INSTRUCTIONS ET PRECEPTES DIVERS
« ... Le Frère Insinuant est encore averti qu'il faut à rOrdre des Artistes, des Ouvriers en tout genre, des Peintres, des Graveurs, des Orfèvres, des Serruriers, mais surtout des Libraires^ des Maîtres de poste ^ et des Maîtres d'école. Il saura par la suite l'usage que V Illumiîiisme doit faire de tout ce monde-là. [Instructions^ n^ 4.)
« Dans cette multitude il est un choix à faire, souvent indiqué par le Législateur. « Cherchezmoi, par exemple, dit-il à ses Enrôleurs, des jeunes gens adroits, déliés. Il nous faut des adeptes insinuants, intrigants, féconds en ressources, hardis, entreprenants . Il nous les faut inflexibles, souples, obéissants, dociles, sociables. Cherchez-moi encore de ces hommes puissants, nobles"^, riches.^ savants. N'épargnez rien pour m' avoir ces gens-là. Si les deux ne vont pas, faites marcher l'Enfer ! » (Lettre 3, à Ajax.)
« Enfin, ceux-là surtout qui ont éprouvé le malheur, non par de simples accidents, mais par cjuelque injustice, c'est-à-dire ceux-là quon peut le plus certainement compter parmi les mé^ contents ; voilà les hommes qu'il faut appeler
1. Quand on songe à l'arrestation de Tarennes, la coïncidence est curieuse...
2. La Franc-Maçonnerie, en France, au moment de la Révolution, comptait, en effet, la plus grande partie de la noblesse.
dans le sein de rilluminisme comme dans leur asile... )) [Instruction des Supérieurs locaux^ lettre H.)
c( Malheureux, et doublement malheureux, le jeune homme que les Illuminés ont en vain essayé d'entraîner dans leur secte ! S'il échappe à leurs pièges, qu'il ne se flatte pas au moins d'échapper à leur haine, et qu'il se cache bien ! Ce n'est pas une vengeance commune que celle des sociétés secrètes. C'est le feu souterrain de la rage. Elle est irréconciliable ; rarement cesset-elle de poursuivre ses victimes, jusqu'à ce qu'elle ait eu le plaisir de les voir immolées... » (Hoffmann, Avis importants, t. II, préface.)
« La loi de l'Ordre est invariable, h l'égard des hommes surtout, dont l'Illuminisme redoute les talents. Il faut, ou les gagner, ou les perdre DANS l'opixion PUBLIQUE. [Code. Instruction pour le Régent Illuminé, n° 15.)
«... Etes-vousprêt h faire ce que l'Ordre exige des Frères dans ce grade, en statuant que chacun de nous prenne l'engagement de donner, chaque mois, açis à nos Supérieurs des emplois, du serifice, des bénéfices et autres dignités sem~ blables dont nous pouvons disposer, ou procurer la possession par notre recommandation, afin que nos Supérieurs aient par là l occasion de présenter pour ces emplois les dignes sujets de notre Ordre ?... Frère, vous le voyez, c'est ainsi qu'après avoir éprouvé les meilleurs des hommes, nous cherchons peu à peu à les récompenser, à leur servir d'appui, afin de donner insensiblement au monde une nouvelle forme... O mon ami ! ô frère ! ô mon fils ! quand, assemblés
ici loin des profanes, nous considérons à quel point le monde est livré aux méchants, combien les persécutions, le malheur, sont le partage de l'honnête homme, à ce spectacle, pourrionsnous donc nous taire, nous contenter de soupirer ? Ne chercherions-nous pas à secouer le joug ? — Non, frère, reposez-vous en nous. Cherchez des coopérateurs fidèles, non pas dans le tumulte et les orages ; ils sont cachés dans les ténèbres. Protégés par les ombres de la nuit, c'est là que solitaires, silencieux ou rassemblés en cercles peu nombreux, enfants dociles, ils poursuii^ent le Grand Œus>re sous la conduite de leur chef\
«... Mais, dans ce grand projet, les Prêtres et les Princes nous résistent ; nous avons contre nous les constitutions politiques des peuples. Que faire en cet état de choses ?. .. Il faut insensiblement lier les mains aux protecteurs du dés' ordre et les gouverner sans paraître les dominer. En un mot, il faut établir un régime dominateur universel... Autour des Puissances de la tarre il faut rassembler une légion d'hommes infatigables, et dirigeant partout leurs travaux^ suivant le plan de ï Ordre, pour le bonheur de V humanité... Mais tout cela doit se faire en silence ; nos Frères doivent se soutenir mutuellement, secourir les bons dans l'oppression, et chercher à gagner toutes les places qui donnent de la puissance, pour le bien de la chose... Vous voyez, frères, un vaste champ s'ouvrir à votre activité. Rendez-vous notre digne coopérateur, en nous secondant de toutes vos forces. Il n*est point avec nous de travaux sans récompense...
