‹ La France actuelleChapitre 176 sur 288 · fr · texte numérisé non relu

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Chaloupes à vapeur, valeur : 85,000 fr 13

Transports de l'« classe, valeur : 4.894.000 fr 10

Transports de 2^ classe, valeur : 2.692.000 fr. 11

Transports de 3° classe, valeur : 1.246.000 fr 8

Porte-torpilles, valeur : 200.000 fr 70

Bâtiments du vieux système, — Navires à voiles de 1"* classe,

valeur : 2.478.000 fr 3

Frégates à voiles, valeur : 1.681.000 fr 2

Corvette, valeur : 1.010.000 fr 1

Transport à voiles, valeur : 822.000 fr 1

Goélettes neuves, valeur : 247.000 fr 5

Cutters, valeur : 82.000 fr 3

Gardes-pêche à voiles, valeur : 40.000 fr 30

Bateaux-écoles, parmi lesquels se trouve ï/phigénie,

croiseur de deuxième classe, valeur : 4.000.000 de fr. 9

Total des bâtiments 397

De plus, il y avait en 1886 sur les chantiers : 8 grands cuirassés d'escadre, 2 avisos de l*"® classe, 2 avisos de 2* classe, 5 avisos-transports, 8 avisos-porte-torpilles, 4 canonnières de 1'*" et de 2' classe, 7 porte-torpilles, 2 navires-transports, deux frégates à voiles, et deux corvettes à voiles, soit un total de 39 bâtiments en construction.

Le prix total de l'escadre française est de 560.000.000 fr., en tenant compte de la diminution de valeur que Tusage fait subir chaque année aux bâtiments de la flotte

Parmi les bâtiments en service, nous signalerons 10 cuirassés d'escadre et 4 croiseurs construits d'après les méthodes les plus récentes et dont l'outillage est tout moderne.

D'après le rapport de M. Menard-Dorian sur le budget de la marine, la flotte française se compose, en 1888, de 386 bâtiments de tous genres qui se décomposent ainsi :

18 cuirassés d'escadre, 9 cuirassés de croisière, 9 gardescôtes cuirassés, 4 canonnières cuirassées, 1 batterie flottante cuirassée, 9 croiseurs à batterie, 9 croiseurs de l'' classe, 14

croiseurs de 2** classe, 15 croiseurs de 3* classe, 15 avisos de !'• classe, 31 avisos de 2" classe, 16 avisos-transports, 8 avisostorpilleurs, 16 ranoiiniêres, 12 chaloupes-canonnières, 11 chaloupes à vapeur, 10 torpilleurs de haute mer, 62 torpilleurs de I" classe, 41 torpilleurs de 2' classe, 7 torpilleurs-vedettes, 10 transports de l'' classe, 10 transports de 2"" classe, 4 transports de 3' classe, 13 navires à voiles, 29 gardes-pêches, 3 navires-écoles.

Pendant l'année 1887 on a continué, achevé ou commencé la construction de 92 bâtiments, k savoir :

8 cuirassés d'escadre, 4 canonnières cuirassés, 1 croiseur blindé, 2 croiseurs à batterie, 3 croiseurs de 1'* classe, 2 croiseurs de 2' classe, 6 croiseurs de 3" classe, 1 croiseur-torpilleur, 3 avisos, 2 avisos-torpilleurs, 3 éclaireurs-torpilleurs, 51 torpilleurs, 3 avisos-transports, 1 transport 2 frégates à voiles.

L'ensemble des constructions neuves à exécuter en 1888 s'élèvera à 46 millions.

Vitesse des bÀtlments. — La France ne possède qu'un seul bâtiment. Le Milan, croiseur-aviso, dont la vitesse dépasse 20 nœuds à l'heure ; 10 bâtiments divers filent 19 nœuds; 8 autres fdent 18 nœuds; 4, filent 17 nœuds; 3, filent 16 nœuds et 16 <iui ne filent, en moyenne, que 15 nœuds à l'heure. Les bâtiments en chantier aujourd'hui, doivent avoir cette qualité primordiale : la vitesse.

