‹ La franc-maçonnerie et la question religieuseChapitre 5 sur 27 · PRÉFACE DE L'ÉDITION DE 1905 TX · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE L'ÉDITION DE 1905 TX

la Maçonnerie, sont capables de réfléchir et de raisonner. Cette lecture leur donnera le désir d'en faire d'autres (1).

. Copin-Albancelli.

(1) Je crois nécessaire de déclarer ici que si les faits sur lesquels je me suis efforcé de m'appuyer dans ce petit volume pour éclairer le public sont exacts, il n'en est pas de même de^ certaines des appréciations auxquelles je me livrais en 1892 sur le but de la Franc-Maconnerie.

Je m'imaginais alors que cette association n'était devenue fanatique en France que par oubli de son but primitif. C'était là une erreur. A mesure que j'ai plus étudié l'organisme si extraordinairement combiné de la Maçonnerie, j'ai été de plus en plus amené à conclure que les fédérations maçonniques obéissent à des inspirations, à des impulsions, à des suggestions différentes selon les époques, les lieux, les nécessités de toute nature qu'elles rencontrent sur leur route. Elles parlent et agissent selon les suggestions qu'elles reçoivent ici ou là ; et, par suite, elles peuvent nous s inbler ou être infidèles à leur but, si elles n'en ont qu'un, ou avoir des buts différents. Mais lorsqu'on pousse plus profondément l'examen, on s'aperçoit qu'il y a derrière la Maçonnerie une puissance plus secrète qu'elle ne l'est elle-même, et par laquelle elle est inconsciemment menée. Cette puissance, elle, n'a qu'un but, toujours le même depuis deux siècles : la destruction du christianisme, laquelle comporte la destruction de tous les organismes nationaux chrétiens, en commençant par les nations catholiques pour finir par les nations protestantes. (J'aurai soin de ramener à cette note dans tous les passages qui me paraissent devoir être corrigés par la présente observation.)

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