VI PRÉFACE
Si le ton de certaines pages semble un peu vif, le lecteur voudra bien ne pas oublier qu'elles furent écrites sous le coup des événements et que l'auteur n'a jamais été un prêcheur de guerre : il a toujours reconnu et proclamé la solidarité étroite qui unit les intérêts de la France au progrès pacifique de l'univers, au bonheur de toute l'humanité, à la fortune de ses voisins, de tous ses voisins. Il a vivement attaqué les politiques dont l'égoïsme lui semblait la base, l'impérialisme de M. Chamberlain et r « hamidianisme » du Sultan : les coups de Bourse de la finance française et les coups de tête de l'Empereur allemand lui inspirent la même antipathie.
Mais il a toujours vanté les qualités militaires et domestiques des Turcs ; il a toujours appelé de ses vœux la réconciliation entre Londres et Paris ; il a toujours dit que notre finance pourrait être l'un des grands moyens de notre politique, et il croit qu'un jour ou l'autre, l'Allemagne et Guillaume II luimême se déferont de leurs préjugés et errements bismarckiens.
1" janvier 1907.