Conditions exlg^ées pour les bft.tinients de g^aerre.

— Le blindage des navires de guerre qui autrefois prenait une importance toujours croissante, a été diminué pour acquérir une plus grande vitesse.

Les projectiles chromés, chargés de substances d'une grande puissance destructive et les perfectionnements de l'artillerie, ont réduit beaucoup les avantages du blindage. Les navires de guerre français possèdent une cuirasse dont l'épaisseur varie entre 15 et 35 centimètres, et qui atteint 0 m. 90 ou 1 mètre dans les parties sensibles du navire ou le blindage des toui*s giratoires.

Ainsi que nous l'avons dit, une des premières conditions exigées aujourd'hui des navires de guerre est la vitesse : Aussi construit-on en France des croiseurs dont les machines seules sont protégées par la cuirasse. La coque est composée d'une double paroi de métal et de bois très résistant (teck) ou dune double paroi de bois que sépare le cofTerdan, substance qui gonfle sous l'action de l'eau et ferme automatiquement, pour ainsi dire, les ouvertures produites par les projectiles. Il paraît quel'étoupe

472 SIXIKME PARTIE.

fournie par la noix de coco est une des matières les plus propres à remplir les interstices. La machine de ces navires est non seulement protégée par la cuirasse, mais elle est encore entourée du dépôt de charbon de terre dont le bâtiment est approvisionné. L'artillerie est également protégée par des réduits blindés.

Artillepie des bft.timeiits. — L'artillerie des bâtiments de guerre français se décompose ainsi :

!*• Canons-revolver Hopchickssjégersetd'unmaniementfacile, ayant donné d'excellents résultats. Cette arme est propre au service des embarcations de faible tonnage et des wagons blindés destinés au service de guerre des chemins de fer ;

2^ Canons de bronze, se chargeant par la culasse ou parla bouche, de 65 et 90 millimètres ;

3^ Canons d'acier se chargeant par la culasse, à levier, calibre 10, 14, 16, 24, 27 et 34 centimètres.

4** Canons d'un modèle semblable à celui des précédents, en fonte, de 14, 16, 24, 27 et 32 centimètres.

Le projectile d'une pièce de 16 centimètres peut perforer une plaque de fer de 22 centimètres d'épaisseur, celui d'une pièce de 34 centimètres traverse une plaque de 66 centimètres; enfin le môme résultat est obtenu avec des projectiles d'une pièce de. 37, pour une plaque de 90 centimètres. ,r. . ,

Les pièces de 37 centimètres peuvent-ètre mises en parallèle avec les six canons-monstre de la marine anglaise dont les projectiles traversent des plaques de fer de 36 pouces d'épaisseur.

Les projectiles fondus pour le compte du gouvernement français il l'usine de Saint- Chamond ne laissent rien à désirer, quant à la résistance. Des boulets de forme conique, et ogivale, fabriques dans cette usine, (»nt perforé des plaques de fer d'une grande épaisseur, sous un angle de 20** et à une distance de 100 mètres, traversant ensuite une forte couche de bois de chêne pour aller s'entc^rrer profondément dans un massif de sable. Ce (ju'il y a (le plus remarcjuable dans cette expérience, c'est que ces brillants résultats ont été obtenus avec des projectiles creux.

Recrutement da service de la marine de g^uerre.

