DANS LES PORTS SUIVANTS
Le Havre 46.003.174 fr.
Marseille 52.277.684
Bordeaux 31.990.338
Nantes 21.377.931
A Nantes les recettes diverses de douane ne s'étaient élevées, en 1885, qu'à 19.222 fr. 007 ; c'est donc une différence en plus pour 1886 de 2.155.924 francs.
Mouvement des mapcliaiidises. — Les marchandises chargées et déchargées sur les quais du port de Nantes, en 1886, ont été :
Pour l'exportation 118.887 tonnes.
Pour l'importation 384.549 —
Total 503.436 tonnes.
Après Nantes, il est impossible de passer sous silence
SAINT-NAZAIR
Cette ville maritime de près de 20,000 habitants se trouve avantageusement située à l'embouchure de la Loire. Son bassin à ilôts peut contenir 50 des plus grands navires et le second bassin de Penhoôt 150. Son grand outillage et son développement maritime des plus importants datent de l'empire de Napoléon 111, à cause de l'expédition du Mexique et des grands projets maritimes commerciaux et internationaux que Ton voulait réaliser en ce moment-là. Depuis quinze ans il n'y a eu à proprement parler de travaux exécutés par l'État à Saint-Nazaire que le nouveau bassin de Penhoét. La Chambre de commerce qui date seulement de 1879, n'a pris aucune part à cette création. Le bassin de Penhoèt a une superGcie de 22 hectares et une longueur de quais de près de 3.000 mètres. Il possède trois formes de radoub
pour les plus grands navires. Un pont roulant actionné par le système hydraulique a été établi entre les deux bassins.
En dehors de ces deux ouvrages, les Ponts-et-Chaussées viennent de terminer la construction d'un phare sur le plateau des « Charpentiers ».
LàWL Chambre de oommercse a été étrangère à ces travaux ; mais elle a un projet qui, accepté par le Parlement, sera mis à exécution au premier jour.
Ce projet comprend les travaux suivants :
1*» Dragages sur la barre des Charpentiers 1 . 700.000 fr.
"2** Rectification et reconstruction des Estacades. 680.000
3* Dévasement du petit bassin 220.000
40 — de la roche « basse Nazaire » 80.000
5° Appareils hydrauliques des écluses d'entrées. 270.000
6* Eclairage intensif des jetées, etc., etc
De plus, la Chambre de commerce de Saint-Nazaire se propose de construire un gril de carénage, quelques hangars et des grues de la force de 15 à 40 tonnes. Elle a offert aussi à l'État une avance de 300.000 fr. pour l'acquisition d'un matériel complet de dragage pour l'avaut-port et le vieux bassin. Le projet s'élèvera à 4 millions environ et donnera lieu à la perception d'un droit de tonnage de 0 fr. 30 sur les services venant de l'étranger.
Jusqu'à présent, la Chambre de commerce n'est pas intervenue dans les travaux déjà faits, mais elle se réserve de le faire <lans l'avenir, pour les établissements que la situation exceptionnelle de ce port permet à la Chambre de commerce d'entrevoir à courte échéance.
Travaux divers faits à, Saint-IVazaire. — En dehors des travaux de construction, voici la nomenclature des créations faites à Saint-Nazaires depuis 15 ans :
1** Forges et fonderie de Frignac ;
2° Ateliers et chantiers de la Loire ;
3* Chantiers de la Compagnie Générale Transatlantique ;
4** Entrepôts et magasins généraux de Paris ;
5** Entrepôt réel des Douanes (avec magasin général) ;
6* Gare des chemins de fer de l'Ouest;
T Usine des bnquettes de l'Ouest (ligne Grisou) ;
8* Compagnie nantaise de navigation (ligne Grison) ;
9® Ligne Leroy, etc., etc., etc.
Ayant tracé quelques lignes relatives à Saint-Nazaire, il est .aussi une esquisse qui s'impose, c*est celle de
ROUEIV
Cette ville bâtie dans une situation aussi belle qu^avantageuse sur la rive droite de la Seine, compte près de 108.000 âmes.
A Rouen, jusqu'en 1875, le tonnage brut annuel s'élevait à peine & 500.000 tonnes: le chiffre actuel des tonnages bruts des navires qui arrivent aujourd'hui monte à 1.500.000 tonnes, autrement dit à un chiffre trois fois plus élevé que celui de 1875.
Les travaux hydrauliques que Ton fait à Rouen permettent l'arrivage de navires calant jusqu'à 7 mètres.
La Chambre de commerce de Rouen a prêté au gouvernement, à un intérêt de i p. 100, pour l'exécution de ces travaux, la somme de 6.300.000 fr.et, en outre, ladite Chambre a employé de ses propres fonds pour l'exécution de ces mêmes travaux 3.160.000 francs.
La même Chambre de commerce a offert dernièrement, au ministère des travaux publics, de prêter au gouvernement la somme de 25 millions de francs, pour canaliser la Seine entre le Havre et Rouen.
Nous avons vu combien les Chambres de commerce, les muni-
cipalités et l'Etat se préoccupent des grands travaux exécutés et k exécuter dans les principaux ports de France ; mais, en outre, l'Etat dépense annuellement pour la conservation des ports et des phares la somme de 7.000.000 de francs.
