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DE TARBE3 A SAINT-SAUVEUR

52 kil. — Chemin de fer jusqu'à Lourdes ; au delà route de poste.

— Voitures à volonté : chaises et cabriolets , 4 et 6 fr. par iuyriainètre; berlines, 8 fr.

38 kil. Pierreûtte (V. ci-dessus). — Pont de Villelojige, sur le gave de Baréges. Au delà, la route s'engage dans une gorge rocheuse très-pittoresque, traversée par de grands ponts de marbre. Au-dessous de Sazos, on franchit le gave et Ton entre dans le charmant bassin de Luz.

— Pont sur le Bastan.

50 kil. Luz (hôt. : de l'Univers, du Midi, des Pyrénées, etc.; nombreuses maisons meublées), 1,671 h., dans la vallée du Gave de Pau, au débouché de la vallée du Bastan et du vallon de la Lize. Église (mon. hist, xu* s.); chevet flanqué de deux tours carrées, dont l'une renferme un petit musée pyrénéen (50 cent, d'entrée). Fabriques d'étoffes dites de Baréges.

Sur la colline qui domine Luz au N. s'élèvent les ruines du château de Sainte -Marie ; dans les environs, églises de Lasserre et û'Esquièze; chapelle Solferino, sur un promontoire, à la base du Bergons.

52 kil. Saint-Sauveur (hôt. :

de France, des Princes; nombreuses maisons meublées* —

Loueurs de voit., chevaux, ânesses, à Luz et sur la route. — Guides : la plupart demeurent à Luz, faire le prix d'avance malgré le tarif. — Chaises à porteurs:

de l'établissement en ville, 25 c; simple promenade, 4 fr.; deSt- Sauveur à Luz, aller et retour, 1 fr. 50 c). — Église ogivale moderne. — Pont Napoléon, construction grandiose : l'ouverture de l'arche est de 47 met.

et la clef de voûte est à 65 met.

au-dessus du torrent. — Établissèment thermal. — Etablissement de la Hontalade. — Eaux thermales (20#,9 à 54° ,2) sulfureuses.

Promenades : du jardin Anglais, du plateau de la Hontalade (belle vue) et du chemin de Sas sis.

Exoursions. — Le pio de Berçons, par Luz et Villenave (3 h.

pour monter, 2 h. pour descendre ; guide, 5 fr.; cheval, 3 fr.; chaise à porteurs, 20 fr.), ou par Saint-Sauveur (3 h. à la montée, 2 h. à la descente ; sentie»

de piétons), pic légendaire, isolé de toutes les autres montagne* et dont le sommet atteint 2.170 mét. — Le pic de Viscos (3 ou 4 h.), d'où l'on jouit d'une vue incomparable sur la vallée d'Argelès et sur les deux gorges qui se réunissent à Pierrelitte. — Le pic d'Aubiste (4 h. de marche à cause des détours; guide, 6 fr.; cheval, 6 fr.; chaise à porteurs, 46 fr.), dont le sommet (2,791 met.) offre une vue étendue.

Gavarnie (19 kil., route de chars assez mauvaise de Luz à Gèdre ; très-bonne de Gédrc

[BOUTE il 2] LUZ. — SAINT-

à Gavarnîe ; voitures, 12 à 15 fr.; guide inutile aux piétons).

— La route passe (12 kil.) au beau v. de Cèdre % situé au confluent des deux gaves d'Héas et deGavarnie, puis elle gravit en longs zigzags les pentesdu Cour mélie et traverse le Chaos, débris d'un contre-for^ du Couméiie, qui s'est écroulé dans la vallée du Gave. (19 kil.) Gavarnie (aub. chez Belou ; ancienne église de Templiers), village qui doit sa réputation, plus qu'européenne, au cirque dont il porte le nom. Ce cirque immense (1 h. de marche du village), situé à 1,220 mét. d'alt., mesure 3,600 met. de tour et 400 mét. de hauteur; il offre trois étages de murs perpendiculaires , divisés en de nombreux gradins. Il est dominé, au-dessus de ses sommets couverts de neiges éternelles : à TE», par les masses énormes d'Astazou (5,080 met); à IU, par les crêtes du Taillon; au S. E.,par le pic de Marborè (3,253 mét.) et le Cylindre (3,527 mét.); au S., par les tours de Marborè. Des milliers de filets d'eau, venus de la plus haute assise, bondissent de gradin en gradin. La cascade principale, qui ne tarit jamais, a 422 mét. de hauteur. Elle est rompue aux deux tiers de sa hauteur par une saillie du rocher.

C'est du village de Gavarnie que l'on part pour monter (6 h.) jusqu'à la brèche de Roland (2,804 mét.) que précède, du côté de la France, un petit glacier. C'est

UVEUR. — CAVAMtfi. 25t

une ouverture d'environ 60mei de largeentre deux parois d'une centaine de mètres de hauteur.

Pour gravir le mont Perdu (course de 2 jours), il faut passer à la brèche de Roland et se diriger à g. vers la cabane de Gaulis, où l'on commence l'escalade des rochers qui portent la plus haute plate-forme du mont Perdu (3,351 mèt.). De ce point, la vue est admirable, surtout sur les glaciers qui s'étendent au N. e qui enchâssent un petit lac.

Une autre ascension très-belle est celle du Piméné ou pic hénè (4 h. deGèdre), qui se dresse, à 2,803 met., entre le Coumélie et Je groupe de Marboré. De là on jouit d'une des plus admirables vues des Pyrénées.

Vallée d'Héas (2 h. de Gédre à la chapelle d'Héas). Un sentier remonte celte vallée, dans laquelle débouche au S. le torrent d'Estaubé, sorti du beau cirque qui porte le même nom. En amont de la chapelle d'Héas, on pénètre dans le cirque de Troumouse, plus vaste, mais beaucoup moins régulier que celui de Gavarnie.

D'Héas, on peut se rendre à Aragnouet, premier village de la vallée d'Aure, soit par le col de Cambielle, soit par celui des Ai»

guillons.

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