Deuxième partie
Séparation profonde entre les deux races. — Le domestique français.
— Le quartier indigène. — L'indigène se tient à l'écart. — La mosquée. — Promenade hors des villes. — Un marché arabe. — Un douar.
— La veillée d'un village kabyle. — La vie indigène par toute l'Algérie. — Les « primitifs ». — La présence des Français n'a pas modifié le genre de vie des Arabes et des Kabyles. — Les transfuges. — Arabe et Chinois.
La race et la religion. — Effet de l'hérédité seule sur les indigènes d'Algérie. — La religion musulmane a parfait la race. — Les congrégations. — Elles se sont développées depuis la conquête. — L'ordre des Senoussya. — Sidi-Mohamed-cl-Senoussi et Sidi-el-Mahedi. — Les doctrines de l'ordre. — Son rayonnement en Afrique. — Trois millions de sujets. — La Zaouïa de Djerboub. — Elle est reliée à tout l'empire par des courriers. — La politique des Senoussya. — Leurs progrès en Algérie. — Pourquoi nous ne pouvons les connaître exactement. — Les Senoussya en Tunisie, au Maroc, dans le Sud et jusqu'au Niger. — Zaouïa et Khouan dans nos trois provinces. — Les Senoussya sont pour nous un grand péril. — Les congrégations. — 110 000 khouan et moqaddem. — Les marabouts locaux hostiles.
La France est, du fait de la conquête de l'Algérie, entrée dans le monde musulman. — Relations entre toutes les congrégations. — Le pèlerinage de la Mekke. — Il réunit les fidèles. — Les progrès de l'Islam.
— Ses roules en Afrique. — Ii compte 200 millions de fidèles. — At-il un chef? Les musulmans doivent avoir un seul iiriam. — Les prétentions du Sultan de Constantinople. — Sa politique « panislamique ».
— Dangers qu'elle fait prévoir. — Des rivalités diminuent toutefois ce danger. — Qui serait le chef du mouvement panislamique?
Après la grande guerre. — Les insurrections. — Les Oulad-Sidi-Cheikh en 1864. — Importance du soulèvement. — La lutte se continue jusqu'en 1871. — L'insurrection de Kabylie. — Mokrani et Cheikh-el- Haddad. — La « guerre sainte ». — 340 combats. — 200 000 combattants. — Bou-Amama. — Ses premiers succès. — Agitations et insurrections dans l'Afrique musulmane. — Arabi en Egypte. — Les Français en Tunisie. — Les intrigues des Senoussya. — Nos avantages contre Bou-Amama et les Oulad-Sidi-Cheikh. — Rétablissement de la paix. — Bou-Amama dans le Sud. — En Egypte, la bataille de Tel-el- Kébir et l'insurrection du Mahedi. — Y a-t-il un lien entre ces faits?
Puissance que l'idée religieuse garde en Algérie. — Les mécontents politiques feront toujours appel à la religion. — Quels résultats obtenus en soixante ans? L'autre face de la médaille. — Quelques effets heureux de notre venue. — Les indigènes travaillent. — Les grands chefs sont diminués. — Des indigènes ont combattu à nos côtés pendant l'insurrection de 1871. — Les Français toutefois n'ont pas pénétré les indigènes. — Aucune sympathie entre les deux races. — Les communes de plein exercice et les indigènes. — Une commune dépouillant un douar. — L'affaire du cadi de Miliana. — Les fonctionnaires ne parlent pas l'arabe. — Les indigènes sont plus malheureux aujourd'hui qu'avant notre venue. — Contact des ■ civilisés » et des « primitifs ». — Part de la fatalité. — Part des lois. — Le refoulement,
les • khammès ». — Les ruines de la guerre. — Le renchérissement de la vie. — Les dépenses inutiles. — L'emprunt. — L'usurier. — La loi mobilise la propriété. — Elle crée les gardes forestiers et les huissiers. — Une population de meurt-de-faim. — Fuite en Tunisie. — État des Kabyles et des populations du Sud. — État général de mécontentement dans toutes les classes. — Ni les Arabes, ni les Kabyles ne sont ralliés. — La guerre est une perpétuelle menace 3Ci»