— Le servi(*e de rartillerie navale est iait par des hommes recrutés parmi ceux <]ue donne l'inscription maritime. Voici quelques détails à ce sujet :

Les marins français sont tenus de servir l'Etat de 18 à 50 ans. Deur service actif est de 7 ans, et après cette période ils passent dans la réserve jusqu'à l'Age de 50 ans. En réalité, les marins entrent, aujourd'hui, au service actif à 20 ans ; le temps

de service n'est, en général, que de 3 à 5 ans et ils jouissent de congés qui complètent la période de sept ans. Comme on le voit, CCS charges sont plus pénibles que celles des soldats de Tarmée de terre ; aussi TÉtat accorde-t-il, en échange, à tout marin qui compte 300 mois de navigation sur un navire de guerre ou de commerce, une retraite, dont le montant est, en partie, réversible sur la tête de sa veuve. Le contingent de marins est complété par les conscrits qui tirent les plus bas numéros et par les engagements volontaires.

Le nombre d'hommes appelés, chaque année, au service de la marine de guerre est de 18.000.

Effectif des équipages des navires de g^uerre. —

L'effectif des équipages des navires de guerre, réserves, service des ports, etc., se décompose ainsi :

Service de mer 25.000 hommes.

Service des ports militaires 9.658 —

Service maritime de réserve 2.574 —

Chefs et officiers 1 .566

Officiers généraux 49 —

Ingénieurs de la marine de guerre 145 —

Médecins militaires au service de la marine.. . 720 —

Pharmaciens militaires au service de la marine 101 — Corps appartenant au commissariat de la marine et chargé de l'administration des

colonies 984 —

Officiers mécaniciens de la marine 109 —

Total 40.906 hommes.

Soit un total de 40.906 hommes attachés au service de la marine de guerre, sans tenir compte de l'infanterie de marine.

L'infanterie de marine comprend 20.453 hommes dont 1.071 officiers. La moitié des effectifs réside en France, tandis que l'autre fait le service des colonies ou des pays placés sous le protectorat français. La réserve de l'infanterie de marine compte 16.000 hommes.

Sont compris également dans la marine de guerre :

' 1 régiment de tirailleurs du Sénégal, composé de 9 compagnies ;

1 régiment de tirailleurs de IWnnam, composé de 12 compagnies ;

4 régiments de tirailleurs du Tonkin, composés de 12 compagnies chacun ;

2 compagnies de Cipayes ;

i peloton de miliciens à Obock.

Ces troupes, composées d'indigènes et commandées par des officiers français, sont en quelque sorte des auxiliaires de l'infanterie de marine.

Le nombre d'indigènes ainsi enrégimentés dans les cadres français est environ de 14.000 hommes.

Il existe encore un régiment d'artillerie de marine comptant :

Chefs et officiers 708

Hommes de troupe 4.777

Total 5 . 485

Le nombre de chefs et officiers paraîtra, sans doute, assez élevé ; la raison en est que les officiers de la maistrance y sont compris.

La réserve de rartillerie de marine se compose de 3.000 hommes de troupes et de 22 chefs ou officiers. Le régiment compte 36 batteries et 10 compagnies de conducteurs, sapeurs et artificiers.

Armements de la marine de g^uerre. — 26 batteries sont en France et les autres dans difTérentes colonies. Le nombre total des pièces de l'artillerie de marine atteindrait 216, si chaque batterie comptait six canons ; mais les pièces de gros calibre (37 centimètres) exigent un nombreux personnel ; celui de toute une batterie est absorbé par un seul canon de 37 centimètres.

Le régiment d'artillerie de marine compte 8.000 hommes, en comprenant la réserve. Il est spécialement chargé du service des côtes en France et dans les colonies.

L'effectif des équipages des navires de guerre s'élèverait, par la mobilisation, à 78.000 hommes ; et, en appelant toutes les réserves à 100.000 hommes.

Toute la marine de guerre française mobilisée donnerait 136.000 hommes: et, en appelant toutes les réserves, 158.000 hommes.

Les armes, à part Tartillerie dont nous avons déjà parlé, sont pour la marine : le fusil Kropastechec; pour l'infanterie de marine, le mi^me fusil avec baïonnette.

