‹ La France devant l'EuropeChapitre 4 sur 21 · DE LA RUSSIE SUR L'ALLEMAGNE. XIII · texte numérisé non relu

DE LA RUSSIE SUR L'ALLEMAGNE. XIII

un joug terrible pour lui faire culliver la terre: de luimême il serait toujours cocher, batelier, charpentier errant. La monotonie du climat, du pays, le font aller Tolontiers au loin, au plus loin. Ce besoin de promenade fut senti en 53: on devait le mener au Sud pour Tanniversaire de Constantinople (1453). On Ta mené en Pologne, déjà rongée comme un os. Un jour ou Tautre , il ira de grand cœur voir l'Allemagne.

Pour aider à l'enthousiasme, le Czar dit à ses journalistes de Pétersbourg, de Moscou: « La Prusse est très-bonne Russe. La Prusse est avec moi. » (10 novembre.)

Cela faisait mal en Europe., contristait M. de Bismarck , mais faisait si bien en Russie ! Un concert de bëtes sauvages s'éleva , comme dans une ménagerie à l'heure où Ton va manger. Depuis les furieux Kalkoff jusqu'aux plus charmantes dames, un grand concert s'éleva, et ce chant: « Vive le Czarl >

D'innocentes demoiselles écrivaient à leurs amies: • Quel bonheur I... Quel grand Empereur I... D'un coup voilà notre Russie tout entière qui est levée.... Grand spectacle !... Gloire à Dieu I »

Ces cris qui nous arrivaient par ces voix candides et sûres , qui promettaient l'invasion, qui avertissaient l'Europe, dérangeaient tellement Bismarck, que, par ses chers reporters^ par un monde de journaux, il osa faire celle réponse étrange et facétieuse: « Plan pacifique de la Russie, qui, dégoûlée des atïûéôs permanentes, '^^'

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