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DE PA

lang, lieu de pèlerinage, célèbre par une image de la Vierge (1435).— De Velars partira l'embranchement d'Épinac (B. 12).

Viaducs de la Combe-Fouchères (60 met. de longueur, 18 met. de hauteur), de la Combe- Bouchard (150 met. de longueur, 58 met. de hauteur; 2 étages d'arcades), de Maloye (91) met.

de longueur, 22 met. 24 de hauteur), de Seuvon (long de 236 met., haut de 22 mèt. 30), séparés par des tunnels et des tranchées.

510 kil. Plombières, près de l'Ouche et du canal de Bourgogne. Église (mon. hist.). Grottes de Contard (curieuses stalactites). — Tranchées, tunnels, viaducs.

315 kil. Dyon (buffet recommande (bons vins) à la gare); — omnibus, voitures de place; — hùt. : de la Cloche (bon et recommandé), du Parc (bon) ; du Jura, le plus rapproché de la gare (propre et prix modérés) ; — restaurants : Moine, Mon lois, au Marais, Lavier, Bandinelli, C/iaignet)t ancienne capitale de Ta Bourgogne, aujourd'hui ch.-l. du départ, de ia Côte-d'Or, V. de 39,105 hab., située au confluent de l'Ouche et du Suzon.

Cathédrale Saint - Béniçne (mon. hist.), rebâtie au vr s., puis en 1016, reconstruite en 1280. De l'église du xia s., il ne reste que le portail et une crypte dont les voûtes sont couvertes de peintures et où on a retrouvé, en 1858, le

5 A LYON. [ROUTE l]

tombeau de saint Bénigne (ir s.k Flèche en charpente, de 1742, haute de 91 mèt. 59 cent, et courbée par un orage en 1803.

A l'intérieur : statues par Bouchardon, Dubois et Attiret. Les ducs Jean sans Peur et Philippe le Hardi, Anne de Bourgogne et Wladislas, roi de Pologne (1388),

reposent dans la cathédrale.

Èvêchè du xvnr s. — Au séminaire, galerie dans le style du xur s. — Église Notre-Dame (mon. hist.), consacrée en 1351 et terminée en 1445; en restauration. Porche du xme s., à trois nefs et à deux travées, surmonté d'un double rang de 16 arcades ogivales, à colonncttes trèsminces. Tours inachevées, dont l'une porte une horloge enlevée en 1385 à la ville de Courlray.

A l'intérieur, remarquable par la hardiesse des voûtes : groupe en pierre par Dubois et statue de la Vierge noire. — Église Saint-Michel (mon. hist.) reconstruite au wi* s.; fresques remarquables. — Église Saint- Jean (mon. hist.), où Bossuet fut baptisé, rendue au culte en 1866, après avoir servi de marché; peintures murales de M. Bénédict Masson. — Église Saint-Etienne (mon. hist.) fondée au x* s., rebâtie en partie auxvnr3 s. (halle au blé). — Église Saint-Amie (1690); deux statues par Dubois; beau tableau de Quentin (Communion de sainte Catherine). — Église des Carmélites (portail de 1630) ; prison militaire. — Église Saint - Philibert (mon. hist.) , du

[HOUTE lj DE PAUIS A

nr ou du xiir s., avec clocher dn xvi' s.; magasin à fourrages.

-De V église Saint-Nicolas { 1G10) , détruite en 1792, il reste une tour, en face de la rue Proudhon.

— Église Saint- Pierre, église de la Visitation, modernes.

Le palais des ducs de Bourgogne (mon. hist.)t aujourd'hui l'hôtel de ville, a été reconstruit de la fin du xvu" s. à la fin du xviir s. De l'ancien palais, fondé au xe s., il ne reste que la tour dite de la Terrasse, élevée vers U19 et haute de 4G mèt. 50 c.

(beau panorama), la tour de Brancion ou de Bar, la grande salle des gardes (occupée parle musée), les cuisines, construites en 1445 (dans la cour de dr.) et les salles voûtées du rez-dechaussée. — Le château, commencé en 1478, achevé en 1512, est en partie démoli. — Le palais de justice (façade du xv" s.?) renferme une immense salle voûtée en bois, récemment restaurée. — L'hôtel de la Préfecture a été bâti en 1750. -V asile des aliénés (1845) occupe l'emplacement de la chartreuse de Dijon (mon. hist.), fondée en 1519, dont il reste le portail d'entrée (xiv s.), celui de l'ancienne chapelle (belles sculptures), une tour du xiv s., et le puits de Moïse (1596-1599), de 7 met. 15 cent, de diamètre (au milieu s'élève un piédestal hexagonal, entouré des statues de Moïse et des principaux prophètes, et autrefois surmonté d'un calvaire).

