‹ La France a RomeChapitre 166 sur 177 · A U VIERGE SANS TACHE · texte numérisé non relu

A U VIERGE SANS TACHE

Marie est conçue sans tache originelle , Elle marche toute belle, immaculée, à la splendeur de la lumière divine; Que la cité sainte applaudisse î

A sa vue tous les Gieux s'écrient : Voici la Fille du Père , l'Épouse du Saint-Esprit , la royale Mère du Christ, que la Sainte Trinité couronne.

On la proclame Mère de Dieu , l'Arche vivante de la nouvelle alliance , portée sur la mer orageuse pour secourir les malheureux que le naufrage a submergés.

Elle apparaît comme une aurore resplendissante annonçant le jour du bonheur, Elle brille comme l'Arc symbolique tout radieux parmi les nuées du Ciel : Elle porte, en effet, le soleil dans ses flancs.

Oui, c'est cette merveilleuse Yierge-Mère qui donne le jour au Fils de Dieu, écrase la tête du serpent infernal , devient le salut des mortels , et leur ouvre le temple de la gloire.

Bientôt elle est élevée au-dessus des astres et va s'asseoir à la droite de son Fils ; là elle est vénérée des Esprits célestes, et du haut de ce trône sublime, elle répand sur nous la rosée de la grâce.

Conservez inébranlable le trône de Pierre, en déployant la force de votre bras ; ô Vierge sainte , soyez à jamais le ferme appui du Souverain Pontife et que les ennemis de l'Église reculent épouvantés.

Déjà vous avez brisé la puissance arrogante de Satan frémissant de rage : 0 Marie, à présent, marchez à notre tête , faites triompher ceux qui vous sont dévoués, ouvrez-nous le cœur de Jésus.

Que par vous, flambeau des âmes, éclate l'empire du Christ! Que par vous, fleur des vallées, s'épanouisse , en tous les cœurs , la fleur de la pureté et la candeur de la justice !

0 Reine des habitants du Ciel , soyez propice à nos vœux, et après les jours de cet exil, admis dans l'éternelle patrie, accordez-nous la couronne de gloire.

Ainsi soit-il.

Toutes les fois que cette Prose est chantée avant la Bénédiction du Très-Saint Sacrement , ce qui a lieu les jours de fête de la sainte Vierge et certains jours du mois de Marie, on ajoute, après le Salut ,

les deux strophes suivantes , mais on ne les chante point pendant la Bénédiction du Très-Saint Sacre^ ment.

0 Vierge, ô Maîtresse du monde, vous arrêtez le bras du Tout-Puissant ; arrachez-lui ses foudres vengeresses, cachez-nous sous votre saint étendard, et ne dédaignez pas ceux qui sont vos enfants.

Voyez à vos pieds les pontifes de la terre, voyez les rois des nations du monde qui vous consacrent leurs personnes et leurs royaumes, et les fidèles, touchés de reconnaissance , qui vous offrent leurs cœurs et le tribut de leurs louanges.

Ainsi soit-il.

IMMACULAM VIRGINI N1ARI£

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