«... Mais enfin sais-tu même ce que c'est que les sociétés secrètes, quelles places elles tiennent, cl quel rôle elles jouent dans les événements de
ce monde ? Les prends-tu pour des apparitions insignifiantes et passagères ?0 frère, Dieu et la Nature, disposant chaque chose pour le temps et les lieux convenables, ont leur but admirable, et ils se servent de ces sociétés secrètes, comme d'un moyen unique, indispensable, pour nous y conduire ! Ecoute, et sois rempli d'admiration. C'est ici le point de vue auquel tend toute la morale, c'est d'ici que dépend l'intelligence du droit des sociétés secrètes, et celle de toute notre doctrine, de toutes nos idées sur le bien et sur le mal, sur le juste et l'injuste. Te voilà entre le monde passé et le monde avenir. Jette un coup d'œil hardi sur le passé ; h l'instant les dix mille verrous de l'avenir tombent, et toutes ses portes sont ouvertes pour toi ! Tu verras la richesse inépuisable de Dieu et de la Nature, la dégradation et la dignité de l'homme. Tu verras le monde et le genre humain dans sa jeunesse, sinon dans son enfance, là où tu avais cru le trouver dans la décrépitude, voisin de sa ruine et de son ignominie !...
« ... Le premier âge du genre humain est celui de la nature sauvage et grossière. La famille est la seule société ; la faim, la soif faciles à contenter, un abri contre l'injure des saisons, sont les seuls besoins de cette période. En cet état, V homme jouissait des deux biens les plus estimablés, l'ÉGALiTÉ ET LA LIBERTÉ ; H en jouissait daus toute leur plénitude ; il en aurait joui pour toujours s'il açait voulu suivre la route que lui indiquait la Nature,.. Bientôt, se développe dans les hommes un germe malheureux ; et leur repos, leur félicité originaires disparaissent. A mesure que les familles se multipliaient, les moyens nécessaires à leur entretien commencé-
rent à manquer ; la ^ie nomade on errante cessa, la propriété naquit. Les hommes se choisirent une demeure fixe... Le langage se développa. En vivant ensemble, les hommes commencèrent à mesurer leurs forces les uns contre les autres, à distinguer les faibles et les forts. Ici, sans doute, ils virent comment ils pourraient s'entr'aider ; comment la prudence et la force d'un individu pourraient gouverner diverses familles rassemblées, et pourvoir h la sûreté de leurs champs contre l'invasion de l'ennemi ; /nais ici la liberté fut ruinée dans sa base, et /'égalité disparut...
«... C'est pour cela que les sauvages sont au suprême degré les plus éclairés des hommes^ et peut-être aussi les seuls libres... Nous avons eu la liberté, et nous l'avons perdue pour la retrouver et pour ne plus la perdre, pour apprendre de sa privation même l'art de mieux en jouir...
«... Laissez les hommes aux vues bornées raisonner et conclure à leur manière ; ils concluront encore; la nature agira. Inexorable à toutes leurs prétentions intéressées, elle s'avance, et rien ne peut suspendre son cours majestueux...
