LYCKKS KT COLLEGES DE GARÇONS
Depuis 1871, une vive impulsion a été donnée à renseignement secondaire : de nouveaux lycées et collèges se sont ouverts ; des sommes importantes y ont été consacrées par l'État et les villes ; les installations sont devenues meilleures; les collections scientifiques se sont accrues; dans le plan d'études, on a fait une part plus large aux langues vivantes, à la géographie et à Thistoire; les exercices militaires et les leçons de gymnastique ont augmenté ; la nourriture et rhabillement ont été améliorés ; les traitements du personnel se sont relevés. C'est ce qui ressort des statistiques.
État générBl des Lyeées. — Le nombre des lycées est de 86. En 1865 (date de ravant-dernière statistique), on en comptait 77.
Depuis 1871, les trois lycées de Strasbourg, de Colmar et de Metz (Alsace-Lorraine) ont cessé d'appartenir à la France. Mais, en 1873, un lycée a été ouvert à Belfort (Alsace).
Des petits collèges, isolés des autre:* bâtiments, existent dans un certain nombre de lycées.
Les bâtiments à Tusage des lycées appartiennent presque tous aux villes, mais les lycées en ont la jouissance indéfinie. Toute ville qui demande un lycée, fournit le local, le mobilier, les collections.
Recettes des Lycées. — Elles ont été de 24.0:28.867 fr. 19 se décomposant comme il suit :
Frais de pension acquittés par les familles. . 13.118.157 fr.i7
Frais d'études et rétributions diverses des
élèves externes 2.655.578 42
Bourses nationales 1.019.676 25
Bourses départementales, communales et par
fondations particulières 646.556 90
Subventions de TÉtat 3.913.951 92
Subventions desdépartements et des communes 233.494 37
Rentes dont les lycées étaient propriétaires. . 17.996 80
Recettes diverses (vente d'objets hors de service, loyers, fermages, intérêts des fonds déposés à la Caisse des dépôts et consignalions, aliénation de roules, elc 725.768 25
Trousseaux, arts d'agrément, menus plaisirs
des élèves 1.667.(183 81
Total égal 24.028.867 fr. 19
La recette moyenne par établissement est de 300.003 fr. envi-
ron.
En 181)5, elle était de 250.000 fr. Augmentation : 50.000 fr.
dont moitié provenait de l'iiitat.
SnbventionH de l'État. — En 1865, elles sont montées à 1.719.500 fr., soit en moyenne 22.331 fr. par lycée. En 1876, la somme a été de 3.913.957 fr. 92 et la moyenne de 48.320 fr. par établissement.
Des subventions extraordinaires ont permis à bon nombre de lycées d'entreprendre d'importants travaux de construction et d'appropriation.
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Subventions départementales et eommunales. —
53.435 fr. pour le service ordinaire et 180.039 fr. 37 pour le service extraordinaire. En deliors de ces sommes, les villes ont entrepris et soldé elles-mêmes des travaux considérables pour les lycées de compte à demi avec TÉtat.
Bourses. — Le montant des bourses dans les lycées a été de 1.666.233 fr. 15, savoir :
Bourses de FEtat (Non compris certains dégrèvements accordés aux familles) 1.019.676fr. 25
Bourses départementales 189.475 >»
— communales 131.716 90
— par fondations particulières 25.365 >»
Total égal 1.666.233 15
Les prix des boursesétaienl de 900 fr. à Paris, de 500à850fr. dans les départements. Depuis 1877, le taux n'est plus inférieur au prix des pensionnaires (division de grammaire).
Frais de pension à. la charge des familles. — Les
sommes payées par les familles ont été :
En 1865, de 11.279.12:^ fr.
En 1876, de 13.118.157
Le montant des bourses et des sommes versées par les familles a donné par élève une moyen ue :
En 1865, de 739 fr.
En 1876, de 787
Voici un tableau des prix de différents lycées :
Division Division Division Mathémati-
Lycées. élémentaire, de grammaire, supérieure, ques spécial<.'M
Lycées de Paris. . . 1.000 fr. 1.200 fr. l.iOOfr. 1.500 fr.
— Lyon. . . 900 950 1.000 1.100
— Bordeaux. 850 900 950 1.000
— Montpellier 800 850 900 . 950
— Orléans. . 750 800 850
— Vendôme. (i.SO 700 750
— Roche-su r-
Yon . . 600 650 700
— Puy . . . 550 600 650
Frais d'externat et frais accessoires. — Ces frais payés par les familles se sont élevés à 2.665.578 francs 42 cent, eu 1876, et ils étaient de 1.881.063 francs 25 cent, en 1865.