Les é(|nipages ont encore le sabre, la hache et le poignard. Il y a sur tous les navires de guerre, dans chaque batterie, des caisses renfermant les armes nécessaires, en cas d'assaut ou d'abordage.

Troupes auxiliaires fde la marine. — Parmi les troupes auxiliaires de la marine, nous devons comprendre, dans le service colonial un régiment de spahis du Sénégal qui est mi-partie français, mi-partie indigène.

administrative. — La direction administrative de tout le service spécial se divise en cinq districts maritimes : Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort et Toulon. 11 y a dans chacun de ces districts un Préfet maritime dont le rang équivaut, dans Tarmée de terre, à celui d'un général chef de corps d'armée, et qui a la charge de tous les services, maritimes compris dans sa circonscription ; en cas de guerre il est commandant supérieur de la place, siège du district. Ces districts se divisent en sous-circonscription, quartiers, sous-quartiers et syndicats : Chaque sous-circonscription est confiée à un officier supérieur de l'administration ou commissaire de la marine. Dans chaque quartier et sous-quartier, on trouve un commissaire de l'inscription maritime et, enfin, un marin est désigné, dans chaque syndicat, pour veiller à l'application des lois et décrets relatifs au département de la marine et pour représenter les intérêts de ses camarades auprès du pouvoir civil. Il existe dans tous les ports de la France et de ses colonies, un représentant, du ministère de la marine appartenant à un des degrés de la hiérarchie que nous venons d'indiquer.

Instruction maritime. — Nous trouvons ici des écoles spéciales pour former des officiers de marine, des timoniers, des pilotes, des canonniers de bord, des mécaniciens de bord, des mécaniciens constructeurs de torpilles, porte-torpilles, etc.

L'école de Brest est destinée à former des officiers de marine; plus de cent élèves y sont reçus chaque année après avoir subi des examens analogues, en grande partie, à ceux du baccalauréat ès-sciences. Les premières études durent deux ans k bord d'un bateau-école et comprennent la physique, la chimie, l'astronomie nautique, l'analyse mathématique et la mécanique; cette dernière science comprend J'étude de la mécanique en général, des moteurs et autres appareils de manœuvre à bord des navires, et s'étend jusqu'à la construction même des navires.

Au bout de ces deux années, les élèves qui ont subi les examens de sortie avec succès sont nommés aspirants de deuxième classe. Ils font, à bord du bateau-école, une croisière de dix mois, pendant laquelle ils étudient pratiquement les manœuvres du bord et les applications de l'astronomie à la navigation. Ils passent alors au grade d'aspirants de première classe.

Les élèves de TÉcoIe Polytechnique qui se consacrent à la marine, ne font que les études pratiques à bord du bateau-école; ils y entrent avec le grade d'aspirant de première classe qui équivaut à celui de sous-lieutenant dans l'armée de terre, et qui, par conséquent, est le premier qu'obtiennent les officiers de marine dans la carrière militaire active.

Les ingénieurs maritimes se recrutent parmi les élèves qui sortent de l'Ecole polytechnique, dans les premiers rangs. Ils entrent, alors, à l'Ëcole des ingénieurs maritimes dont le siège est à Paris. Pendant deux ans ils suivent des cours théoriques et pratiques et ils visitent les chantiers maritimes français et étrangers.

Ils acquièrent ainsi le titre de sous-ingénieurs de troisième classe et ils sont aussitôt employés dans les grands chantiers des ports militaires français.

Les ingénieurs hydrographes se recrutent également parmi les élèves de l'École polytechnique, à raison de un tous les deux ans ; le nombre des ingénieurs-hydrographes ne dépasse pas 17 ; ils s'occupent de réunir les documents hydrographiques, de lever des plans de côtes, d'indiquer les récifs, courants, etc. et de faire des caries destinées à la navigation.

Le service médical de la marine se recrute dans les écoles spéciales de Brest, Toulon et Hochefort.

