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Il semble résulter des chiffres précédents que, de 1875 à 1876, la balance des entrées et des sorties de métaux précieux se solde par un excédent d'importation de 1.88:2. 100.000 fr. d'or, et 863.300.000 fr. d'argent. Il faut d'ailleurs accepter cette conclusion avec (luelque réserve, car la douane ignore les sommes importées ou exportées par les voyageurs ; n'ayant aucun moyen d'en apprécier l'importance, je supposerai, dans ce qui suit, qu'elles se font à peu près équilibre et je n'en tiendrai pas compte.
Reste maintenant à déterminer l'emploi qui a été fiiit des excédents considérables que je signalais plus haut. D'abord, il est vraisemblable qn'un certain nombre de pièces appartenant à r Union monétaire latine sont restées dans la circulation française qui, un instant appauvrie par le paiement de l'indemnité de guerre, s'est rapidement relevée depuis ; beaucouj) plus importante est la part <lu monnayage, car il a été frappé, de 1875 à J88(», environ 000 nn'llious d(^ francs d'or et 160 millions de francs d argent; viennent ensuite la bijouterie et l'orfèvrerie, industries très florissantes en France.
Il faut remarquer en passant que l'importation des cendres et regrets d'orfèvrerie atteint jusqu'à 300.000 kilog. venant d'Espagne ou d'Allemagne. Le traitement de ces résidus constitue un travail tout à fait spécial et généralement fructueux.
En résumé, les chiffres considérables que je citais plus haut sont un nouvel indice de la puissance commerciale et