LYON
Conception et Chapelle de C Enfant-Jésus, de construction moderne, aux Brotteaux. — Nouveau séminaire, sur le coteau de Fourvières, et sur remplacement desanciens bains romains; tableaux remarquables.
Édifices civils. — Musées.
Hôtel -de -Ville, construit de 1646 à 1655, incendié en 1674, récemment restauré en entier par M. Desjardins; les deux façades î>ont réunies par deux ailes ; dans le tympan de la façade principale, large de 40 mét., derrière laquelle s'élève la tour à coupole de l'Horloge (50 met.
de hauteur), statue équestre d'Henri IV. Balustrade en pierre (statues d'Hercule et de Pallas), qui couronne l'édifice. Dans le vestibule, voûte très-hardie ; groupes en bronze de la Saône et du Uhône, par les frères Coustou ; appartements de la préfecture, et de Leurs Majestés; salle des archives (musée historique); plafond du grand escalier avec fresque de Blanchet, restaurée par M. Odier. — Massif des Terreaux, en (ace de l'hôtel de ville, construction moderne; façade avec les statues de Philibert Delorme et de Simon Maupin, par M. G. Bonnet.
Palais du Commerce et de la Bourse (1860); Tune des deux façades donne sur la place de la Bourse, l'autre sur la place des Cordeliers ; salle de la Bourse ornée de 8 statues ; escaliers monumentaux. — Grand Théâtre (1827-1830), restauré
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dans les styles de la Benaissance et de Louis XV. — Casino ; Jardin d'hiver; Cotisée ou Alcazar, etc., etc.
Palais des Beaux-Arts ou palais Saint-Pierre, place des Terreaux ; façade récemment res taurée. — Ce palais, dont l'architecture offre un heureux mélange des ordres dorique et corinthien, et qui a été récemment agrandi, renferme tous les musées, les trois facultés : théologie, sciences et lettres, V École des beaux-arts, fondée parle décret du 2o germinal an XIII, dans le but de former des dessinateurs pour les manufactures de soie, et la bibliothèque des Beaux-Arts. — Les musées de peinture et de sculpture sont ouverts au public les jeudis, les dimanches et les jours de fêtes, de 11 h. à 3 h. Les étrangers y sont admis, les autres jours, sur la présentation de leur passe-port. Les peintres lyonnais Artaud, Bonnefond, Bcné-Auguste, Paul et Hippolylc Flandrin, Gallait, Saint-Jean, Jacques Stella, etc., ont une galerie spéciale.
L'école française compte des lableaux des meilleurs maîtres, tels que Mignard, Lcsueur, Jean Jouvenet, H. Bigaud, Gérard, etc., etc. Les écoles allemande, flamande, hollandaise et italienne sont également représentées par de très-beaux lableaux d'Albert Durer, de Bubens, Breughel de Velours, Jordaëns, Van Dyck, Ph. deChamoaigne, Terburg, t ic p^rugin
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(l'Ascension, la plus belle toile du musée), Andréa del Sarto, P. Véronèse, les Carrache, le Guide, le Guerchin, etc; l'école espagnole n'en a que quelquesuns.
La grande galerie du musée, divisée en trois travées, contient, outre les tableaux : le groupe en terre des Grâces, maquette du groupe exécuté en marbre par Canova ; le CaU en marbre de M. Étex; de grandes armoires rentamant des fragments antiques, des émaux et divers objets d'art; une reproduction en plâtre de rime des deux portes du baptistère de Florence, une aigle et une décoration ayant appartenu à Napoléon et données par le
néral Bertrand; quatre mosaïques antiques, découvertesdans le département du Bhône, et qui sont une des curiosités principales du musée.
Le musée d'histoire naturelle (aile occidentale du palais) est ouvert au public le jeudi et le dimanche, de 11 h. à 5 h.— Les musées archéologiques se composent du musée lapidaire (350 inscriptions; nombreux vases en argile), du musée des antiques (bijoux, pierres gravées, tables de bronze de l'empereur Claude, découvertes en lo2S), e du musée du moyen âge (armes des xv* et xvi* s.; étoffes du moyen âge et de la Renaissance). La création d'un musée d'art et d'industrie date de J8S8.
