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N. — LYON

manches et les jours de fête, il est fermé à i h.

Poste aux chevaux. — Place Louis-jNapoléon.

Télégraphie électrique. — Place Impériale.

Situation.

Lyon, ch.-l. du département du Rhône. V. de 523,964 h., est située au confluent du Rhône et de la Saône, à une allit. qui varie de 170 met. à 310 met. Pour bien en comprendre la situation et l'aspect, il faut l'examinerdu haut duclocher deNotre- Dame de Fourvières. De nombreux chemins conduisent à celte église, qui couronne une colline de la rive dr. de la Saône. Le plus fréquenté est la montée de Saint-Barthélemy, où l'on peut prendre indifféremment deux chemins de traverse, à l'entrée desquels on paye 5 cent, par personne.

Quais et ponts de la Saône.

En descendant la Saône, on trouve successivement les quais et les ponts suivants : rive dr., quai de la Yaisej — pont suspendu de la Gare(% travées, 170 mèt.); — pont suspendu de Port- Mouton ; — pont en pierre de Serin (113 met.), construit en 1815;

— quais de Pterre-Scise et de Bourg-Neuf (à l'extrémité, statue de Jean Ciéberger (l'homme de lalloche),parM.Bonnaire (1849);

— passerelle Saint-Vincent (90 met.), reconstruite en 1841 ; — pont suspendu de ta Feuillée (101 met. 86 cent.), qui date de

1857 ; — pont de Semours (fi arches en pierre), construit en 1843; — pont suspendu du Palais-de-Jnslice, 5 travées, 164 met. de longueur; — pont de l'Archevêché ou de Tilsii, long de 150 mèt., inauguré en 1861; — Passerelle Saint-Georges; — pont d'Ainay, long de 111 mèt.

59 cent., construit en 1818; — pont suspendu Napoléon. — Au delà du pont du chemin de fer commence, sur la rive dr., le cours Rambaud, le long duquel on aperçoit Y arsenal, le gazomètre et de nombreuses usines. — Sur la rive g , le chemin des Étroits, remplacé par une large route, conduit aune grotte décrite par J.-J. Rousseau, qui y passa une nuit. — Le pont de la Mulatière, à l'embouchure de la Saône, long de 175 mèt., 1 arches en fonte, sert au chemin de fer de Saint-Étienne, aux piétons et aux voitures.

Quais et ponts du Rhône.

En descendant le Rhône, on remarque : au-dessous de la Croix-Rousse, sur la rive droite du fleuve, le coursai H arbouville; puis, à l'extrémité du faubourg Saint-Clair, l'embarcadère du chemin de fer de Lyon à Genève, qui franchit le Rhône sur un pont de 7 arches, de 51 mèt. ; — le cours Saint-Clair ; — enfin, les ponts et les quais suivants:

pont suspendu Saint-Clair; — pont Morand (il! A) ; — sur la rive g., quai Bourbon, et sur la rive dr., le quai de Retz, au milieu I duquel s'élève le bâtiment qui |

A LYON. [ROUTE l]

contient le lycée et la bibliothèque ; —passerelle du Collège; — pont La Fayette (belle vue); — passerelle de i Hôtel-Dieu ; ~— pont de la Guillotière ; — hôpital de la Charité, qui donne son nom à un quai de la rive dr.; — pont Napoléon; — un peu plus bas, le pont du chemin de 1er de la Méditerranée, composé de 5 travées en fer sur piles en pierre, précédé de chaque côté d'un viaduc de 5 arches en pierre, pour la circulation sur les deux rives du fleuve. — La chaussée de Perrachc (beaux points de vue, rive dr.), du cours Suchel à la jonction des deux rivières, a environ 2 kil. de longueur.

Rues. — Passages. — Places. — Statues. — Fontaines.

La plus belle rue de Lyon est la rue Impériale, percée en 1855 et 185f>, pour réunir la place du Grand-Théâtre à la rue Bellecour. La place Impériale (jardins et fontaine monumentale) la sépare en deux parties. Sa largeur est de 22 mèt., sa longueur de 1,200 mèt. On y a élevé la Banque, le palais du commerce et une grande halle couverte par un vitrage.

La rue Centrale et la rue de V Impératrice (15 mèt. de large) mettent en communication la place des Terreaux avec la place Bellecour.

On voit encore de vieilles maisons sur la rivedr. de la Saône, au-dessous de Fourvières, entre Saint-Paul et Saint-Georges.

Parmi les galeries, nous cite-

rnns : la galerie de r Hôtel-bien; la galerie de l'Argue, conduisant de la rue Centrale à la rue Impériale; et le passage couvert (1858) en face de l'hôtel de ville; parmi le? places : la place Bellecour, avec jardins, fontaines et statue équestre île Louis XIV, par Lemot; — la place des Terreaux, bordée à TE. par l'hôtel de ville, au S. parle palais des Arts (jolie fontaine); — la place des Célestins (fontaine); — la place de la Préfecture ^fontaine); — la place Sathonay, plantée de marronniers {statue en bronzette Jacquart, par Foyatier) ; — la place Louis- Napoléon [statue équestre de Napoléon par M. de Nieuwcrkerkc) ; — la place Saint-Jean, avec une fonlaine de marbre blanc, style de la Renaissance, par M. Dardel {Baptême de Jésus, groupe en bronze, par M. Bonnassieux); — la place Tholozan, avec la statue du maréchal Sachet (1858); — aux Nrotteaux, la place Louis XVI (fontaine monumentale), et, prés de la place Saht-Pothin, le monument funéraire des Lyonnais massacrés par l'ordre de Collotd'IIerbois, en 1793.

Antiquités.

Lyon et ses environs conservent quelques antiquités romaines assez curieuses. Ce sont «l'abord les restes de trois aqueducs (mon. hist.) : du Mont-d'Or ou d'Écully, du Mont-Roman ou de Craponne, et du Mont-Pilat, le plus important (sa longueur totale était de 84 kil.; ses dé-

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