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PRISONS DE COURTES PEINES

Les maisons d'arrèl, de justice et de correction cellulaires ont été portées de 9 à 11, par application de la loi du 5 juin 1875 sur Temprisonnement individuel. Ce régime continue à donner des résultats satisfaisants. Ainsi le détenu isolé se soumet plus facilement au travail et produit davantage. Privé de distraction extérieure, le travail devientnaturellement son seul remède contre la solitude.

Au point de vue physique, la cellule n'a pas nuit à la santé des condamnés.

Au point de vue moral, l'isolement est redouté des malfaiteurs d'habitude et recherché par les individus n'ayant subi qu'une condamnation ou repentants.

Mouvement général dans les 3 prisons de la Seine.

Santé. Dépôt.

Quartier Quartier Mazas. cellulaire, cellulaire. Totaux.

Population au 31 décembre

Entrées en 1883 7.924 6.669 i '*•"* ^f { 14.614

r fan. 6 )

Ensemble 9.241 7.116 21 16.378

Sorties en 1883 8.202 6.653 21 14.876

Population au 31 décembre

Naturellement dans ces prisons se trouvent des prévenus, des condamnés en appel et des condamnés à titre définitif.

Mouvement général dans les prisons de courtes peines. — L'ensemble des maisons d'arrêt, de justice et de correction en France renfermait la population suivante :

Hommes. Femmes. Total.

Effectif au 31 décembre 1882. . . . 20.713 3.931 24.644 Entrées en 1883 235.535 57.570 293.105

Ensemble 256.248 61.501 317.749

Sorties en 1883 235.703 57.588 293.291

Restait au 31 décembre 1883. ... 20.545 3.913 24.458

Dans ces chiffres sont compris les jeunes garçons et lesjeunes filles.

Le nombre maximum de détenus qu'ont renfermé les maisons de courtes peines, en 1883, a été de 28.092 hommes ou jeunes garçons et de 6.394 femmes ou jeunes filles. Les prisons de Paris y figurent pour 6.208 hommes et 1.803 femmes.

En 1882, les effectifs maxima avaient été de 27.735 hommes, dont 9.018 pour les prisons de la Seine et de 6.434 femmes dont 1.877 pour le même département.

Aucune exécution n'a eu lieu à Paris pendant les années 1882 et 1883. — Par contre, en 1881, on relevait pour Paris 2 exécutions sur un total de 2, et en 1880, 2 également sur un total de 3.

État sanitaire. — 14.710 cas de maladie, dont 8.922 pour la Seine. On a compté 6.701 maladies aiguës et 7.469 chroniques.

Les maladies aiguës ont frappé 5.328 hommes et i.373 femmes. Les maladies chroniques se répartissent ainsi : 4.526 hommes et 2.943 femmes. En 1882, on a relevé 15.577 cas de maladie. Il y a donc amélioration dans Tétat sanitaire.

Cependant le chiffre des décès a augmenté : 973 au total en 1883, contre 857 en 1882. 11 est vrai que ce dernier chiffre constitue un minimum exceptionnel. En 1881, on avait compté 926 décès, 978 en 1880, et 982 en 1879.

Aliénation mentale. — 841 individus avec ou sans épilepsie dont 682 hommes et 159 femmes.

État disciplinaire. — En 1882, avaient été condamnés par les tribunaux pour crimes ou délits commis en prison 74 individus. En 1883, il n'y a eu que 47 condamnations.

Les infractions disciplinaires ont monté à 33.613 dont 30.929 pour les hommes et 2.684 pour les femmes : actes de violence ou d'immoralité, refus de travail, etc. Le plus grand nombre d'actes d'immoralité (62 hommes et 74 femmes) et de refus de travail ont été constatés dans la Seine. Naturellement les punitions ont atteint les mômes chiffres. En 1882, on n'avait relevé que 29.660 punitions.

Enseignement. — Les résultats de l'enseignement ont été

les suivants :

Illettrés :

Hommes. Femmes. Total.

Ayant appris à lire 1 .318 203

Ayant appris à lire et à écrire 1 .098 139

Ayant fait des progrès 1 . 162 180

N'ayant pas fait de progrès 1 . 115 100

Sachant lire :

Ayant appris à écrire 1 . 031 122

Ayant appris à écrire et à calculer.. 911 95

Ayant fait des progrès 732 273

N'ayant pas fait de progrès 967 122

Sachant lire et écrire :

Ayant fait des progrès 2.023 184

N'ayant pas fait de progrès 866 23

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