U salle de spectacle date de

M » — D1J0K. Il

1828. — Parmi les maisons les plus curieuses, nous citerons : rue des Forges, n" 54 et 56, la maison Richard ou Hôtel des Ambassadeurs d'Angleterre (dans la cour, charmante galerie de bois sculpté, façade gothique) ; — même rue, n- 58, la maison Milsand (façade de la Renaissance);

— derrière Notre-Dame, Yhôtel Vogué, chef-d'œuvre de la Renaissance ; — rue Chaudronnerie, 28, la maison des Cariatides, dans le style de la Renaissance;

— rue Saint-Martin et rue de l'École-de-Droit, 51, deux maisons du même style, etc.

Le musée de Dijon occupe 9 salles de l'hôtel de ville et la partie neuve appelée palais des Beaux-Arts. Il est ouvert au public, le dimanche de midi à 4 h.; le jeudi de midi à 2 h., et tous les jours aux étrangers.

On remarque dans l'escalier qui y conduit divers fragments de sculptures gallo-romaines et du moyeu âge, et une tapisserie du xvia s. La galerie de peinture renferme des œuvres de l'école française (peintures de Bon Boullongne, des Goypel, de J. B. Lallemand, Largillière, Lebrun, Mignard, Nattier, Parrocel (le père), de Troy, Vanloo; beaux dessins de Devosge père et de Devosge lils, esquisses de Gagneraux), des écoles llamande, allemande et hollandaise (Breughel de Velours, Ph. de Champaigne, G. de Crayer, Van Eyck, Heniling. Vander Meulen, Peter Ntefs, Rubens, W omvermans) et des écoles italienne (Albane, le

Bassan, Ann. Carrache, le Dominiquin, P. Véronése, le Pérugin, la Bosatba, le Tintoret, Andréa del Sarto. Le plafond de la salle des sculptures (statues de Rude et de JoufTroy) est peint par Prudhon.

La salle des Gardes, ornée d'une cheminée monumentale, renferme de beaux tableaux, des bustes, des statues, le mausolée de Crébillon, trois retables d'autels trés-curieux (xiv* et xv° s.) et les deux admirables tombeaux des ducs de Bourgogne, Philippe le Hardi et Jean sans Peur, placés jadis dans l'église de la Chartreuse.

Le tombeau de Philippe le Hardi, œuvre de Claux Sluter (xiv6 s.), est en marbre noir.

Des arcades ogivales, en marbre blanc, avec pilastres, figurines, pinacles, clochetons et galerie à j; ur, figurent sur les quatre faces un cloître autour duquel sont placées 40 statuettes. Sur la table (5 mét. 20 cent, de longueur sur t mét. 06 cent, de largeur) repose la statue couchée du prince, accompa gnée de deux anges supportant un casque en arriére de la tête. Le tombeau de Jean sans Peur et de Marguerite de Bourgogne, par Jehan de la Vcrla, n'a été terminé qu'au milieu du xve s. Deux lions sont couchés aux pieds de Jean et de Marguerite ; derrière leur tète quatre anges soutiennent le casque du duc et les armoiries de la duchesse. La table, longue de 3 mét. 41, large de 2 mét. 27, a

>N, — DIJON* [ROUTE l]

2u cent, de hauteur. — Enlre les deux mausolées a été placée une reproduction de la statue delà duchesse de Bedford, fille de Jean sans Peur.

Le cabinet des estampes comyie plus de 40,000 pièces.

La bibliothèque (ouverte tous les jours, fêtes exceptées) possède 50,000 vol. et 500 manuscrits.

Le parc, commencé en 1010 sur les dessins de Le Notre, par le grand Condé, fut achevé par son fils. 11 a 55 hectares 25 ares de superficie. — La promenade de V Arquebuse est séparée par une haie et un ruisseau du Jardin des Plantes (500 variétés de vignes), dont le musée botanique possède un magnifique herbier.

— Le musée d'histoire naturelle (au Jardin des Plantes) renferme l'enveloppe supérieure d'un glyptodon, pièce unique dans les collections d'Europe.

Au delà de la porte Saint- Bernard, s'élève la statue en bronze de saint Bernard, par M. Jouffroy (1847).

Dijon est la patrie de saint Bernard, de Bossuet, de Rameau, de La Monnoye, de Crébillon, de de Brosses, de Piron et de Guy ton de Morveau.

De Dijon à Nevers, par Autiin, R. 12;

— à Langres, 4, par Gray, B, par Selongcy, B. 18; — a Genève, par Bourg. 11. 27.

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