Les aspirants doivent être bacheliers ès-lettres et ès-sciences pour entrer à l'école.

Pendant deux ans, ils y étudient la médecine et la chirurgie, suivant un programme analogue à celui qui est adopté dans les Facultés do médecine de France ; ils acquièrent alors le titre d'aides-médecin et il leur est accordé un congé de six mois pour se préparer à l'examen du doctorat dans une des Facultés médicales de France. En possession de ce titre, ils entrent au service de l'Etat à bord des navires de guerre, avec le grade de médecin de deuxième classe.

Les pharmaciens qui se consacrent au service de la marine, subissent des examens spéciaux.

Le budget de la marine s'est élevé pour l'année 1887 à til9.28-2.000 francs ; il n'était en 1810 que de 111.000.000. En 1860, les dépenses pour la marine s'élevèrent à 200.000.000 de francs, somme fort importante pour l'époque et qui marque une évolution dans les constructions maritimes ; la vapeur remplaçait la voile et on inaugurait la construction des cuirassés.

En 1868, le budget de la marine s'est élevé à 172.000.000 de francs.

Dans le projet de budget pour l'exercice 1888, les dépenses de

la marine figurent pour 220.000.000 de francs, somme qu'il sera bien difficile de réduire, si Ton songe aux incessants progrès de la marine de guerre. Les constructions navales y figurent pour une somme de 80.000.000 de francs.

Le gouvernement de la troisième République a créé « la caisse des invalides de la marine »>, institution hautement humanitaire.

L<a marine de g^uerre IVançaise eomparée aux prineipales marines étran§pères. — L'Angleterre possède (ï4 bâtiments cuirassés, 26 croiseurs mi-cuirassés, 279 bâtiments divers à vapeur, 33 à voile, 74 navires de station, 150 portetorpilles et 04 navires hors de service ou utilisés comme pontons, écoles nautiques, etc.

Les navires de guerre anglais s'élèvent à un total de G92, parmi lesquels 12 jaugent plus de iO.OOO tonnes et 23 de 7.500 à 10.000 tonnes.

Le nombre do navires en état de service est réellement de 256 ; les autres forment la réserve ou sont désarmés.

Le corps total de la marine anglaise, y compris la réserve qui est de 22.803 hommes, s'élève à 83.790 hommes. Dans ce chiffre on compte 48.280 hommes d'équipage et 12.707 hommes de troupes de marine. L'amirauté anglaise occupe, de plus, 25,491 hommes dans les arsenaux et chantiers.

L'armement de la marine anglaise est aussi varié ou plus encore que celui de la marine française ; les canons se chargeant par la culasse sont de divers systèmes, mais ceux d'Armstrong prédominent ; d'autres navires portent encore de grandes pièces, ancien système, se chargeant par la bouche.

La marine de guerre russe comprend 39 cuirassés portant 421 canons, 66 bâtiments divers portant 445 canons, 18 autres bâtiments portant 39 canons et destinés à croiser dans la mer (Caspienne et la mer d'Aral, 117 torpilleurs et 151 bâtiments de réserve. Au total, la flotte russe compte 391 bâtiments divers avec OU canons, jaugeant ensemble 285.000 tonnes.

Le personnel de la marine russe se compose de 117 amiraux et olliciers supérieurs, 1.452 officiers, 458 officiers-pilotes, 185 officiers d'arlillene de marine, 122 ingénieurs-constructeurs, 523 officiers mécaniciens, 40 architectes pour les ports, 190 officiers détat-major, 211 médecins de la marine. Au total, la marine de guerre russe compte 3.777 chefs, officiers et employés supérieurs, non compris les commissaires de marine. Les équipages se composent de 26.000 hommes de troupes soit, en y ajoutant les chefs et officiers un ensemble de 29.777 hommes.

