SAINT-CHRISTOPHE DE LA FORTE UNION
Constituée le 2 juillet 17(54 par la G.-. L.*. en faveur du vén.'. ni.-, de Fresnais sous le titre de Saint-Jacques-Saint-Christophe, ses constitutions primitives furent renouvelées par la même puissance le 29 septembre 1772, sous le litre de Saint-Christophe de la Forte Union et par le G.-. 0.\ le 23 septembre 1774.
Les membres de cette L.\ semblent avoir eu le caractère chicanier que Boileau prête aux Normands. Jaloux de ses titres, elle fut en lutte répétée avec les autres L.'. d'Alençon.
En 1782, une scission s'étant produite entre ses membres, plusieurs d'entre eux demandèrent à constituer une nouvelle L.-. sous le titre d Fimiles d'Oreste et Pylade. Malgré ce titre fraternel, l'orage éclata bientôt. Le temple de la Forte Union fut profané et les bijoux disparurent. Les Emules d'Oreste et Pylade furent accusés de ces méfaits, à tort, paraît-il, car les f. '. de la Forte Union durent retirer leurs accusations.
En 1776 et 1777, cette L.'. comprenait 18 membres; son vén.*. était Lesueur de Petitville, mestre de camp de cavalerie, en son château du Val, son secrétaire était Pihan, procureur aux juridictions royales d'Alençon et son <?éputé, Costard de Bursard, ancien mousquetaire.
En 1778 et 1779, ce dernier devint vén.' . En 1781-1782 et en 1785- 1788, Fresnais père, négociant, ancien échevin, occupa ces fonctions ; et en 1783-1784, Daquin, prêtre, professeur de physique au Collège royal d Alençon.
En 1789 et 1790, le vén.*. était Le Moine, contrôleur des étapes et convois militaires.
De 1785 à 1790, le député fut Delaunay Le Bled, avocat au Parlement .
Parmi ses membres nous relevons : Langlois-Lafontaine, procureur au bailliage et siège présidial ; Lesage du Parc ; Rémont de Recalde ; d'Hallot de Chavannes ; Lenoir du Frêne ; Le Villain du Friche ; de Froger, du Ronceray ; de Frotté ; le Sage de la Corneillère ; Bellon}- de Watgz, sous-prieur de l'abbaye; de Chamenel et Bourdon, religieux bénédictins, et Castaing, négociant.
Cette L.". cessa ses travaux pendant la Révolution et ne les a pas repris depuis, tout au moins sous son ancien titre. La L.1. de la Fidélité,
formée en 1802, se réclama de Saint-Christophe de la Forte Uniou pour Faire remonter ses travaux au 2 juillet 1764.