ROUTE 194] STRASBOURG
statue en bronze de Klêber, par Philippe Grass; les restes du général ont été déposés dans un caveau pratiqué sous le monument. — A dr. du théâtre, en sortant de la place du Broglie, se trouve la statue en bronze, par Philippe Grass, de M. le marquis Lezay- Marnesia, ancien préfet du Bas-Rhin. — Place Saint- t'hotnas. — Place du Château, etc.
La cathédrale (mon. hist.), fondée par Clovis en 510, reconstruite par Pépin et Charlemagne, détruite par la foudre en 1U07, réédifiée en 1015, incendiée au xii- s., reconstruite sur de nouveauxplanspar Erwin de Steinbach, et terminée en 1439 par Jean Hûltz (de Cologne) (10,000 ouvriers, dit-on, y travaillèrent longtemps pour le salut de leur àme), est l'un des plus beaux monuments de l'architecture religieuse au moyen Age. Elle réunit à peu prés tous les styles de cette époque; le genre byzantin domine dans les constructions primitives de la crypte, du chœur et de ses ailes, et même, en partie, du bas de la nef ; plus haut l'ogive se mêle de plus en plus à ce style et finit par le remplacer entièrement.
Trois portails décorent la façade. Celui du milieu, orné de colonnes et de U statues représentant les Prophètes, est le plus grand et le plus beau.
Parmi les statues des portails de dr. et de g., celles des Vierges folles et des Vierges sages fin du xiii* s.) sont les plus
belles, quelques-unes sont des chefs-d'œuvre. Un grand nombre de figures pîus petites et de bas-reliefs décorent les voussures et les tympans de ces trois portails, au-dessus desquels sont placées, sur la ligne où commence le second étage, les statues équestres de Clovis, de Dayobert, de Rodolphe de Habsbourg et de Louis XIV (cette dernière ne date que de 1828).
On a récemment placé plus haut les s la tues équestres de Pépin le Bref, de Charlemagne, d'Othon le Grand et d'Henri I" l'Oiseleur. Au-dessus du portail du milieu s'ouvre une rose en vitraux peints, élégante et hardie, dont la circonfé ence mesure 50 mèt. Aux côtés N. et S., les deux tours sont percées d'une grande fenêlre ornée de belles rosaces. D'autres rosaces décorent les frontons des portails latéraux. Les statues des apôtres remplissent une galerie qui régne au-dessus de la rose du milieu. Au 5' étage, entre les deux tours, est une sculpture gigantesque (1849) représentant le Jugement dernier, par M. Phil.
Grass. Tout cet étage est couronné par la plate-forme, à l'exception de la tour du N , sur laquelle s'élève le munster ou flèche, supportée par une tourelle octogonale découpée à jour et décorée de statues. Quatre des faces de cette tourelle sont cachées par des escaliers tournants d'une grande hardiesse et d'une élégance merveilleuse, qui conduisent à une galerie où
commence la flèche. C'est un obélisque à huit pans également découpé à jour avec une incroyable délicatesse, et formé de six étages de petites tourelles, posés l'un sur l'autre en pyramide. Au-dessus du sixième est la lanterne, à laquelle aboutissent huit escaliers tournants à jour; de là, on parvient par des degrés extérieurs à la couronne; plus haut, au-dessus d'un autre évasement appelé la ^ rose, la flèche continue de s'élan- ^ cer en formant une croix de l 1 mèt. 70 cent., terminée par un bouton que surmonte un paratonnerre. L'élévation totale -r. de l'édifice est de 142 met. 112 millim.; la grande pyramide d'Égypte ne la dépasse que de 2 mèt.
Deux portes à plein cintre forment le portail méridional, orné de bas-reliefs et de statues sculptées par Sabine de Steinbach ; les statues d'Erwin par M. Kirstein, el de Sabine par Grass, s'élèvent en avant du portail. Une façade, construite en 1494 par Jacques de Landshut, masque l'ancien portail du IV.
A l'intérieur, la nef est soutenue de chaque côté par sept faisceaux de colonnes. Elle mesure 115 met. 30 c. de longueur, 45 met. env. de largeur et 25 met. 50 c. de hauteur. Magnifiques vitraux (xtv" s.), récemment restaurés, de Jean de Kirchheim, de Jean Markgraf, de Jacques Yischer, des frères Link. Chaire, chef-d'œuvre
du sculpteur Jean Hammerer (1486). Orgues d'André Silbermann (1714). Dans l'aile S., en face d'une statue de l'évêque Wernher, par M. Friederich, se trouve l'horloge astronomique, construite de 1858 à 1842, par M. Schwilgué. Elle renferme un comput ecclésiastique, un calendrier perpétuel et un planétaire d'après le système de Copernic, etc. Une série de statuettes mécaniques exécutent, à chaque heure de la journée, et principalement à midi, diverses évolutions sur le devant du petit édifice qui renferme l'horloge.
— Le choeur, surmonté d'une cou pôle octogonale , précède une abside peu profonde. — Chapelle Sainl -André, renfermant les sépultures de plusieurs évoques. Chapelle Saint- Jean-Baylisle, monument gothique élevé à Conrad de Lichtemberg, mort en 1229; à l'entrée, baptistère en pierre, chef-d'œuvre de Josse Dotzinger, mort en 4449. Une chapelle de l'aile droite (chapelle de la Croix), dédiée à sainte Catherine , contient aussi un tombeau remarquable par k nombre de figures qui le décorent et la manière dont ellesont groupées. — Parmi les tableaux de peintres strasbourgeois, nous signalerons : ['Adoration des Bergers, par Guérin; l' Ensevelissement deJésus-Chrtsl par Klein; l'Ascension, par Heim — A l'entrée de la crypte \\i s.?) restaurée, se voit un an cien groupe représentant Jé sus-Christ arrêté par les soldaH
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