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CHAPITRE XXX

DE COSNE A PARiS

Encore les bords de la Loire. — Le Gâtinais. — Montargis et son chien. — La forêt de Fontainebleau. — Le retour.

Après Gosne, on continue à longer la Loire, abritée parles ondulations qui forment les derniers éperons de la Puisaye. La route suit la Loire, le chemin de fer suit la route, avec une parfaite régularité, et non moins régulièrement les villages se succèdent au bord du grand chemin. C'est la Celle, Neuvy, Bonny jadis fortifié et dont Téglise Renaissance est assez jolie ; et après 30 kilomètres un peu monotones, on arrive à Briare, célèbre par la jonction du canal latéral à la Loire avec celui qui vient de Montargis. On lance précisé-

ment, à Theure où nous passons, un pont-aqueduc en fer destiné à faire traverser la Loire à ce dernier canal. Briare, comme Digoin, vit de son transit et de la navigation.

A partir de Briare, nous quittons définitivement la Loire, non sans regret. Nous avions fini par nous habituer à cette nappe silencieuse et basse qui nous accompagnait depuis trois jours. Nous nous intéressions h ses îlots jaunes et plats, à ses îles que couvraient parfois des forêts miniatures^ aux villages que nous apercevions sur la rive opposée, répondant symétriquement à ceux que nous traversions, à ses vignobles, à ses canaux. Mais bientôt nous touchons au terme du voyage. De la vallée de la Loire il nous faut passer, par celle du Loing, dans le bassin de la Seine. Tournons donc le dos au fleuve tranquille el lent, et montons sur le plateau du Gâtinais, dont Montargis est la capitale.

Gâtinais est synonyme de miel, de safran, de forêts giboyeuses, d'étangs poissonneux, d'une foule de bonnes choses ; pour le bicycliste, il est synonyme de routes délicieuses, idéalement roulantes, unies comme glaces, merveilleuses en tout point. De Briare à Montargis surtout, c'est une véritable promenade de 40 kilomètres environ, que nous ne saurions trop recommander aux amateurs. « Route de dames, » murmure mon compagnon, qui, après avoir maudit lesagents voyers

de leurs fondrières du Midi, leur en veut presque de nous rendre ici la besogne trop facile.

Avec cela on passe au milieu de taillis charmants et solitaires, où le bouleau mêle son tronc d'argent et ses feuilles légères aux sombres verdures des chênes, en des vallons romantiques et déserts. Des bruyères roses, des genêts couvrent de vastes clairières, entre les glandées. Quelques gros bourgs, fort plantureux, se rencontrent sur la route. L'un d'eux, la Bussière, possède un château en briques du quinzième siècle entouré d'un parc de toute beauté. On passe auprès d'un village au nom suggestif : il s'appelle les Choux.

Un peu avant d'arriver à Montargis, la route est fortement triturée par une foule de souliers à clous, allant tous dans le même sens. Des troupes ont passé par là ; nous pouvons nous assurer que le passage de l'infanterie ne détériore pas les chemins, à beaucoup près, autant que la cavalerie, ou que le piétinement de troupeaux de moutons.

Nous trouvons en effet Montargis rempli de pantalons rouges. Plusieurs régiments en manœuvres viennent d'y arriver, et ce ne sont dans toutes les rues que va-et-vient de sergents affairés, leurs cahiers sous le bras, d'officiers avec la sacoche en bandoulière, de troupiers aux souliers couverts de poussière et au visage tanné. Partout les sabres résonnent ; les hôtels sont envahis, les chambres emportées d'assaut, et nous n'obte-

nons deux lits qu'en nous faisant passer pour correspondants de journaux militaires.

Montargis est si près de Paris que tout bicycliste d'une certaine force peut y aller en une journée, et revenir le lendemain. La petite ville, gaie et proprette, ne manque pas d'intérêt. Arrosée par le Loing et son canal, et par le canal de Briare, toujours chargés de bateaux dont le principal passager est un petit âne qui aide souvent à la remorque, elle a, par endroits, Tair d'une Venise minuscule. Le vieux château qui s'élève sur une petite colline n'a plus grand caractère, mais l'église est une des plus élégantes que je connais»^; on ferait tout exprès le voyage pour voir à l'intérieur les colonnettes détachées au pourtour du chœur, d'un effet de perspective ravissant, et son abside Renaissance où les difficultés ont été multipliées pour le plaisir de les vaincre, et ses vitraux, les plus belles verrières modernes que je connaisse.

