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cune rumeur bla aucun AE à T envie, à Tin ur- fs rection, à cette lutte de classes qu utilisent tant de poètes ee troubles et d’ idéologues incertains. | |. He
On a pu dire, non sans vraisemblance, que cet mer Pics veilleuse imagination balzacienne avait servi de guide au réel, que la société présente s'était en quelque sorte ne modelée sur son peintre par anticipation. Nous avons vu, nous voyons chaque jour Vautrin, le scélérat insaisis sable ; Philippe Brideau, qui se fraie un chemin par le crime et la hardiesse : César Birotteau, l'inventeur et le commercant malheureux; des chercheurs d’absolu, des bons et des mauvais juges, des frénétiques de jouissance comme Rubempré, de pouvoir comme Rastignac, de do= mination morale comme de Marsay, des héros obscurs comme le père Goriot, David Séchard, des vicieux comme Hulot, des rouées comme Mme Marneffe, des femmes dé- : licieuses de grâce et de dévouement comme la princesse de Cadignan, la duchesse de Langeais. Cependant, les êtres plats et bornés qui sont maintenant aux affaires, les patients rongeurs du pays n ont Han de pee dans cette galerie.
Chaque personnage du glorieux be même abject et vil, est relevé par une pointe de désir qui empêche la souillure complète. Même les policiers tels que Corentin, : Coutenson, Peyrade, ont des accès de courage, d’ nee gation, de dévouement à la chose publique. Toutel'œuvre | est soulevée, purifiée par un souffle d’idéalisme qui lui permet de flotter sur les âges, « vaisseau favorisé par un grand aquilon », comme dit Baudelaire. 0
Le propre du génie de Balzac c’est d'avoir dressé, di 2 une lumière à la Rembrandt, des figures inoubliables, d'avoir typifié des êtres qui nous servent encore de points à de ralliement, car on dit un Hulot, un Gaudissart, un cousin Pons. Or, dans l'heure qui sonne, le nivellement : 3 démocratique tend à faire de plus en plus, de la masse | 4 obéissante, une grisaille où tranchent à peine quelques tartufes rouges, plus accusés ou plus conscients. Il à