‹ La France a RomeChapitre 86 sur 177 · HON TAD SANTEL AR PAP, PII NAO · texte numérisé non relu

HON TAD SANTEL AR PAP, PII NAO

Ann 11 a viz ebrell 1869. — Devez he ofern anter-kant vloaz,

TFar don: O kalon sakr euz ma Jezuzf

Pii nao, c'houi gar ar Vretoned, Hag e Breiz c'houi a zo karet, C'houi zo karet e Breiz-izel, Den DouG;, c'houi hon Tad santel.

Enn deiz ma zoc'h bet beleget, Gant Doue c'houi a voa c'hoazet, Evit Pena-Sturier d'ann Ihz, 'Vel sant Fer, abostol ar feiz.

Anter-kant vloaz a zo brema, E larjoc'h hoc'h ofern genta; Doue a roaz d'e-oc'h he vennoz, 'Vit kas ann dud dar Baradoz.

Enn ho torn alc'houeou ann Ee, G'houi a c'houarn iliz Doue, G'houi zo eun Tad karantezuz, Hevel ouz hor Salver Jezuz.

Digoret c'heuz tenzor ann Ee, 'Vit rei grasou d'ho pugale ; Ar Werc'hez, Mamm ar Vretoned, Gan-hec'h a zo bet kurunet.

E Remengol hag e Gwengam, Ho c'heuz gret kuruni hor Mamm, E Sant-Briek, e Josselin, Kurunet gant he Map divin.

'Nn itron Santez-Anna Wened Gun-eoc'h zo ive kurunet; G'houi hoc'h euz skuillet evel gliz, Grasou Doue war dudou Breiz.

Roet c'heuz d'emp eskibien santeJ, Hevel oc'h sent koz Breiz-Izel ; Hon hencha reont d'ar Baradoz Leaa'h ma hon tud oud hon gortoz.

Ni ho kar, ho karo bepred, Pastor mad, renitwar ar bed; Roit ho pennos da Yreiz-Izel Evid-hoc'h ni garfe mervel 1 . . . .

E Breiz-Izel, eur bugel mad

A oar mervel evit he dad;

Pii nao, c'houi zo tad d'emp-ni holl,

Hor Mamm eo Gwerc'hez RémengoL

Pa ouelit, Tad santel, Tad mad, Gouela a ra hou daoulagat, Hor c halon ni a ve fraillet, Pa ve ho kalon glac'haret.

Evid-hoc'h ni bedo Doue, Ar Werc'hez ha sant Breiz ive ; Bevit, bevit c'hoaz pell amzer, Tad santeL war gador santPer.

J.-P.-M. Ar SKOUR,

Barz ann Itron Varia Rémengoi,,

Montroulez, ébrel 1869,

(traduction)

Ad multos annos !

Pie IX, vous aimez les Bretons, et vous êtes aimé en Bretagne; vous êtes aimé en Bretagne, homme de Dieu, vous, notre Saint-Père.

Le jour que vous fuies ordonné prêtre, Dieu vous choisit pour gouverner l'Église, comme il avait choisi saint Pierre, apôtre de la foi.

Il y a aujourd'hui cinquante ans, depuis que vous avez dit votre première messe; Dieu vous donna sa bénédiction pour conduire les hommes au Paradis.

Dans votre main les clefs du Ciel, vous gouvernez l'Église de Dieu, vous êtes un père miséricordieux, comme Jésus, notre Sauveur.

Vous avez ouvert les trésors du Ciel, pour répandre des grâces sur vos enfants. La Vierge, la Mère des Bretons, par vous a été couronnée.

A Rurnengol et à Guingamp, vous avez fait couronner notre Mère ; à Saint-Brieuc, à Josselin, elle a été couronnée, ainsi que son divin Fils.

Notre-Dame de Sainte-Anne-d'Auray a été aussi couronnée par vous ; vous avez versé, comme la rosée, les grâces de Dieu sur les Bretons.

Vous nous avez donné de saints Évêques, semblables aux vieux saints de notre Bretagne ; ils nous conduisent au Paradis, où nos Pères nous attendent.

Nous vous aimons et nous vous aimerons toujours, Bon Pasteur; régnez sur l'univers; donnez votre bénédiction à la Bretagne ; pour vous, nous voudrions mourir.

En Bretagne, un enfant sait mourir pour son père; Pie IX, vous êtes notre Père à tous; notre Mère est la Vierge de Rumengol.

Quand vous pleurez, Saint-Père, nos yeux aussi versent des larmes, notre cœur se brise, lorsque votre cœur est dans la douleur.

Pour vous nous prierons Dieu, la Vierge et les saints de Bretagne; vivez, vivez encore longtemps, Saint-Père, sur la chaire de saint Pierre !

J.-P.-M. LESGOUR,

Barde de Notre-Dame-de-RumengoL (diocèse oe quimper.)

Morlaix, avril 1869

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