Nevers a son perroquet. Montargis a son chien. Il est même sculpté sur la cheminée de la grand'salle du château, peint sur les vitraux de l'église ; comment n'a-t-il pas sa statue sur quelque place publique ? Du temps de Charles VIII, un nommé Mondidier fut assassiné en forêt de Bondy ; son chien, reconnaissant le meurtrier (quelque temps après, lui sauta à la gorge. Cet homme s'appelait

Macaire. — Déjà ! — Le roi, prévenu du fait, ordonna que Macaire et le chien comparaîtraient devant lui à Montargis en combat singulier et jugement de Dieu. Ce fut le chien qui eut le dessus.

E[ Taube se lève sur notre dernière journée.

Nous entrons dans la vallée du Loing, aimable, verte et riante, où la route passe comme une allée de parc, parmi des paysages frais et tout à fait agréables à voir. A vue crœil la petite rivière grossit. Les collines de ses bords s'escarpent de plus en plus, et finissent par devenir toutes déchiquetées de grès noircis par les pluies, verdis par les mousses, assiégés par des bois de sapins, une miniature des vraies montagnes, à qui ne manquent même pas, par places, Taridilé et la sauvage nudité des pays alpestres.

Mais tournons-nous. Ces entassements de roches aux formes bizarres regardent de grasses prairies, des bosquets touffus, au milieu desquels la rivière contourne ses replis d'argent, allant, pressée et active, à la Seine.

Ce sont par ici pays de pierres. Tout est creusé de carrières ; la plupart des maisons de Paris sortent de ces coteaux. Qui n'a entendu parler de la pierre de Château-Landon, de la pierre de Souppes? En traversant ce bourg, mon spirituel ami ne peut s'empêcher de faire un rapproche-

bo ca

tu

ment gastronomico-géographique avec le village de Choux, d'hier.

Déjeuné à Nemours, dont le château baigne ses tristes murs gris dans la rivière. Traversé ensuite la forêt de Fontainebleau. Ses hautes futaies, ses belles routes ombreuses, ses solitudes toutes tapissées de mousses et de fougères, sont adorables encore, même après toutes les forêts, toutes les solitudes que nous avons fréquentées en notre voyage. Et puis, c'est une vieille amie; c'est, à la porte de Paris, l'illusion des grands espaces verts, des lointains déserts où l'on peut oublier les bassesses, les misères, les platitudes de la vie, en face de la haute et souveraine nature.

Pourtant ce monde auquel nous voudrions échapper s'impose violemment à nous sous la forme de quelques artilleurs qui font l'exercice du canon dans le polygone où verdoyaient jadis les taillis et se glissaient les sentiers de la Gorge aux Merisiers. De sourdes détonations la forêt retentit, et les rêveries poétiques sont, de cinq minutes en cinq minutes, interrompues par un boum ! qui coupe les ailes à l'idéal et le rabat vers la réalité. Eh oui ! Pendant que sur nos bicyclettes nous jasons de l'art, de la beauté, de la fête des yeux que Dieu donne sans cesse à ceux qui savent la voir, des hommes sont là, qui s'exercent à s'entre-tuer avec intelligence, mathématique et précision. La nature est vaincue, et

pinsons et fauvettes, effarouchés, se taisent dans les fourrés; et l'homme, impuissant à créer, se sentant fort pour détruire, taille à même les forêts des polygones, à même les vieilles villes des rues, à même les murailles humaines que font les armées, de larges brèches, à même les cœurs des trouées sombres. Et quand sur son passage il a tout tué, tout démoli, tout dégradé, tout sali, tout anéanti, il se campe sur ces ruines et se proclame le Roi de la création !

