‹ La France et l'étrangerChapitre 96 sur 177 · P.MO · texte numérisé non relu

P.MO

Le fait principal qui ressort de ce tableau, c'est raccroissement de la population indigène, dont la part, comparée à celle de rélément étranger provenant de l'immigration, est notablement plus forte en 1861 qu'elle ne Tétait en 1851. Cette population indigène est essentiellement composée de Franco-Canadiens ou descendants de Français, et de Canadiens d'origine anglaise, écossaise, irlandaise, américaine ou germanique.

Les Franco -Canadiens avaient la prépondérance en 1^51 ; on en comptait alors 695,945, ce qui, pour une population indigène de 1,347,618 âmes, représentait une prpportion de 51.64 p. 100. Ils sont aujourd'hui au nombre de 880,607, sm* un chiffre total de 1,917,777 ; c'est un peu moins de moitié, soit exactement 45.92 p. 100. Les progrés de cette race ont pourtant été fort rapides : si l'on compare, en effet, leur nombre actuel à celui qu'indiquait l'avant-dernier recensement, on trouve une différence de 184,682; en d'autres termes, ils se sont accrus d'environ 30 p. 100. Ce résultat'est d'autant plus remarquable, qu'il est uniquement dû à l'excédant des naissances sur les décès. Depuis longtemps , en effet, l'émigration française n'est pas venue en aide à la population franco-canadienne, tandis que cette dernière a, dans plus d'une occasion, envoyé des colonies aux États-Unis. On n'estime pas à moins de 100,000 le nombre des jeunes gens d'origine française qui ont quitté le Canada pour aller chercher fortune dans la grande république voisine , où le plus grand nombre a fini par se fixer. Disons encore que les habitants de IsP campagne, s' expliquant difficilement le but d'un recensement, et n'y voyant en général qu'un moyen indirect de recueillir les infoimations nécessaires pour l'assiette de quelque impôt nouveau, ont une tendance très- caractérisée à dissimuler leur nombre réel. En vain les curés les exhortent-ils à ne rien cacher aux agents de l'administration; leurs efforts sont infructueux, et on peut assurer que les atténuations sont considérables. Il ne serait donc pas surprenant, si l'on en tient compte, que la population franco-canadienne n'atteignit en ce moment un million d'habitants; elle doit au moins balancer le reste de la population indigène.

Sur les 880,607 Franco-Canadiens indiqués par le recensement de 1861, 847,320 résident dans le Bas-Canada et 33,287 dans le Haut-Canada; les chiffres correspondants, en 1851, étaient respectivement de 669,523 et 26,417.

Dans les quinze comtés du Bas-Canada, dont la colonisation est comparativement récente, et qui ont été pour ce motif subdivisés, au début, en communes ou townships,Bu lieu de l'être en seigneuries,'il n'y avait encore, en 1851, que 46,000 Franco- Canadiens; en 1861, on en comptait plus de 96,000. L'accroissement a donc été de 106 p. 100. Si l'on prenait séparément les huit premiers comtés, qui constituent ce qu'on appelle les iownships de l'Est, on trouverait que l'augmentation de la population d'origine française, dans les dix dernières années, s'est élevée à 114 p. 100. En 1851, les Franco-Canadiens avaient contre eux, dans les townships de l'Est, une majorité de 13,675 individus; en 1861, ils avaient une supériorité numérique de 4,395 âmes. La population des quinze comtés comprenait, il y a dix ans, 46,764 Franco-Canadiens et 79,703 habilanls d'une autre origine. Elle se compose aujourd'hui de 96,727 Franco-Canadiens et 103,778 habitants d'une autre origine. Les Franco-Canadiens sont encore en minorité, mais la différence contre eux est de 7,251 seulement, au lieu de 32,939 en '1851.