Bibliothèques : du palais des Arts, 160,0110 vol. et 40,000 es-
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ta m p es, dessins, etc.; — de la ville (ouverte tous les jours non fériés, de 10 h. à 5 h.), au lycée, 150,000 vol., 2,400 manuscrits.
A Y école de la Martinière, pour renseignement gratuit des sciences et arts appliqués à l'industrie , musée industriel ouvert les mercredis et les dimanches.
Indostrie et commeroe : Environ 70,000 métiers employés par l'industrie de la soie dans le département et les pays voisins; 140,000 ouvriers en soie, dont la moitié dans la ville; — fabrique de soie, foulards; passementerie (or et argent), 800 métiers; — teinture, 1,50O ouvriers ; — construction machines (112 ateliers) ; — grande chaudronnerie ; fonderies de cuivre, de bronze ; — orfèvrerie et bijouterie en Taux; chapellerie; papiers peints. — Commerce de vins et spiritueux, coton, laine, drap, loilcs, charcuterie, houille et charbon de bois, marrons, fromage, épicerie et droguerie.
Promenades.
Promenade de Rouville , rive g. de la Saône, entre le pont Serin et la passerelle Saint-Vincent (belle vue). — Parc de la Tétr-d'Or, sur la rive g. du Rhône, à l'extrémité du quai d'Albret; dessine en 1856 d'après un plan de M. bûhler, sur une superficie de 114 hectares; à l'O. ont été établis les parterres, les jardins botaniques et les collections d'arbustes exoti-
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ques de l'ancien Jardin des plantes. — Montée de Choulans, conduisant sur les hauteurs de Saint-Just et deSaint-lrénée. — Allées de la place Bellecour; — cours Napoléon, Rambaud, d'Harbouville; — coteau de Sainle-Foy (omnibus, quais des Célestins, 40 c).
Excursions.
La Croix-Rousse et le vamp de Sathonay. — Un chemin de fer spécial (gare sur la place Sathonay), conduit (nombreux tunnels) sur le plateau de la Croix- Rousse et se prolonge jusqu'au camp de manœuvre de Sathonay (7 kil.), départ, de l'Ain.— Vile llarbe, située à 5 kil. du pont de la Fouillée (omnibus, 40 c.) partage la Saône en deux bras; elle est longue de 560 met., large de 125 et reliée à la terre ferme par un pont suspendu; on y remarque les ruines d'une très-ancienne église romane , une chapelle du xne s., un château et un puits attribués à Charlemagne.— Le vallonde Roche-Cardon{oinmbus, quai d'Orléans, 40 c), sur la rive dr. de la Saôue, au delà de la gare de Vaise, offre de charmants paysages. — Du mont Ceindre (omnibus, pont de Nemours, 60 c), le moins élevé (467 mét.; ermitage et oratoire tapissé d'exvoto) des trois mamelons dont la réunion forme le mont d'Or, on découvre un magnifique panorama. Les deux autres mamelons atteignent, le mont Tlioux ou Monlo»xt 612 met.; le mont
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de Verdun, <>25 met. C'est au mont d'Or que se fabrique le fromage de ce nom. A 6 kil. du pont Morand, sur la rive dr.
du Rhône, se trouve le château de la Pape (belle vue) que le jurisconsulte Guy Pape habita au \ve s. — Le château de la Motte (xv6 ou xvr s.) a été englobé dans le fort du même nom. — A Charbonnières, 7 kil.
— A Oullins (omnibus, place Rellecour, 50 c).
De Lyon à Paris, par le Bourbonnais,?». 2; — à Tarare, R. 5; —à Marseille, R. 5 : — à Besançon, R. 26;
— à Genève, R. 28; — à Aix-les- Bains et à Chambéry, R. 54 ; — à Grenoble, R. 41 ; — à Toulouse, R. 68;— à Bordeaux, R. 69.
Pau nevers, roanne et saint-