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LA BARQUE DE PIERRE

SUR l'air : ADIEU, MON BEAU NAYIRE

Salut, barque de Pierre, Qui portas le Sauveur, Qui vogues toujours fìère Sur des mers en fureur !

Vingt siècles, la tourmente Se déchaîna sur toi, Mais Dieu seul t'oriente, Arche de notre foi.

A travers mille obstacles Vaincus par l'Eternel, Au milieu des miracles, Tu marches vers le Ciel.

Salut, barque de Pierre, etc.

Plus à craindre que l'onde, Et la foudre et le vent, Les tyrans de ce monde T'inondèrent de sang.

D'innombrables victimes Ont péri dans ton sein, Et quels étaient leurs crimès?

Le seul nom de Chrétien.

Salut, barque de Pierre, etc.

Que de fois l'hérésie A déchiré tes flancs !

Souvent l'apostasie Dégrada tes enfants.

Mais ces cruelles haines T'assaillant ici-bas, En frappant tes antennes, Ne t'engloutissent pas.

Salut, barque de Pierre, etc.

Nous en avons pour gages Le Pontife immortel, Le Joad qu'en nos âges Nous a donné le Ciel.

Son règne est un prodige Aux yeux de l'Univers ; Son nom, divin prestige, Est l'effroi des pervers.

Salut, barque de Pierre;, etc.

Grande sera sa gloire Dans la postérité ; Malgré la trame noire De l'incrédulité, Il réunit à Rome, Radieuse d'éclat,

Marchant comme un seul homme, L'entier épiscopat.

Salut, barque de Pierre, Qui portas le Sauveur, Qui vogues toujours fière Sur des mers en fureur !

P. MINGASSON, Curé.

(diocèse de BOURGES)

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