La marine de guerre italienne est de création récente et ne

47H SLVIÙIE PARTIE.

compte qa'un nombre rédoit de vaisseaux. La flotte se compose de 55 bâtiments de combat, 19 transports, 85 torpilleurs, 3 navires-écoles, 11 navires pour le service des cotes, 6 canonnières, soit au total, 179 bâtiments iH>rtant 378 canons, jaugeant ^60.000 tonnes et possédant une force de 315.000 chevauxvapeur

Le corps de troupe de la marine italienne se décompose

ainsi :

Chefs et officiers. . 1.006 hommes Troupes 15.055 —

Total 16.061 hommes

En Espagne, la marine de guerre compte 19 bâtiments de l'* classe, 13 de 2* classe, 95 de 3* classe de 8 bâtiments à voile, soit un total de 135 bâtiments auxquels nous devons ajouter 15 ou iO torpilleurs construits récemment et d'autres grands navires dont la construction a été dernièrement décidée. Cette flotte porte 492 canons.

Le personnel de la marine de guerre se compose de 671 chefs et officiers et de 14.001) hommes d'équipage, 11 mécaniciens, 180 contre-maîtres 376 officiers d'infanterie de marine et 7.036 hommes de troupe. 11 y a, de plus, 5 compagnies destinées à la garde des arsenaux et un personnel administratif complet.

L'Allemagne compte 13 bâtiments cuirassés de l*"* classe, 14 bâtiments également cuirassés de divers rangs, 21 croiseurs, 4 canonnières, 8 avisos, 10 navires-école, 2 transports et 23 navires pour le service des ports. Total 98 bâtiments non compris les torpilleurs. Cette flotte porte 554 canons et son personnel de chefs, officiers et hommes d'équipage s'élève à 13.955 hommes.

L'Autriche-llongrie possède une marine guerre composée de 11 bâtiments cuirassés, 33 navires à vapeur, 2f> torpilleurs, deux moniteurs pour Je service du Danube et 26 bâtiments parmi les- (juels sont compris les vaisseaux-école et les navires destinés à l'approvisionnement de la flotte et au service des ports. Total: 98 bâtiments de guerre armés de 311 canons et montés par 11.505 chefs, officiers et hommes d'équipage.

Les Ktals-Luis possèdent 19 cuirassés portant 48 canons, 36 navires à vapeur, 5 navires à voile, 2 torpilleurs et 13 remorqueurs. Total: 75 bâtiments portant 387 canons. Le person ncl est d(^ 1.378 chefs, ofliriers, enseignes, cadets, chirurgiens, ingénieurs, aumôniers, etc. Les équipages comptent 258 sousofflciers, 7.500 matel(»ts et 750 mousses. L'infanterie de marine comprend 81 chefs et officiers et 1.939 hommes de troupe.

L'empire ottomaa possède une flotte composée de 15 navires cuirassés, iiî navires en bois et 3 torpilleurs, soit un total de 04 bâtiments de guerre.

Les équipages de cotte flotte peuvent atteindre le nombre de 30.000 bommes, mais ils sont généralement réduits à iO.OOO. La Turquie possède de plus une troupe de 9.646 bommes d'infanterie de marine.

La flotte de la Hollande se compose de ^3 navires cuirassés, 98 navires divers à vapeur, 1 navire à voile, 15 vapeurs-école et 4 bâtiments destinés au service hydrographique, soit un total de 140 navires montés par 7.084 bommes d'équipage et 1.010 matelots indigènes des Indes Orientales. L'infanterie de marine comprend 53 officiers et 2.157 bommes.

Dans l'Amérique latine, les pays les mieux outillés au point de vue de la marine de guerre, peuvent être ainsi classés : Brésil, Cbili, République Argentine et Mexique.

