‹ La franc-maçonnerie est-elle juive ou anglaise?Chapitre 5 sur 24 · L.\ FRANC-MAÇONNERIE EST-ELLE · texte numérisé non relu

L.\ FRANC-MAÇONNERIE EST-ELLE

Angleterre conservatrice et nationaliste, et nous avons mis en lumière le parallélisme constant qui existe, depuis son apparition, entre son action et celle de la politique anglaise.

Sans contester cette étonnante série de coïncidences extraordinaires, M. Copin-Albancelli nous a seulement reproché d'avoir trop rapidement écarté l'hypothèse de la franc-maçonnerie instrument des Juifs. Pour lui d'ailleurs, il n'y aqu'une alternative : la maçonnerie est l'instrument des Anglais ou celui des Juifs. Lui-même a longtemps hésité. Si la seconde hypothèse lui semble plus probable, c'est que nous constatons à présent et en même temps l'omnipotence de la maçonnerie et le triomphe des Juifs; c'est que la Révolution a été faite par les amis des Juifs, — l'abbé Grégoire et Mirabeau ont pris la parole en leur faveur, et leur existence sociale date de cette époque ; — c'est à cause des légendes traditionnelles dans la franc-maçonnerie et qui se rattachent au judaïsme ou à la Cabale, le meurtre d'liiram,Ies colonnes du temple, etc.; c'est aussi parce que, suivant lui, la perpétuité de la race juive à travers les siècles et dans tous les pays, avec sa religion, ses mœurs, son caractère, implique chez elle un

gouvernement et que ce gouvernement n'apparaissant pas dans l'histoire, il faut donc que ce soit un gouvernement occulte; enfin c'est parce que l'un des traits essentiels de la maçonnerie est sa haine contre le catholicisme et la papauté, haine qui, dit-il, semble bien plus naturelle chez les Juifs que chez les Anglais.

Si, dans le Secret de la franc-maçonnerie, nous ne nous sommes pas arrêté à celte hypothèse d'une association secrète ayant pour but d'assurer aux Juifs le gouvernement universel, c'est qu'elle n'avait pas encore été nettement formulée; elle était seulement chez beaucoup de gens à l'état d'impression, de conviction intime. Nous allons ici examiner cette opinion en détail, et en prenant le cadre môme adopté par M. Copin-Albancelli.

Il distingue dans l'action maçonnique deux périodes, une période d'action sourde, qui est la période de préparation, et une période de violences, qui est la période d'exécution. Le xviii^ siècle a été la période de préparation de la R(fvolution, nous assistons aujourd'hui à une nouvelle période d'exécution préparée durant le xix« siècle. Cette considération paraît bien être juste, quand on limite l'action maçonnique à la France ; mais,

si on la suit à travers tous les peuples, il ne ^nous semble pas qu'elle soit tout à fait exacte. La franc-maçonnerie a eu une période de préparation pendant laquelle elle s'est installée et org-anisée dans tous les pays; une fois organisée, elle a eu une période d'action continue ; cette action est devenue violente et précipitée, quand le pouvoir occulte a eu besoin d'obtenir rapidement un résultat immédiat; cela s'est produit en France au moment de la Révolution, en Espagne en 1820, en Italie de i83o à 1860, en Russie actuellement en même temps qu'en France ; cela se produira peut-être en Allemagne et en Italie, plus tôt qu'on ne s'y attend, contre la maison de Hohenzollern et la maison de Savoie, que la maçonnerie a faites ce qu'elles sont^.

Sauf cette réserve, nous sommes entièrement d'accord avec M. Copin-Albancelli, et, de même que lui, nous envisagerons spécialement l'époque de la Révolution et la période que nous traversons en ce moment. Dans cette dernière période, nous nous limiterons à la manifestation la plus aiguë de la franc-maçonnerie, à celle où toutes les apparences semblent réunies pour faire croire qu'on

se trouv»' rn prt'seiicc d'une action juive : rAtlaire Dreyfus.

Nous allons <lonc exaniiiuT tout (i'al>or(i pur qui la franc-maçonnerie a été fondée et si elle a pu r«Un* par I«»s Juifs; nous rechercherons ensuite par <pii a élt* pn*paré«» et faite la Révolulion, î\ qui elle devait [irofiler et à cpii elle a profilé; |»uis par qui a éti* lancée l'AfTaire Dreyfus et par ipii elli* a été menée, h qui elle devait profiter et à qui elle a profit»'.

Nous verrons àquoi se réduisent alors les ari^uments sur lescpiels on peut s*appuyer pour considérer la franc-maçonnerie comme Tceuvre des Juifs. Kiifin nous indicpierons i\ (pielle ép(H|ue les Juifs se sont allii's ;\ la franc-maronnerie, et d'où vient (pi'ilsy (X'cupmt aujourd'hui une place dont nous ne souL^^eons d'ailleurs pas à nier l'importance.

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