«... Celui qui veut rendre les hommes libres, celui-là leur apprend à se passer des choses dont l'acquisition n'est pas en leur pouvoir... Il les éclaire, il leur donne de V audace... Si vous ne pouvez pas donner à la fois ce degré de lumière à tous les hommes, commencez au moins par vous éclairer vous-mêmes, par vous rendre meilleurs. Servez, aidez-vous, appuyez-vous mutuellement, augmentez votre nombre, rendez-vous au moins vous-mêmes indépendants... Etes-i>ous devenus nombreux à un certainpoint? Vous êtesvous fortifiés par votre union? Nliésitez plus; commencez à vous rendre puissants et formi-
DABLES AUX MÉCHANTS ! Par celaseulquc woks êtes assez nombrei/a: pour parler de force, et que cous en parlez^ par cela seul, les méchants, les profanes COMMENCENT A TREMBLER. Pour nC paS SUC~
comber au nombre plusieurs deviennent bons d'eux-mêmes, et se rangent sous vos drapeaux. Bientôt vous êtes assez forts pour lier les mains aux autres, pour les subjuguer, et étouffer la MÉCHANCETÉ DANS SON GERME !... Commcnce d'abord par toi-même; tourne-toi ensuite vers ton voisin; vous deux éclairez-en un troisième, un quatrième, et que ceux-ci étendent, multiplient de même les enfants de la lumière, jusqu'à ce cjue le nombre et la force nous donnent la puissance!... « [Code Illuminé, 5^, 6^ et 7*^ parties. Cité et traduit par Barruel, t. III, chap. iv, v, vi, vu, viii, ,x.)
c( Aussi, la vraie morale n'est-elle autre chose que l'art d'apprendre aux hommes à devenir majeurs, à secouer le joug de la tutelle, à se mettre dans l'âge de leur virilité, à se passer de Princes ou de Gouverneurs.., w (Discours de l'Hiérophante à l'Initié sur les Petits Mystères de rilluminisme. Barruel, t. III.)
« Ces sociétés mystérieuses, quand même elles n'arriveraient pas à notre but, nous préparent les voies... Elles rendent les hommes plus indifïerents sur l'intérêt des Gouvernements ; elles enlèvent à l'Eglise et à l'Etat ses meilleures têtes et les plus laborieuses... Par cela seul, elles minent, sapent les fondements des Etats, quand même elles rien auraient pas le projet... y) (Discours de l'Hiérophante. Barruel.)
S6 LA IRA^G-MAÇONISERIE
(( ... On croirait que ce grade (celui d'Epopte Illuminé) est le plus grand, le plus sublime ; j'en ai cependant encore trois infiniment plus importants^ que je réserve pour nos grands mystères. Mais je les garde chez moi...
«... Au-dessus du grade de Régent, j'en ai composé quatre autres^ et même auprès du moindre de ces quatre notre grade de prêtres ne sera quunjeu d'enfant... )) [Ecrits originaux, t. II, lettres 15, 16 et 24, à Caton. Barruel.)
«... Il faut que notre machine soit si parfaite dans sa simplicité, qu'un enfant même puisse la diriger... » (Lettres à Caton, mars et février 1781. Barruel.)
«... Dans ce monde de la littérature, certains genres dominent dans leur temps, suivant la mode, et font l'admiration des tètes faibles. Tantôt ce sont les productions de l'enthousiasme religieux, tantôt c'est l'esprit sentimental, d'autres fois l'esprit philosophique ; d'autres fois encore, ce sont des pastorales, des romans de chevalerie, des poèmes, des odes qui inondent le public. Il faut travailler à mettre aussi à la mode ces principes de notre Ordre, qui tendent au bonheur du genre humain...
«... Il faut gagner à nos principes la faveur de la mode, afin que les jeunes écrivains les répandent dans le peuple et nous sers^ent sans le couloir.. .
«... Il faut aussi, pour échauffer les têtes, j^recher avec la plus grande chaleur l'intérêt géncrai de U Humanité...
