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Dépenses ou ressources spéciales

Total 2 045 390 45

Le budget des communes se compose, d'autre part, d'environ 340 000 francs de recettes ordinaires, balancées par un chiffre à peu près équivalent de dépenses obligatoires et 292 618 fr. 67 de dépenses facultatives.

Rente de FInde. — Par suite de la convention du 7 mars 4817 avec le gouvernement anglais, et du traité complémentaire du 13 mai 1818, la France a droit de la part de TAngleterre à une rente de 4 lacks de roupies sicas, et à une indemnité annuelle de 4 008 pagodes. Moyennant ces versements, la France a renoncé à la fabrication du sel dans ses établissements, et a consenti à se pourvoir de sel et d'opium, aux prix courants, dans les magasins du gouvernement anglais. La rente de 4 lacks de roupies avait une valeur exacte de 1 million enlSlT, mais depuis cette époque le taux de la roupie a considérablement baissé (de 2 fr. 50 à 2 fr. 06) et les 4 lacks ou 400 000 roupies ne valent plus guère que 944 841 francs. L'indemnité en pagodes se maintient au chiffre de 33 000 francs, la pagode n'étant pas une monnaie de compte. Mais, tandis que celte dernière allocation, répartie entre les anciens propriétaires saliniers, est versée directement à la colonie, la rente de Tlnde va au budget général de la métropole. A diverses reprises, la colonie a réclamé contre cet état de choses.

11 n'est pas sans intérêt de remarquer que ce budget de rinde française, qui atteint pour Texercice 1892 la somme de 2 170 liO francs tant aux recettes qu'aux dépenses, tant à l'ordinaire qu'à l'extraordinaire, ne dépassait pas, en 1860. la somme de 1 377 153 francs, et qu'il atteignait, en 1839, 932 819 francs seulement, et en 1826, 909 000 francs.

Dépenses de la Métropole. — La Métropole dépense dans rinde une somme totale de 313 835 francs, répartie comme suit (budget de 1892) :

PersonDel des services civils 47 847

— de la justice 444 479

— des cultes 5 000

— des services militaires 69 091

— des vivres et du matérieT 2 585

Frais de voyage ... 15 000

Vivres 8 715

Hôpitaux : personnel et matëriel 17 27 1

Matériel militaire 2 347

Dépenses diverses. 1 500

Total égal.. 313835

On voit par là que la colonie de Tlnde se suffit à peu près à elle-même et n'entratne qu une charge bien légère pour le budget métropolitain.

Administrations diverses. — Nous aurons complété tous les renseignements utiles en matières d'administration en disant qu'il existe à Pondichéry une prison générale, une maison de correction, un hôpital général, une imprimerie du gouvernement, un état-major des places, une direction d'artillerie, et, en conformité avec les traités de 1815, un corps de cipahis de l'Inde, calculé de façon à suffire au maintien du bon ordre, sans pouvoir porter ombrage à la puissance anglaise.

D'après le projet de loi sur l'armée coloniale (1892), ce corps doit se composer de 4 officiers français et 4 indigènes, 21 sousofficiers et 139 soldats tous indigènes. C'est à peu près sa composition actuelle * .

La police est aux mains d'un certain nombre de fonctionnaires européens, secondés par des agents natifs.

Les natifs sont d'ailleurs admis à tous les postes, à tous les grades.

Signalons l'existence, à Pondichéry et Karikal, de deux consulats anglais.

i . En 1883, une pétition signée de 462 personnes a demandé au Sénat qae le service militaire fût étendu à Tlnde française, et cette question a fait l'objet d'observations spéciales lors de la récente discussion des lois sur le recrutement et sur l'armée coloniale.

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