C'est que, des excursions comme celle que nous venons de faire, on rapporte un grand amour, un grand respect de la nature. C'est qu'on en veut à l'homme, étant si petit, de tenir tant de place et de faire tant de mal, pouvant faire tant de bien. C'est que l'horizon de Fâme s'élargit comme les horizons que l'œil embrasse ; c'est que les poumons ne sont pas seuls à se dilater, les muscles seuls à se fortifier en ces courses saines et vivifiantes : l'esprit aussi et le cœur s'ouvrent à l'aise, n'étant plus bornés et emprisonnés dans les petites conventions et le monde faux où ils doivent se plier pendant de longs mois. C'est qu'on a pu dépouiller, avec la redingote ou l'habit, les hypocrisies, les humiliations, les déboires, les espoirs déçus, les mille petites lâchetés dont la vie est faite; qu'on se sent vraiment libre sans qu'une loi

ait besoin de vous le préciser, qu'on se sent vivre, enfin, et plus près de Dieu!

Quand les voyages en bicyclette n'auraient que ce mérite, dites, mes amis, si ce n'est pas assez! Dites si cela ne suffit pas pour les recommander aux jeunes, dont ils développeront l'intelligence, l'initiative, le courage, la persévérance, en même temps que lesjambes et la poitrine; aux plus mûrs qui y trouveront Toubli momentané de leurs soucis et de nouvelles forces pour les affronter !

Telles étaient les réflexions que nous échangions en pédalant sur la route de Fontainebleau à Melun et de Melun à Paris. Quand nous franchîmes la barrière, nous avions fait 21 12 kilomètres, visité deux cent trente communes, passé dans vingtdeux départements.

Et maintenant, lorsque en pensée nous refaisons ce voyage, le beau, le divin soleil de Provence le domine tout entier, l'illumine de ses rayons ; il nous semble encore sentir ses baisers ardents courir dans nos veines, et nous nous surprenons malgré nous, dans les neiges, les brumes et les boues du grand Paris, à redire les vers du poète provençal:

O beau soleil de la Provence, O gai compagnon du mistral !

Toi qui fais couler la Durance Comme brille dans le cristal Le vin de Crau ; lampe vermeille!

Allume-toi, luis et nous ensoleille !

Pour les touristes qui se proposeraient de suivre tout ou partie de notre itinéraire, nous en donnons ici le relevé kilométrique exact, ainsi que des indications sur la nature des routes, les hôtels ou auberges des localités secondaires.

Nous ne citons aucun hôtel dans les grandes villes ou localités importantes, où le cycliste est assuré de ne jamais chercher longtemps un gîte.

Toutes les sections de route qui n'ont pas de mention particulière peuvent être considérées comme bonnes ou suffisantes pour la bicyclette.

Ne pas oublier que les cantonniers rechargent les routes dans le courant d'octobre et qu'elles deviennent alors presque partout impraticables.

De Paris à Villeneuve-Saint-Georges, 12 kilomètres.

Passer par Créteil et \'alenton, la route nationale étant très mal pavée.

De Villeneuve-Saint-Georges à Melun, par Lieusaint, 27 kilomètres.

De Melun à Montereau, par Valence, 30 kilomètres.

La route par Chartrettes, Fontaine-le-Port et Moret, plus rapprochée de la Seine, est beaucoup plus pittoresque et n'allonge que de 4 kilomètres environ.

Jusqu'à Vézelay, le sol est excellent et les routes exceptionnellement bonnes.

De Montereau à Sens, 35 kilomètres.

Par Villeneuve-la-Guyard (12 kilom.) , Pont-sur- Yonne, Hôtel de VÉcu (12 kilom.).

De Sens à Auxerre, 57 kilomètres.

Par Villeneuve -sur -Yonne (14 kilom.), Joigny, Hôtel du Duc de Bourgogne (16 kilom.).

La visite de Saint-Julien-du-Sault, Hôtel des Bons- Enfants, avant Joigny, allonge de 3 kilomètres, retour compris.

D' Auxerre à Avallon, 51 kilomètres.

Par Gravant (18 kilom.), Vermenton (5 kilom.), Arcysur-Cure, Hôtel Champeau (7 kilom.) et les gorges du Cousin.

La visite à Vézelay, Hôtel de la Poste et du Lion d'or (quitter la route d'Avallon à Sermizelles), allonge de 20 kilomètres, retour compris. On ne saurait s'en dispenser.

D' Avallon à Quarré-les-Tombes, Hôtel Morlety recommandé, 16 kilomètres.

Roule très dure, toujours en montanl.