Ces chiffres sont impoiHants, paice qu'ils indiquent la tendance de la population franco -canadienne à s'emparer des terres au fur et à mesure qu'elles sont défri-

chées. Non -seulement elle ne se laisse pas déposscdei' par les colons venus du Royaume-Uni, mais elle les chasse, au conli^aire, des UnvnshipSy où ils se sont primitivement établis," et les refoule vers l'Ouest. II y a évidemment, dans cette conquête graduelle du sol par les Franco* Canadiens, un signe de leur force et de leur puissance expansive.

La population d'origine française est d'ailleurs essentiellement agricole. C'est dans les campagnes que la famUle franco -canadienne se montre à son avantage, parce qu'elle s'y développe plus régulièrement que dans les villes. Rien, en effet, ny arrête ou gène son progrès normal. Aucune loi notamment n'y entrave la libre faculté de tester. La légitime, qui s'était introduite au Canada avec la Coutume de Paris, est maintenant tombée en désuétude, et le père de famille dispose de ses biens, conformément à la loi anglaise, de la manière la plus absolue. En général, il établit ses (ils au fur et à mesure qu'ils grandissent, et laisse la ferme qu'il a défrichée lui-même ou qu'il a reçue en héritage et sur laquelle il a vécu, au plus jeune de ses enfants mâles. La propriété foncière n'est pas divisée, ou ne l'est en tous cas que très-rarement; elle passe dans son intégrité de génération en génération, et reste comme le foyer commun, où les membres de la famille, dispersés sur différents points par les travaux de la colonisation, se retrouvent et se réunissent. La famille est habituellement nombreuse; il n'est pas lare de compter^sous un même toit douze ou quinze enfants; dans certains districts, celui de Gaspé, par exemple, le chifire de dix-huit n'est pas extraordinaire. Le sentiment de la famille y est puissant, niais sans la moindre faiblesse; les mœurs y ont même de la rudesse, peut-être une certaine âpreté. Ce défaut, que compense, au surplus, une haute moralité, n'exclut pas la charité. Elle se manifeste, au contraire, sous les formes les plus pratiques, et notamment par la voie de l'adoption. Ainsi, les enfants auxquels leurs soutiens naturels viennent à manquer, sont à peu près sûrs d'en trouver immédiatement de nouveaux chez des parents, des amis, de simples voisins.

Cette digression n'était pas inutile, en ce sens qu'elle contribue à expUquer Fénorme accroissement de la race française dans le Bas -Canada, d'où elle commence à déborder sur le Haut-Canada. Il y a déjà, dans cette partie de la province, un comté, celui de Russell, sur l'Ottawa, où les Franco-Canadiens sont en majorité, et un autre comté, celui de Prescott, sur le Saint-Laurent, où ils ont presque conquis l'égalité numérique.

La statistique officielle montre cependant que les Canadiens d'origine française, malgré leur fécondité naturelle, semblent perdre du terrain vis-à-vis des autres races, parce qu'ils ne reçoivent pas, comme elles, l'appoint considérable de l'émigration européenne. En 1851, l'élément étranger entrait dans la population da Canada pour un chiffre de 497,647; en 1861, il y figurait pour 588,978 personnes. Sur cet accroissement de 94,331 âmes, la part du Haut-Canada a été de 93,718, H celle du Bas-Canada de 613 seulement.

Voici d'ailleurs comment est composée la population étrangère du Canada :

Irlandais, 241,423; Anglais, 127,429; Écossais, 111,952; Américains des ÉtaL«- Unis, 64,399; Allemands el Hollandais, 23,855; Indiens, 12,717; natifs de la Nouvelle-Ecosse et de nie, 5,360; du Prince-Edouard, 4,064; Français, 3,061; de Jersey, Guernesey et autres lies anglaises, 1,157; de Terre-Neuve, 719; de b Suisse, 698; des Indes occidentales, 669; de la péninsule Scandinave, 590; des Indes orientales, 252; de l'Empire nisso, 227; d'Italie et de Grèce, 218 d'Espapn''

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el de Portugal, 151; personnes de toute autre origine, 669; nées en mer, SSâ; dont le lieu de naissance n'est pas connu, 1,809.

