II. PBOOrCTIOH MléTALLUBOKtDK
Fonte, fer et acier . 160,130,857'
Zinc 24,390,712
Plomb 7,475,171
Cuivre. .• 4,806,210
Argent 3,597,135
Total 200,400,085
Dans la même période, l'industrie extractive et métallurgique occupait le nombre d'ouvriers qui suit :
Russie. — Le calendrier (oflSciel) russe de 1855 et 1862 évalue ainsi qu'il suit, au point de vue des quantités seulement, les produits métallurgiques de l'empire en 1853 et 1859, en distinguant entre les usines du gouvernement et celles des particuliers, mais sans aucun renseignement sur l'industrie extractive, c'est-à-dire sur les minerais. Dans le tableau qui suit, le poids est en kilogrammes pour For, le platine et l'argent, en quintaux métriques pour les autres substances.
Ukinet
de U courunoe. dei i»«rticolier«.
Or 5,450 ^,410» 22,908 23,323
Platine 3 > 1,004 852
Argent 16,171 20,327 > 102
Cuivre 9,390 10,656 55,237 40,439
Plomb 6,552 8,734 » 1,165
Fonte 152,358 165,267 2,225,612 2,042,864
Fer 130,062 124,904 1,850,622 1,750,256
Acier 2,758 7,129 6,083 26,215
Autres 18,476 79,621 j353,140 376,317
Vitriol et salpêtre . » 646 » 6,306
Sel 3,172,597 2,119,021» 941,775 1,083,644
Houille » 594,779 » 211,695
En ce qui concerne les usines de la couronne, il y a eu, d'une année à l'autre, accroissement de la production pour l'argent, le cuivre, le plomb, la Tonte, l'acier et les métaux divers; diminution pour le fer et le sel. Dans les usines des particuliers, la production s'est accrue pour l'acier, les métaux divers et le sel; elle a diminué pour tout le reste. Ces usines ont, d'ailleurs, une importance bien supérieure à celle des établissements impériaux, sauf toutefois en ce qui concerne l'argent, le plomb, le sel et la houille.
Nous avons dit que les documents officiels d'où nous avons extrait les chifiî^ qui précèdent, n'indiquent pas la valeur des produits métallui^iques. H. de Tegoborski,
1. Document incomplet; il ne comprend pas le produit des mines ou layeries d^Alagir.
2. Document incomplet; il ne comprend pas le produit des salines trauscaucasiennes.
dans son livre sur les forces productives de la Russie^ les évalue à 135 millions de francs (dont 55 p. 100 pour For) en 1853.
On est frappé de la faible production relative du fer et de la houille en Russie, surtout quand on sait que les g^tes de combustibles et les mines de. fer reconnus y sont nombreux et d'une grande richesse. 11 est certain notamment que les montagnes de l'Oural et de la Sibérie renferment des minerais abondants et d'une qualité supérieure. Il y a donc lieu de croire que les distances, l'absence de routes et l'insuffisance de capitaux ne permettent pas de les exploiter. En fait, la Russie tire de la Suède les trois quarts de la fonte et de l'acier qu'elle met en œuvre.
Des produits métallurgiques de la Russie, l'or est celui dont la quantité s'est accrue le plus rapidement. De 588 kil. , en 1823, dans les mines ou laveries impériales, elle s'était déjà élevée, en 1854 (année des derniers documents complets sur la matière), à 5,017 kil., c'est-à-dire qu'elle avait presque décuplé. Dans les mines ou laveries particulières, le progrès a été plus rapide encore : de 117, en 1823, l'extraction avait monté à 21,033 en 1854. Nous avons vu qu'elle a été de 21,323 en 1859. C'est une nouvelle preuve à joindre à tant d'autres de la supériorité de l'exploitation par l'industrie privée sur celle de l'État. D'après le journal anglais le Sun (21 juillet 1861), qui doit avoir puisé aux sources officielles, les permis d'exploiter les gîtes aurifères, accordés en 1860, auraient été de 39, dont 15 délivrés à des nobles et le reste à des commerçants. Dans la même pnnée, 32 nouvelles compagnies d'exploitation se seraient formées et l'existence de 167 nouveaux placers aurait été déclarée. D'après la même autorité, on compterait dans les mines et laveries d'or de la Russie 28,809 ouvriers et 700 femmes seulement; les transports seraient effectués par près de 10,000 chevaux. Les montagnes de l'Oural produisent, en outre, des métaux précieux, des diamants dont quelques-uns d'un poids considérable. Le calendrier de 1862 se borne à faire connaître qu'en 1859 il en a été trouvé , dans les mines privées, 8 du poids de 4 7t carats.
Suède et Norwége: — Les mines suédoises produisent du fer en quantité considérable et d'excellente qualité, du cuivre, un peu d'argent et de la houille. Les minéraux n'y sont représentés que par l'ocre rouge, le marbre et l'alun. Le tableau ci-après indique, pour les années 1857, 1858 et 1859, les résultats de l'industrie minérale et métallurgique dans ce pays (poids en hectogrammes pour l'argent, en hectolitres pour l'ocre rouge, en quintaux métriques pour le reste).
lf«Uax et miniraux. 1857. 1858. 18S9.
Minerais de fe7 3,726,824 3,302,764 3,727,227
Fonte en gueuse 1,116,555 1,308,728 1,364,144
Fer en barre 1,267,181 1,174,089 1,212,788
Fabricatsdeferetd^acier. . 211,561 168,543 204,764
Cuivre 19,009 ' 18,785 30,267
Argent 11,499 11,518 10,128
Alun 18,919 19,946 18,668
Ocre rouge 12,892 19,749 23,899
Houille 44,378 38,858 40,165
La statistique ofiBcielle à laquelle nous empruntons les chiffres de produits ci-dessus, n'en indique pas la valeur.
Nous ne connaissons, pour la Nonvége, que la valeur de la production des mines d'argent exploitées par l'Étal à Kongberg. Cette valeur a très-sensiblement oscillé d'une année à l'autre dans la période 1834-1858 (25 ans). Son maximum tombe en
1834 (2,325,000 fr.), son minintum en 1842 (750,000 fr.). La moyenne aonaelle est, pour la période entière, de 1,377,750 fr.; celle des frais d'exploilation de 275,000 fr., le bénéfice net de 1,102,750 fr. L'Américain Withney, dans une publi> cation statistique sur la production minérale dans le monde entier en 18o4,atlribQe à la Norwége, sans citer ses autorités, une production de 5,287 hectogrammes d'argent, 516 tonnes métriques de cuivre et 5,016 tonnes de fer.
ZoLLVEREiN. — Cctlc éludc était terminée et livrée à l'impression, lorsqu'un document inséré au recueil allemand intitulé : Preussisches Handelsarchiv de i8(K! (2* sem., p. 492) nous a fait connaître les résultats officiels, pour 1861 , de Tiodustrie minérale et métallurgique de chacun des États du Zollverein, c'est-à-dire des plus importants des États allemands. Nous en donnons ci-après un rapide résumé (Prusse non comprise) , en suivant Tordre dans lequel les publications oiBcielles classent habituellement les membres de cette association douanière.