De Quarré-les-Tombes à Autun, 63 kilomètres.

Par Dun-les-Places (12 kilom.), Montsauche (9 kilom.),, le lac des Settons, Pied-à-Terre Hôtel, recommandé (5 kilom.), Lucenay-l'Évêque (21 kilom.).

Faire attention, les routes du Morvan étant un véritable dédale où la bonne voie, une fois perdue, ne peut plus se retrouver sans des pertes de temps considérables.

Sol excessivement raboteux et fatigant.

D'Autun à Mâcon, 104 kilomètres.

Par le Creusot (26 kilom.), Montcenis (3 kilom.), Blanzy, Hôtel Daiivergne (11 kilom.), Cluny, Hôtel de VÉtoile (40 kilom.).

De Mâcon à Bourg-en-Bresse, 33 kilomètres. Par le Logis-Neuf, bonnes auberges (18 kilom.).

De Bourg-en-Bresse à Nantua, 39 kilomètres.

Par Ceyzériat, Hôtel du Balcon, recommandé (8 kilom.). Le pays devient très accidenté : côtes très fortes et descentes dangereuses. Il faut être prudent. Hautecour (9 kilom.).

3 kilomètres après Hautecour, longue côte de Berthian, de 7 kilomètres. On peut l'éviter en passant, au sortir d'Hautecour, par Thoirette et Izernore, détour très pittoresque qui fait faire le tour des monts de Corent et allonge de 14 kilomètres environ.

De Nantua à Aix-les-Bains, 75 kilomètres.

Par Champagne-en-Valromey, Hôtel Gorrel, recommandé (39 kilom.), Artemare (5 kilom.), Culoz (8 kilom.), et les rives du lac du Bourget.

D' Aix-les-Bains à Chambéry, 17 kilomètres.

De Chambéry à Grenoble, 61 kilomètres.

Par les Marches (10 kilom.), le fort Barreaux (8 kilom.), le Tencin (17 kilom.) et Domène(16 kilom.); route détestable et défoncée à partir du fort Barreaux.

De l'autre côté de la vallée, sur la rive droite de risère, une autre route, moins mauvaise et de même longueur, passe par le Touvet.

De Grenoble à Sassenage, 6 kilomètres.

De Grenoble au col de la Croix-Haute, 67 kilomètres.

Par Pont-de-Claix (8 kilom.), Vif (8 kilom.), Moneslier-de-Clermont, deux bonnes auberges (17 kilom.), le col de Fau, Saint-Maurice-en-Trièves, auberges rudimentaires (28 kilom.).

Au col de la Croix-Haute, il n'y a ni auberge ni maison. Saint-Maurice, à 6 kilomètres, est le lieu habité le plus rapproché.

Du col de la Croix-Haute à Serres, Hôtel Fiji^ 39 kilomètres.

Par Lus -la -Croix -Haute, bonne auberge (7 kilom.), la Faurie (12 kilom.), Aspres-sur-Buech (9 kilom.).

' De Serres à Sisteron, Hôtel Vassaîl, 33 kilohiètres.

Par Laragne (16 kilom.).

De Sisteron à Digne, Hôtel Rémusat, 38 kiloniètres.

Par Château-Arnoux (13 kilom., route caillouteuse), Malijai (6 kilom.).

De^ Digne à Barjols, Hôtel Rouvier, 18 kilomètres. Nombreuses côtes et descentes rapides.

Par Ohâteauredon (10 kilom.), Pu i moisson, ^ m ^^A^^e

Galicy (22 kilom.), Riez (7 kilom.), Quinson(l8kilom.), Montmeyan (7 kilom.), Tavernes (9 kilom.).

L'arrivée à Barjols est une descente très raide, maïs faisable.

De Barjols à Meyrargues, Hôtel du Buffet de la Gare, 48 kilomètres.

Par Tavernes (5 kilom.), Varages (4 kilom.), Esparron (10 kilom.), Rians (8 kilom.), Jouques (Il kilom.).

De Barjols à Draguig-nan, Hôtel Berlin^ 42 kilomètres.

Par Sillans (16 kilom.), Salernes (5 kilom.), Flayosc (15 kilom.).

De Barjols à Brignoles, 21 kilomètres.