Les immigrants venus des iles Britanniques ou des colonies anglaises figurent dans cette liste pour les six septièmes environ. Dans la composition du septième restant, les Américains des États-Unis entrent pour près des trois cinquièmes. L'élément germanique occupe Te troisième rang. Les représentants des races latines ne viennent qu'en dernier lieu , et seuls parmi eux , les Français jouent un rôle de quelque importance.

Chaque nationalité s'est groupée de préférence autour de certains centres. Les Irlandais ont adopté les comtés de Frontenac, Hastings, Kingston et Simcoe, dans le Haut-Canada, et ceux de Pontiac, Ottawa et Québec, dans le Bas -Canada. Les Écossais se sont particulièrement réunis dans les comtés de Bruce, Grey, Huron, Wellington et Hamilton, qui dépendent du Canada-Ouest, et dans celui de Kantingdon, qui est compris dans le Canada-Est. Les Anglais ont montré une préférence marquée pour Oxford, Middlesex, London, Durham et Ontario, dans une des sections de la province, et pour Saint-John, dans l'autre. Quant aux Américains, c'est dans les villes surtout qu'on les rencontre; on en trouve quelques-uns à Québec, beaucoup à Montréal; mais les quatre cinquièmes résident dans le Haut-Canada. C'est également là que se trouve la presque totalité des Allemands; on en comptait 15,100 en 1861. Nos nationaux se sont aussi concentrés pour la plupart* dans les comtés de l'Ouest. En 1851, il y avait dans le Haut-Canada 1,007 Français, et dans le Bas-Canada, 359. En 1861, ces chiOVes étaient respecUvement de S,389 et 673.

Les Français domiciliés dans le Bas -Canada sont distribués pour plus de moitié entre les villes de Québec et de Montréal; on ne les rencontre dans les campagnes que par petits groupes de deux ou trois. Ceux du Haut -Canada résident, au contraire, presque tous dans les communes rurales; il n'y en a que 60 à Toronto; mais l'on en compte 913 dans le comté de Waterloo, 499 de Welland, 197 de Péterborough, 167 de Haldimand, et 78 de Bruce.

En général, ces Français appartiennent à nos départements de l'Est, ce qui explique leur prédilection pour les localités qu'ont choisies les éraigrants de race germanique.

Le chiffre de 19,715 individus attribué aux peaux rouges est sans aucun doute au-dessous de la vérité. Le recensement des tribus nomades présente, en effet, des difficultés insurmontables. Les seuls Indiens ou Sauvages, comme on les appelle au Canada, qu'on ait pu enregistrer, sont vraisemblablement ceux qui ont des établissements fixes. Voici quelle paraît être leur distiibution : il en a été trouvé 7,263 dans le Haut- et 3,476 dans le Bas-Canada.

Les résultats du recensement sont également inexacts en ce qui regarde les nègres ou mulâtres. D'après les tableaux officiels, il ne s'en trouverait au Canada que 11,413; savoir: 11,223 dans la section de l'Ouest et 190 dans celle de l'Est. Mais il est notoire que leur nombre est beaucoup plus considérable. Le recensement de 4851 donnait, pour la population de couleur, le chiffre de 3,013 seulement; elle doit être aujourd'hui d'au moins une vingtaine de mille âmes. Les individus qui la composent montrent en général peu d'aptitude et de goût pour le travail. On les tient en suspicion dans les comtés où ils habitent; leurs voisins s'en plaignent et les autorités locales font tous leurs efforts pour les décider à aller s'établir ailleurs. Elles patronent à cet effet un plan d'émigration pour Haïti, que le journal abolitioniste do

New- York, la TribunCy encourage également, mais qui n'a été jusqu'à présciil couronné que d'un médiocre succès. Les gens de couleur du Canada ne mettent, en effet, aucun empressement à partir pour la république haïtienne; ils ne s'y détermineraient que si on leur offrait certains avantages pécuniaires, ou si on usait à leur égard d'une sorte de contrainte.