« ... Vous AUREZ SOIN QUE LES ÉCRITS DE NOS ADEPTES SOIENT EXALTES DANS LE PUBLIC ; VOUS FE^
ET LA RÉVOLUTION fRAÎs'ÇAISE 87
REZ EMBOUCHER LA TROMPETTE EN LEUR FAVEUR, ET VOUS PRENDREZ CARDE QUE LES JOURNALISTES NE
RENDENT PAS NOS ÉCRIVAINS SUSPECTS... ;) [Instruction pou?' le grade d'Epopte Illuminé, Barruel, t. III. ^
«... Lorsqu'un écrivain annonce des principes qui sont vrais, mais qui n'entrent pas encore dans notre plan d'éducation pour le monde ou bien des principes dont la publication est prématurée, il faut chercher à gagner cet auteur. Si nous ne pouvons pas le gagner et EN FAIRE UN ADEPTE, IL FAUT LE DÉCRIER...
«... Si un Régent croyait venir h bout de faire
SUPPRIMER les maisons RELIGIEUSES, ET APPLIQUER LEURS BIENS A NOTRE OBJET, PAR EXEMPLE A l'eN- TRETIEN DE MAITRES d'ÉCOLE CONVENABLES POUR LES CAMPAGNES, CES SORTES DE PROJETS SERAIENT SPÉCIALEMENT BIENVENUS DES SUPÉRIEURS...
«... Quand, parmi nos adeptes, il se trouve un homme de mérite, mais peu connu, et même entièrement ignoré du public, n'épargnons rien pour l'élever, pour lui donner de la célébrité... Que nos frères inconnus soient avertis d'enfler partout en sa faveur les trompettes de la Renommée... » [Instructions du Régent, ou Prince Illuminé. Cité par Barruel, t. III, chap. xv. )
«... Celui-là sera infâme, qui aura ç>iolé le serment fait sur Ihonneur de ma société. De quelque rang quil soit, il sera proclamé infâme dans tout l'ordre ; il le sera sans rémission et sans espoir! Je ceux qu'ils en soient prévenus;
qu'ils pèsent MUREMENT COMBIEN IL EST TERRIBLE,
ce serment fait sur mon Ordre; je veux (juon leur en présente clairement et viçement toutes
les suites,.. » [Ecrits originaux^ t. II, lettre 8, à Caton.)
Extraits de : les Sociétés secrètes et la Société, par le P. Deschamps (t. I, p. 546 et suiv.) :
«... Les convents généraux de la Maçonnerie, convoqués à Paris par le comité directeur des Philalèthes, supérieurs réguliers des Très-Vénérables loges des Amis Réunis à l'Orient de Paris, s'y étaient réunis. Leurs comités secrets y avaient traité et des articles spécifiés dans la circulaire de convocation, et de ceux qu'elle indiquait sous le nom de travaux plus importants, que la prudence défendait de confier au papier et moins encore à T impression. Un club ou loge de propagande, se forma pour l'exécution. Nous avons vu, dans le chapitre précédent, comment en parle Bertrand de Molleville, dans son histoire de la Révolution, et comment son comité y arrêta la Terreur comme moyen d'atteindre le but. Son objet et la liste de ses principaux membres sont indiqués dans des papiers trouvés chez le cardinal de Bernis.
