‹ La France actuelleChapitre 100 sur 288 · SORTIES · texte numérisé non relu

SORTIES

TOTAL

ANNÉES

Navires

Tonneaux.

Navires.

Tonneaux.

Navires.

Tonneaux.

De 1875 à 1883 le mouvement général de la navigation du port de Marseille a augmenté de 1.430 navires et de 3.310.853 tonnes soit le 29 0/0 de l'augmentation des 11.759.894 qui s'est produite dans les ports de France réunis; il s'en suit encore que Marseille qui ne représentait comme tonnage que le 25 0/0 de tout le mouvement de la navigation des ports réunis atteint aujourd'hui la proportion de 27 à 28 0/0.

L'Unité Italienne est venue, sans contredit, faire une concurrence importante au commerce de France avec le Levant et même

avec ses colonies, tendant par une action naturelle à se substituer à Marseille dans son ancien et immense commerce de transit. Toutefois les résultats ont été exagérés, ce qui n'est pas du reste perdu, car des efforts constants sont faits en France par le Gouvernement, par Marseille et par les négociants eux-mêmes, pour que cette concurrence, qui menaçait de devenir terrible, tant au point de vue du commerce, qu'au point de vue de la navigation proprement dite, soit atténuée le plus possible.

Mouvement comparé des deux ports.

Les chiffres ci-après relatifs au mouvement comparé des ports de Marseille et de Gênes suffiront pour édifier le lecteur à ce sujet.

De 1874 à 1883 le mouvement de la navigation du port de Gènes s'est composé comme suit :

1° Mouvement général :

Diminution 3.171 navires.

Augmentation 2.083.159 tonnes.

2o Grande navigation :

Augmentation 160 navires.

— 2.083.159 tonnes.

3* Cabotage :

Diminution 3.331 navires.

Augmentation 215.977 tonnes.

Pour le mouvement du port de Marseille pendant la même période nous trouvons :

1878 17.076 navires jaugeant 4.981.481 tonnes.

Soit une augmentation de 3.914.685.

Pour le mouvement de grande navigation nous trouvons à Marseille.

1874 11.184 navires jaugeant 4.047.100 tonnes.

Augmentation de 709 navires et 3.321.751 tonnes.

Le cabotage de Marseille a augmenté dans la même période de 2.202 navires et de 693. 134 tonnes, d'où il est facile de conclure que l'augmentation du mouvement maritime du port de Marseille est supérieure à celle du port de Gênes, dans la période de 1873 à 1883 comme suit :

2.047.703 tonnes pour le mouvement général. 1.138.592 — — la Grande Navigation. 909.111 — — le Cabotage.

Pour la distinction à établir entre les voiliers et la vapeur voici le détail des augmentations et diminutions survenues :

Marseille 3.467.099 tonnes. Augmentation par vapeur.

Gênes 2.535.739 — — —

Marseille 245,348 tonnes. Diminution par voiliers.

Gênes 452.580 — —

Nous pourrions donner une série d'autres chiffres sur le port de Gênes comparé à celui de Marseille. Ils tendraient tous à prouver d'une façon irréfutable la grande prospérité de ce premier port de commerce de Tltalie tout en démontrant à la fois que Marseille conserve toujours les distances et sa supériorité.

Ajoutons en outre que les autres ports d'Italie sont peu redoutables, quant à présent, car aucun d'eux ne peut soutenir le parallèle avec le Havre, Bordeaux ou Dunkerque.

Cependant il ne faut pas oublier que des travaux grandioses sont en cours dans le port de Gênes avec les millions laissés à cet effet par le duc de Gallicra et que les installations maritimes que Ton y fait sont d'une immense utilité pour son développement. Nous finirons en disant que la manipulation de la marchandise à Gênes étant moins chère qu'à Marseille, si Ton n'y porte pas remède, la concurrence aura toujours là un puissant facteur à son service.

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