Quant aux nations européennes il ne faudrait pas les classer, comme puissances maritimes, en se fondant sur le nombre de navires que chacune d'elles possède. La qualité des navires est un des facteurs les plus importants d'une classification de ce genre. Les progrès réalisés par la science dans les cf)nstruclions navales et l'armement des navires de guerre, ont été tellement rapides dans ces derniers temps, que tout vaisseau qui sort aujourd'hui des chantiers possède de très grands avantages sur ceux qui ont été construits, même peu d'années auparavant.

Peu de nations auraient autant de facilités que les États-Unis pour construire une flotte de guerre de premier ordre. L'excédent annuel des recettes du budget fournirait, et au-delà, les ressources nécessaires à cet efl'et. Cependant le pouvoir législatif de l'Union n'a pas autorisé jusqu'à ce jour, une dépense qui n'aurait d'utilité (jue dans le cas très improbable d'une guerre intercontinentale.

D'ailleurs, on croit aujourd'hui aux États-Unis que les côtes pourraient être efficacement défendues par des canons à air comprimé destinés à lancer des bombes d'une grande puissance destructive, il paraît <|ue les essais faits récemment ont donné de bons résultais.

En Europe, tous les bommes compétents s'accordent à placer au premier rang parmi les puissances maritimes, l'Angleterre et la France. Les divers gouvernements qui se sont succédés dans ce dernier pays, et spécialement ceux de Napoléon III et de la troisième llépubli<iue, ont fait de grands efforts pour donner une place prépondérante à la marine de guerre française. Ces sacrifices ont été, en grande partie, couronnés de succès. Les études

récenles sur le rôle des torpilleurs et des cuirassés, la grande puissance d'attaque des premiers et les moyens de défense des seconds ; ainsi que les vitesses exigées aujourd'hui de tout nouveau bâtiment de guerre, tendent à une réforme graduelle et progressive de tout l'outillage de la marine française. Ces réformes ont déjà élé appliquées aux navires récemment sortis des chantiers de l'État.

L'Italie a fait, dans ces dernières années, d*immenses efforts pour créer une marine de guerre et elle occupe aujourd'hui un rang assez élevé parmi les puissances maritimes.

La première condition que doit remplir aujourd'hui tout bâtiment de guerre est la vitesse ; il serait inutile de définir les avantages qu'offre, pour un navire, la faculté d'engager le combat à volonté, de fuir l'eunemi ou de le poursuivre, de se porter au secours d'un autre bâtiment, etc.

Les navires de guerre qui filent plus de 14 nœuds à l'heure peuvent se subdiviser ainsi approximativement.

Angleterre 80 navires portant 795 canons.

France 69 — 699 —

Allemagne 35 — 285 —

Italie 41 — ^1 —

Russie 50 —

Les progrès de l'artillerie moderne ont fait perdre à la cuirasse ses plus grands avantages.

Quelques navires anjrlais et français portent à leur bord des canons rapal)les d<*p(»rt'orer des plaques de 96 centimètres, .\ussi un des grands problèmes à résoudre aujourd'hui consisle-t-il à trouver une ni>uv(îlle (iéfense contre la force de pénétration des projectiles sans diminuer la vitesse.

Forces de Terrre et de Mer des principales Nations

Franche*

Total d'hommes

Armée de terre. Effectifs du pied de paix. 531. lia

Chevaux , 200.344

Canons de campagne attelés . . . 4.694 Total de toutes les réserves . . . 1.911.762 Effectif du pied de guerre (armée de 1'® ligne et réserve active) . . 2.051.459 Armée territoriale (et réserve territoriale) 2.057.196

Marine. Navires à vapeur 478

Savoir :

Cuirassés divers 55

Croiseurs 70

Croiseurs-torpilleurs 5

Avisos 42

Avisos-transports 16

Aviso-torpilleur 3

Canonnières 26

Eclaireurs-torpilleurs 3

Chaloupes-canonnières 43

Chaloupes à vapeur 13

Torpilleurs 121

Transports 29

Navires à voiles 57

Savoir :

Vaisseaux de ligne 3

Frégates 4

Corvette 1

Transports 2

Goélettes 5

Cotter 3

Navires-garde-pôche 30

Navires-écoles 9

Allemagne- Total d^honime».