« Liste des honorables membres qui composent le club de la propagande, lequel s'assemble rue de Richelieu, 26, à Paris :
« Ce club a pour but, comme chacun sait, non seulement de consolider la Révolution en France, mais de l'introduire chezMous les autres peuples de l'Europe et de culbuter tous les gouvernements actuellement établis. Les statuts ont été imprimés séparément. Le 23 mars 1199, il y avait en caisse 1 500 000 francs dont M. le Duc d'Orléans avait fourni kOO 000; le surplus avait été donné par les honorables membres à leur réception. Ces fonds sont destinés à payer les voyages des mission-
naires qu'on nomme apôtj^es, et les brochures incendiaires que Von compose pour parvenir à un but aussi salutaire. Toutes les affaires tant internes qu étrangères, sont préparées et proposées au club par un comité de quinze personnes présidé par M. Tabbé Sieyès. ))
« Voici les principaux noms de cette liste : l'abbé Sieyès, l'abbé Pérochet, le duc de Biron, l'abbé d'Espagnac, d'Espagnac, conseiller au Parlement ; le comte de Praslin, le comte de Castellane, le prince deBroglie, le vicomte deRochambeau fils, le duc d'Aumont, Lacretelle, avocat ; Garât l'aîné, Garât le cadet, le marquis de Condorcet, Claviérès, Genevois, Du Roveray, id., le comte de Mirabeau, Barnave, Chapelier, Duport, Targes,Pétionde Villeneuve, Charles de Lameth, Alexandre de Lameth, Théodore de Lameth, le comte de Tessé, le marquis de Latour-Maubourg, l'abbé de Pampelonne, Boissy d'Anglas d'Annonay, Freteau, Poullain de Bellancourt, baron de Giliey à Valence, le comte de Crillon, d'André, de Toulongeon, le vicomte de Beauharnais, le vicomte des Androuins, le marquis de Blaçon, Derambure, Lancosne, Salomon de Montélimar, Garnon fils, du Vivarais, Lord Stanhope, de Fontenay, gendre de M. de Cabarrus ; Maptel et Dinocham, journalistes, Hérault, avocat général du Parlement.
« Après ces noms, il y a un long intervalle en blanc, — ces noms étaient-ils ceux des membres des comités ordinaires ? — puis, à la tête d'une autre page, la liste continue : le duc de la Rochefoucauld, Dupont de Nemours, Robespierre, le vicomte de Noailles, Fournier l'Américain, Pigre de Montalinge, Boyle, irlandais ; Okard, id.; O' Konnor, id. ; de Saint-Séveranda, espagnol ; le
90 LA FRANC-MAÇONKERIE
vicomte de Narbonne, le docteur Price, Benarvidès, espagnol ; d'Aguilar, le marquis de Salilieu, Fontana, de Langeron fils, le vicomte de Damas, Guillaume, avocat ; l'abbé Grégoire, le duc de Liancourt, le comte de Montmorin, ministre des affaires étrangères ; Williams Howard, le baron d'Oyoso, Barrère de Vieuzac, Verne, ministre genevois; Germain et Julien, trésoriers du club, l'abbé de la Roche, Cabanis, médecin à Paris ; Garau-Coulon, Laborde père, Laborde de Méreville, Grétry, musicien; Dugazon, comédien; le marquis de Montalembert, Garneri, imprimeur du club ; Volland(ou VouUand), libraire pour les envois ; le comte de Kersaint, Chatenai-Lanti, Volney, le curé de Souppe, Dillon, curé du vieux Poussange ; Pascal, prieur de Colombiers ; comte de Croix, le marquis de la Coste, Cham fort (secrétaire de Talleyrand, rédacteur du Mercu/'e) ; Bureau de Puzi, baron d'Allarde,Thouret, avocat ; comte de la Marck, Anson, l'abbé de Saint-Nom, Violti, musicien ; Gorsas, ValdecDelessart, Nompère deChampagny, Rabaudh Uzès, Beaumarchais, Chambon fils h Montpellier, Morveaux à Dijon, Ernout à Lons-le-Saunier, Rœderer, Jurinne Duluc à Lyon, libraire et imprimeur chargé de l'envoi de livres en pays étrangers ; Delly d'Agier à Romans, Grimm, Lachenay à Montélimar, chargé des envois en Espagne ; Lachapelle, aide de camp de M. de Lafayette ; Gouvion, major-général de la Garde- Nationale ; Salle, médecin; Lecoulteux, Lecoulteux de la Noraye, Populus, Martineau, Goupil de Préfen, Vandermonde, de l'Académie; Genton en Vivarais, l'abbé Noël, l'abbé Fauchet, le comte d'Aubusson, le comtede Choiseul-Gouffier, Nérac à Bordeaux, chargé des Colonies et du
Mexique, Regnanld de Saint-Jean-d'Angely... « Tous ces noms, la plupart du moins, figuraient déjà dans les loges de Paris, des provinces et de l'étranger : et ceux qui les portaient en France marquèrent bientôt activement, et dans la Révolution française, et dans les majorités de ses assemblées... »