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PROVINCES CONQUISES SUR LES COSAKS ET LES TATARS

Ces vastes contrées étaientplacées sous la suzeraineté delà Pologne au t^mps de sa grandeur ; mais quand sa puissance décrut , elles s* en détachèrent successivement et avaient fini par être toutà-foit indépendantes avant le premier démemtHPement de cette république.

Par leurs intrigues et leur machiavélisme, les czars parvinrent à faire passer ces peuplades guerrières sous leur sceptre protecteur, en leur garantissant, comme condition expresse, le mamiim de Uun libertés.

Mais une fois la puissance russe établie , elle s'étendit successivement et absorba peu à peu ces libertés. Il en fut des promesses faites à ces peuplades comme de celles qu'elle avait données aux Polonais, aux Courlandais, etc., quand le joug fut sûrement attaché , on n'en fit aucun cas.

Ces contrées ont été divisées en trois gouvernemens :

milles carrés, habilans.

Celui de Yoronège qui contient 1,347 1,339,000

desSlobodesd'Ukranie 996 1,350,000

desCosaksdu Don 2,550 600,000

Nous ne citerons que sommairement les conquêtes de la Russie en Asie sur les Persans et les Turks.

Le traité d' Andrinople, en 1829 , lui concéda une portkm de l'Arméinie et les Cmrteresses tnrques d*Anapa , d'Akalkali , tf Azur et de PôU.

Quant à la Perse , la Russie lui a enlevé la Géorgie en 180| et, en 1813, toutes les provinces situées au couchant de la mer Caâ-

pieune entre les fleuves Kiir ci Araxe, et i Torieot de celte mer, le territoire qui se prolonge jusqu*au golfe de Balcw. Bien plus encore, la Perse fut obligée de lui abandonner la navigation exclusive de k mer Caspienne.

Enfin , après une longue guerre , la Russie se fit céder, par le traité de paix de 1828 , le kanat d'Erivan , situé sur les deux bords de TAraxe et celui de Nakitcbevan.

On peut évaluer approximativement à 5,000 milles carrés géographiques la surface et à 1,500,000 âmes la population des provinces enlevées, en Asie, i la Turquie et à la Perse, depuis moins d'un siècle.

Dans cette nomenclature ne sont pas compris les peuples du Caucase qui résistent avec courage au joug de la Russie et dont le nombre s'élève de deux à trois millions d*honunes ; mais s* ils sont abandonnés par TEurope â leurs propres forces, ils finiront par succomber.

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