gérard DuHant, lieutenant au régiment de Flandre, rue de la Vannerie, son^député au G.'. O.*. La L. . avait 17 membres. En 1777, le vén.-. est Jouve, officier de frégate du roi, rue des Fossés- Saint- Victor. En 1785, il est remplacé par Du Cluzel,
(1) Bibl. Sainte-Geneviève, 3031.
loc.es de paris 'Mu
premier commit aux vivres de la Marine, rue Neuve tic Luxembourg. Le député est Laudigeois, négociant place Dauphine. Du Cluzel occupa
Ks mêmes fonctions en 1788 et 1789, mais le député est Charité jeune, orfèvre, 22, rue aux Ours.
En sommeil pendant la Révolution, les Cœurs Unis reprirent leurs travaux le 14 mars 1807. Le vén.\ était Verdier-Heurtin, docteur médecin, 05, rue Montorgueil. et le député au G.* 0.\ Delachenal-Villars, employé, 20, rue du Caire.
Le 30 juin 1812, d'après un brevet de maître donné à Etienne Garnier, propriétaire, né à Ville-du Grand-Lucé (Sarthe5, les officiers et membres de la L.'. étaient: Lapierre, vén.'. ; Jobert, 1er surv.'.; Jalabert, 2e surv.'. ; Lcrieux (?), garde des sceaux ; Weidner, secrétaire général ; Gudefroy aîné, chev.'. E!coss.'. ; Bouvriat, chev.\ de l'O.'.
Lapierre, 5, rue des Lions-Saint-Paul, employé à la préfecture de la Seine, était encore son vén.'. en 1813 et 1814. Cette L.'., qui avait un chapitre, avait pour député au G.'. O.v Weidner, licencié en droit, 26, rue Poissonnière.
LA CONCORDE et LA CONCORDE FRATERNELLE
Cette L.'. fut constituée par la G.'. L.'. d'Angleterre sous le premier titre, avec le n° 109, le 27 décembre 1743. Le 21 mars 1764, la G,\ L.\ de Fr. accorda ensuite au f.'. Richard la patente personnelle sous le titre de Concorde Fraternelle. Le G.'. 0.\ renouvela les patentes le 26 août 1775 sous le premier titre.
En 1776, cette L.'. comprenait 37 membres. Son vén.*. était le l)r Guillotin, rue de la Bucherie ; son secrétaire, Fournel, avocat au Parlement, rue des Bernardins ; et son député, Trudon de Boiss}', notaire, rue Montmartre. Parmi ses membres : Gilles et Faucon. Trudon devenait vén.'. en 1777 et était remplacé comme député par Souchu de Rennefort, greffier en chef du Grand Conseil, cloître Notre-Dame. Ce dernier occupait encore ces fonctions en 1785. A cette époque, le vén.'. était l'épicier de la Voypierre, rue Mauconseil, vis-à-vis le passage Saint-Jacques de l'Hôpital.
Cette L.'. disparut vers 1786 et ne reprit pas ses travaux par la suite.