Armée de terre. Effectifs du pied de paix. 491.825

Chevaux 331.904

Canons de campagne 2.952

Armée de campagne (pied de

guerre) 801.869

Réserve « Erzatzlruppen »... 300.918

Troupes de garnison « Besat-

ztruppen » 427.175

Armée territoriale (Z,anrfît'e/«r) . . 1.500.000

(llermaun Vogt ne parlant pas de \B.Landwehry il a fallu ajouter ce dernier chiffre pour approcher la vérité

Effectifs du pied de guerre, le

Landstvnn non compris. . . . 1.530.262

Marine. Navires de guerre, en tout. ... 98

Savoir :

Vaisseaux cuirassés 13

Navires cuirassés 14

Frégates de croisière 9

Corvettes 10

Croiseurs 5

Canonnières 4

Avisos 8

Navires-écoles 10

Navire de métrage 1

Transports 2

Navires de port 12

Navires de pilotage 10

Russie. .

Total d'hommes.

Armée de terre. Effectifs du pied de paix. 830.6>i0

Réserve 570.063

Troupesde remplacement. « Ersat-

ztruppen. » 87.632

Troupes locales 101.261

Cosaques 185.100

Troupes irrégulières 6.331

Effectifsdupied de guerre (troupes

de campagne 1.014.715

1.965.102 Cependant, d'après YAlmanack de Gotha, Teffectif total doit s'élever à près de 3 millions d'hommes.

Marine. Navires de guerre, en tout. . . . 391

Cuirassés 39

Autres bateaux à vapeur de guerre 80

Porte-torpilles 117

Autres vapeurs armés e t non armés 1 55

Anf^leterre.

Armée de tetTC. Effectifs du pied de paix :

Métropole 220.063

Colonies 127.810

Armée régulière (pied de guerre) 505.836

Armée territoriale 11.499

Réserves 52.553

Milice 150.299

Volontaires 252.238

Effectifs du pied de guerre. . . . 972.425

Marine. Navires de guerre, en tout. . . . 666

Cuirassés 61

Vapeurs 281

Torpilleurs 150

Navires voiliers 171

484 9XIÉME

Totel dlioiiimes.

Armée de terre. Efleclifs du pied de paix. 263.889 Armée permanente, réserve et

auxiliaires 892.687

Milice territoriale 1.128.929

Milice mobile 363.747

Effectifs du pied de guerre. . . . 2.387.333

Marine. Navires de guerre, en tout. . . . 179

Navires de combat 53

Transports 19

Torpilleurs, navires - écoles, canonnières, elc 103

Autrieftie-HoBiippie.

Armée de terre. Effectifs du pied de paix. 267.439

Armée de 1" ligne 805.604

iMndwehr autrichienne 134.902

Landwehr hongroise 121.786

Troupes de silreté 6.336

Efîectifs du pied de guerre. . . . 1.068.628

/'Sans compter le Landsturm).

Marine. Navires de guerre, en tout. . . . 104

Vîiisseaux à tourelles 2

Vaisseaux casemates 8

Porte-torpilles 34

Torpilleurs 6

Frégatte cuirassée 1

Avisos 3

Vaisseaux de train 4

Slaiionnaires, etc 19

Navires-écoles 6

Bspa^^e.

Total d'hommes.

Armée de terre. Effectifs du pied de paix :

Métropole 115.482

Colonies 40.655

Armée permanente (pied de guerre) :

Métropole 756.187

Colonies 47,000

Guardia civil 15.302

Carabineros 10.940

Effectifs du pied de guerre. . . . 829.429

(Sans la milice dont le chiffre

n'est pas bien déterminé).

Milice. On la fait monter à. . . . 189.000 On donne aussi le chiffre de

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