Les importations et exportations des marchandises en France qui se font par navires à voiles et à vapeur représentent à elles seules les six dixièmes du mouvement commercial du pays. Les autres quatre dixièmes du mouvement commercial correspondent aux transports par les chemins de fer et les voies fluviales et routières.
Le commerce de cabotage en France a perdu progressivement de son importance antérieure à mesure que les transports intérieurs sont devenus plus faciles. En 1855, 55,000 voyages par navires faisaient le commerce de cabotage et transportaient 2.145.000 tonnes; et quant au nombre des navires employés dans ces voyages, il est bien inférieur à ce chiffre en raison de ce que le même navire a fait plusieurs sorties des ports d'où il partait. Dans la première moitié de ce siècle jusqu'en 1850, le mouvement des navires qui faisaient le service du cabotage variait de 2.200.000 tonnes à 2.400.000.
Nous trouvons dans l'annuaire statistique de 1887 les chiffres suivants :
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XAVIGATIOX MARITIME. !285
Cabotante. — Résumé général du mouvement maritime des ports français pendant Tannée 1885 :
CoMMfclRCE EXTÉRIEUR.
Tonnage des navires .^ 20.911 .145
Poids des cargaisons 15.732.558
Courtage, Entrées et Sorties réunies.
Tonnage des navires 8.316.128
Poids des cargaisons 4.i76.982
Ensemble de la navigation.
Tonnage des navires 29.227.273
Poids des cargaisons 20.209.540
Messaf^ries maritimes. — C'est à leur puissant concours que la France doit Taugmentation croissante de ses relations avec Textrême Orient et son grand prestige avec le Levant.
L'État fait acte de sagesse en accordant des subventions importantes aux grandes Compagnies de navigation, ainsi que M. LéonSayla proclamé, disant « que les subventions judicieuse- « ment accordées devaient être mises au rang des dépenses « sociales les mieux entendues ».
Sur ces errements, et malgré les vives oppositions qui se sont malheureusement produites dans des intérêts particuliers au détriment de l'intérêt général, d'après la convention du 15 juillet 1875, loi du 2 septembre 1875, subventionne les Messageries maritimes de 4,382,263 fr. pour les lignes de la Méditerranée et de la Plata, 8,573,027 fr. pour la ligne do Tlndo-Chine. En 1883 Tensemble de l'exploitation s'est élevé en parcours à 686,115 lieues marines. En 1884-1805, la flotte desJMessageries maritimes était de 59 navires jaugeant 95,8835 tonneaux avec une force de 75,708 chevaux-vapeur, savoir:
Noms des navires. Tonneaux. Chevaux.
Alphée 1.215 1.211
Amazone 2.072 1.900
Anadyr 2.358 2.452
Aréthuse 685 800
Ava 2.071 2.084
Calédonien 2.673 3.428
Cambodge 1.422 1.500
Congo 2.444 *
Noms des navires. Tonneaux. Chevaux^vapeur.
Copernic 1.285 800
Cordouan 2.075 »
Delta 799 600
Djemnah 2.345 3a87
Donnai 1.445 1.310
Dupleix 816 1.039
Ebre 1.179 1.088
Emirne 727 643
Equateur 2.497 »
Eridan 1.149 810
Erymanthe 1.293 1.022
Gange 839 »
Gironde 2.034 »
Godavery 816 1.017
Illissus 778 644
Indru 1.074 »
Fraouaddy 2.847 2.396
Labourdonnais 1.280 1.040
LaSeyne 1.287 1.150
Matapan 2.641 »
Médoc 2.079
Meïnam 809 1.033
Melbourne . . . 2.567 3.467
Mendoza 1.500 1.482
Menzaleb 1.273 1.009
Mœris 1.160 1.120
Natal 2.554 3.093
Niémen 1.146 1.120
Niger 2.357 *
Océanien » 3.200
Orénoque 2.484 »
Ortegal » »
Oxus 2.374 1.976
Peï-ho 2.074 2.049
Péluse 1.158 1.231
Rio-Grande 1.728 1.305
Saghalien 2.550 2.095
Saïd 1.163 1.180
Saigon 710 700
Saluzic 2.679 3.500
Scamandre 1.184 1.120
Sénégal 2.368 »
Sindh 2.073 2.261
NoRiH des navires. Tonneaux. Chevaux-vapeur.
Sidney 2.682 3.268
Tage 1.127 910
Tanaûs 1.150 949
Tibre 1.185 1.810
Tigre 2.027 1.600
Volga 1.004 949
Yang-Tsé 2.372 1.750
Yarra 2.679 3.200
La Compagnie française de transports la plus importante est la COMPAGNIE TRANSATLANTIQUE au Capital primitif de 40,000,000 de fr. lequel a été élevé successivement par de nouvelles émissions, jusqu'à 120,000,000 de francs. Elle reçoit de TËtat une subvention annuelle de 9,958,000 francs. Elle dessert avec exactitude et rapidité les lignes des Ëtats-Unis, des Antilles, du Mexique, de Tlsthme de Panama et de la mer Pacifique sans compter les quelques destinations rapprochées du continent français. Voici la nomenclature de sa flotte :