‹ La France depuis 1830Chapitre 115 sur 156 · TRAIN · texte numérisé non relu

TRAIN

dff équipages militaires

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TOTàL

KM) I 12 I 80 2 I 300 2 | 200 | 1/2 | 100 | | 81.048 h.

in 1,G00 40 ; 6,000' iO

* A prendre sar la g<*ndaniierie.

Des tableaux qui précèdent il résulte qu* eu temps de paix rafr mée do l'intérieur organisée comme nous le demandons serait forte de 280,000 hommes et égale en nombre, à peu de chose près , à celle que propose le ministre de la guerre ; elle serait moins nombreuse en infanterie de ligne, mais plus forte en cavalerie , en infanterie légère et en tirailleurs.

Qu'en temps de guerre elle s'élèverait à 725,000 hommes, non compris les légions d'étrangers et les corps francs que Ton devrait former.

Nous avons vu que sept années de recrutement, à 120,000 hommes par an, donneraient, déduction faite des pertes pour la mortalité et autr^ causes, 730,000 hommes.

U est encore une autre déduction bien plus considérable à opérer sur cette quantité , celle des hommes malades , écloppés , égarés ou blessés ; on ne peut l'évaluer à moins de 15 o/q/ Soit 109,000 hommes sur 725,000 ; de sorte qu'en campagne il ne réitérait sous les drapeaux que 616,000 hommes.

Ce calcul basé sur les circonstances les plus avantageuses prouve la néceisité de lever en outre, daps le cas de guerre, 750,000 hommes de garde nationale mobile. **

Sans doute il est inutile de répéter que, d'après ce système, il n'y aurait plus d'inspecteurs généraux.

Chaque corps d'armée appartiendrait pour ainsi dire à un chef, comme des enfans appartiennent à leur père , comme des soldats appartiennent à leur colonel. L'honneur, les devoirs et k réputation du conmaandant en chef lui imposeraient l'obligation de dévouer tous les instans de sa vie à surveiller ses généraux , ses régimens , ses réserves , ses batteries , son matériel , Forganisation mobile, la discipline et l'instruction de son armée. Il serait humilié que son corps fût primé par l'un des dix-neuf autres. Au lieu de passer sa vie dans le désœuvrement, soit à Paris, soit dans une campagne, et de perdre les habitudes de son noble métier, il retremperait ses

' I«e budget de IS38 évalue le nombre des malades au dii-neuviéme de l'effeclif en France, et au diiième de l'efTectif en Afrique.

** On Ta posé en principe, et ce principe a le sceau de IVipérience des tièrles : Um réserves gagnent tex baiaiUe» ; les réserves peuvent seules aussi taurtr ieM empirex et nittsurer leur indépendance. [De VFiprtt militairg en Frêuce, par le général Max. Lamarque, p. &n ; lgJ6".

forces et son courage dans des occupations conformes â sa carrière qui le rendraient plus capable de cueillir de nouveaux lauriers.

11 connaîtrait à fond tous ses subordonnés, ses ofliciers d'états major, d'administration, d'intendance; il saurait le parti qu'il pourrait tirer de chacun d'eux et jugerait le poste où il faudrait le placer.

Ainsi, au lieu d'une inspection fictive, passagère et sans résultats, il y aurait une inspection incessante et éclairée. Les avantages de ce sytème se répandraient sur les généraux et sur les chefs de corps et d'administration ; il régnerait entre eux la plus noble émulation, et, loin de s'exposer à des reproches, chacun chercherait à égaler, si ce n'est à dépasser, une compagnie, une batterie, un escadron, un régiment, une brigade, une division, soit de la même armée, soit d'un autre corps.

Nous désirerions encore que le général d'armée commandât la division territoriale où son corps d'armée serait cantonné.

Nous soumettons ce plan aux patriotes éclairés, aux hommes de l'art, à nos vieux et braves militaires ; qu'on le modiBe, qu'on le remplace même par un autre, nous y applaudirons pourvu qu'on lui en substitue tout de suite un meilleur , pourvu qu'on ne laisse pas la France désarmée et désorganisée en présence de la saintealliance qui la menace sans cesse et ne lui pardonnera jamais sop émancipation de 1830, ni le terrible et contagieux exemple qu'elle donne aux autres peuples.

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