Par Châteauvert et le Vallon Sourd (7 kilom.), le Val (10 kilom.).

De Barjols à Saint-Tropez, 80 kilomètres.

Par Gotignac (13 kilom.), Carcès (7 kilom.), le Luc (20 kilom.), les monts des Maures, la Garde-Freinet, Hôtel Sola (20 kilom.), Grimaud (8 kilom.), Gogolin (3 kilom.).

Descente très forte en arrivant à Gotignac.

De Saint-Tropez à Toulon, 71 kilomètres.

Par Gogolin (9 kilom.), la Molle, Hyères, Grand Hôtel de Paris (40 kilom.), Garqueyranne. Route raboteuse et médiocre.

De Toulon à Marseille, 65 kilomètres.

Par la Seyne (5 kilom.), Saint-Nazaire (9 kilom.), Bandol (5 kilom.), la Giotat, Hôtel de l'Univers (16 kilom.), Gassis (10 kilom.), Sainte-Margueritç.

4f02 LA FRANCE EN BICYCLETTE

Ou par la Ciotat et Aubagne, en allongeant de 8 kilomètres environ.

De Marseille à Avignon, Hôtel du Louvre, 94 kilomètres.

Route excellente par les Pennes (15 kilom.), Fétang de Berre, Lançon (27 kilom.), Salon, Grand-Hôtel (6 kilom.), Orgon — éviter d'y manger et d'y coucher — (18 kilom.), pont de Bonpassurla Durance (16 kilom.).

D'Avignon à Orange, Hôtel de la Poste, 27 kilomètres.

Route toujours parfaite, par Sorgues (10 kilom.), Courthezon (9 kilom.).

D'Orange à Valence, 103 kilomètres.

Sol médiocre et souvent défoncé par les inondations. Par Piolenc (7 kilom.), Mornas (4 kilom.), Mondragon (4 kilom.), la Palud (8 kilom.), Donzère (16 kilom.), Viviers, Hôtel du Louvre (5 kilom.), Rochemaure (13 kilom.), Cruas, Café Silvestre^ recommande (-9 kilom.), laVoulte (18 kilom.).

De Valence à Vienne, Hôtel de la Poste, 76 kilomètres.

Par Tain (17 kilom.), Saint- Vallier (13 kilom.), Andance (8 kilom.), ^e^^vaud, auberges (7 kilom.), Serrières, bons hôtels (3 kilom.), Condrieu (17 kilom.).

^ De Vienne à Lyon, 38 kilomètres.

Route médiocre avec fortes montées et descentes, par Saint-Symphorien-d'Ozon (12 kilom.).

Passer de préférence par Givors et la Mulatière, le long du Rhône, en allongeant de 5 kilomètres environ. Route meilleure et plus intéressante.

De Lyon à Digoin, Hôtel des Diligences, 117 kilomètres.

Par Lozane (18 kilom.), la Mure (29 kilom.), le col des Echarmeaux, auberges (13 kilom.), la Clayette, Hôtel Plassard-Dufy. recommandé (20 kilom.).

De Digoin à Nevers, 97 kilomètres.

Très bonnes routes jusqu'à Montargis et Nemours.

Par Gilly-sur-Loire (18 kilom.), Cronat, auberge (23 kilom.), Decize (22 kilom.), Imphy, Hôtel des Forges d'Imphy (22 kilom.).

De Nevers à Montargis, i7d^e/ de la Poste y recommandé (123 kilom.).

Par Pougues, Hôtel Guimaud (11 kilom.), la Charité-sur-Loire (13 kilom.), Pouilly-sur- Loire (13 kilom.), Cosne, Hôtel de la Nièvre (15 kilom.), Briare, Hôtel de la Poste (31 kilom.), la Bussière (12 kilom.).

De Montargis à Fontainebleau, 42 kilomètres.

Par Souppes (15 kilom.), les bords du Loing, Nemours (10 kilom.), Bourron (9 kilom.), la forêt (croix de Saint-Hérem).

De Fontainebleau à Paris, 58 kilomètres. Par la croix du Grand-\'eneur, la Table-du-Grand- Maître, la Table-du-Roi et Melun (19 kilom.).

De Melun à Paris (39 kilom.), comme au commencement de ritinéraire.

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