Les frais d'externat sont fixés comme ci-après :
Division Division Division Mathëmati-
Lycées. élémentaire, de grammaire, supérieure, ques spéciales
Lycées de Paris. . 180 fr. 250 fr. 300 fr. 300 fr.
— de Lyon. . 120 150 250 300
— de Bordeaux 120 150 200 250
— de Montpel-
lier ... 1 ib 135 180 225
d'Orléans .110 130 170
— de Vendôme 80 100 140
— de la Roche-
sur -Yon. 70 90 125 «
— du Puy. . . 70 90 125
Dépenses des lycées. — Elles se sont élevées k la somme totale de 23.359.38i francs iO cent., soit 288.387 francs en moyenne par lycée. En 1865, les dépenses étaient de 19.213.439 francs 14 cent, et en moyenne 219.525 francs.
Personnel. — Le personnel a coûté 11.477.627 francs 36 cent, soit 141.699 francs par lycée. Il n'avait coûté que 8,308.042 francs 75 cent, ou par lycée 107.896 francs en 1865.
Matériel, — Les dépenses du matériel ^nourriture, habillement, chauffage, éclairage, frais de la distribution des prix, entretien des collections scienliijues et du mobilier, etc.), se sont élevées, eu 1876, à9.403.1fi9 fiancslO cent.
Cela fait 481 fr. par élève
Les frais du personnel sont évalués à 451 —
Chaque élève coûte 932
Et il ne rapporte que 787
Donc, au service ordinaire, une insuffisance de 1 15 fr. par élève.
Ce qui donne au total 2.830.400 francs, somme à peu près. égale à la subvention de l'Etat.
Les dépenses faites par les lycées pour constructions, améliorations, etc. montent î\ 1.176.662 francs 89 cent.
De 1869 à 1876, l'Etat a alloué aux lycées des subventions
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extraordinaires pour 6.^00.000 francs pour la restauration des bâtiments.
59 lycées ont eu, en 1876, des excédants de recette s'élevant à 982.206 francs 42 cent.; 22 lycées ont eu des déficits, soit 312.723 francs 63 cent. Résultat général pour 1876 : 669. >182 francs 70 cent, de boni.
Êmolnmentsi . et tpaitemente. — Les proviseurs des lycées de Paris et de Versailles reçoivent en traitement fixe ou supplémentaire 10.000 francs environ. Ceux des lycées de province louchent de 6 à 8.000 francs.
Les censeurs de Paris et de Versailles ont un traitement de 7 à 8.000 fWiacs^ et les censeurs des départements reçoivent de 3.600 à 5.600 fnmcs.
Quant aux professeurs, leurs traitements varient de 5.500 à 7.500 francs pour Paris et Versailles, de 3.000 à 5.000 francs pour les départements. D'autres professeurs n'ont que 2.200 francs et même 1.200 francs.
Moyens de discipline et d'enconraf^ement. — Ces
moyens sont fixés par l'arrêté du 7 avril 185i.
Punitions :
i^ La mauvaise note ;
2° La retenue avec travail pendant une partie de la récréation ;
3'' La retenue avec travail pendant une partie de la promenade ;
V L'exclusion momentanée de la classe ou de l'étude, avec renvoi devant le proviseur ;
5" La privation de sortie ;
6*» La mise à Tordre du jour du lycée;
7» Les arrêts avec travail dans un lieu isolé ;
8" L'exclusion.
H (^compenses :
!•* Bonne note ;
2** Mise à l'ordre du jour de la classe ou de l'étude ;
3° Satisfecit de plusieurs ordres ;
i^ Sortie de faveur ;
5** Prix de plusieurs satisfecit ;
6^ Mise à l'ordre du jour du parloir ;
7*» Prix d'excellence donnés à Pâques ou à la fin de Tannée.
État des élèves Internes et externes. — Au 31 décembre 1876, le total des élèves des 81 Lycées était de 40.995 dont 20.920 internes et 20.075 externes. En 1865, le total était de 32.630 élèves.
Le nombre des boursiers en 1865 n'était que de 1.594 et le crédit, de 868.000 francs. En 1876, on a compté 1.690 boursiers et un million de crédit.
Cette somme a été augmentée depuis. En résumé, les progrès sont considérables.
Admissions, en 1876, aux écoles polytechnique et de Saint-Cyr :