Le sexe masculin domine au Canada, comme dans tous les pays peuplés en partie par l'émigration européenne. Sur une population de 2,506,755 âmes, on comple 1,279,261 hommes et 1,227,494 femmes; c'est 54.03 hommes pour 48.97 femmes. La différence en faveur des hommes est de 51,767 : elle est loin d'être aussi inarqUée dans le Bas- que dans le Haut-Canada, résultat facile à comprendre, puisque cette section de la province doit moins à l'immigration que l'autre. Dans le Bas- Canada, le sexe masculin n'est en excès que de 506, tandis que dans le Haut-Caoada, le recensement constate une supériorité numérique de 51,261. Cette supériorité se montre surtout dans les campagnes, particulièrement dans les comtés ouverts depuis peu de temps à la colonisation.

Les femmes l'emportent dans les villes. II n'y a d'exception que pour Londoo, ville de création nouvelle, où Ton trouve 5,921 hommes contre 5,634 femmes, el pour Ottawa, la future capitale du Canada, où les travaux de construction des édifices publics ont donné à la population mascuUne une majorité de 15 personnes. ' Sur 1,279,261 individus du sexe masculin que possède la province, on en compte 627,174, ou assez près de la moitié, entre 18 et 60 ans, savoir: 279,948 dans le Bas- et 347,226 dans le Haut -Canada. L'effectif des milices appelées à défendre le pays en cas d'invasion pourrait donc être aisément porté à 200,000 hommes.

Après les États-Unis, le Canada, et par les mêmes raisons, est le pays du monde où l'on compte le plus de cultes divers, ou plus exactement, le plus de sectes religieuses.

En voici l'énumération avec le chiffre correspondant de leurs adhérents :

Catholiques romains, 1,200,865, environ la moitié; anglicans, 374,987; mélbodistes Wesleyens, 244,246; église libre d'Ecosse, 157,813; lU établie d'Ecosse, 132,649; méthodistes épiscopaux, 79,152; baplistes, 69,310; presbytériens-unis. 56,527; méthodistes de la nouvelle communion, 29,492; luthériens, 25,156; aulre.< méthodistes, 24,204; individus ne professant aucune religion (sic), 18,850; secles religieuses non classées, 14,962; congrégationalistes, 14,384; personnes dont on n'a pu connaître le culte, 13,849; memnonistes et tunkers, 8,965; chrétiens de b Bible, 8,085; quakers, 7,504; chrétiens, 5,316; universalistes, 4,523; disciples, 4,152; id. du second avènement, 3,355; unitaricns, 1,284; juifs, 1,241 ; mormons,

Les catholiques sont en majorité dans tous les comtés du Bas-Canada, moins huiL Ils ont l'avantage numérique dans trois comtés et sont presque égaux aux protestants dans trois autres comtes du Haut-Canada.

En 1851, les catholiques du Canada étaient au nombre de 914,561, dont 746,866 dans le Bas- et 167,695 dans le Haut-Canada, et formaient les 49.65 centièmes Jt la population totale; en 1861, bien qu'ils se soient considérablement accrus, ils n'en représentaient plus que les 47.91 centièmes. Ce résultat peut paraître extraordinain en présence du progrès continu de l'élément catholique dans chacune des section^ de la province : ainsi dans le Haut-Canada, où, en 1851, les catholiques étaient au reste de la population dans le rapport de 17.61 à 100, ils sont aujourd'hui conmie 18.49 à 100; dans le Bas-Canada, la proportion des catholiques a monté deX^.^

p. 100 ci^ 1851, à 84.88 en 1861. Si l'on songe toutefois que la population s'est surtout accrue dans le Haut-Canada, où les protestants sont sensiblement plus nombreux, cette apparente anomalie s'explique aisément.

Plus des cinq sixièmes des habitants du Bas-Canada suivent la religion catholique. La proportion est moins forte cependant dans les villes que dans les campagnes. A Québec, sur une population de 51,109 âmes, on compte 41 ,477 catholiques, et à Montréal, 65,896 sur 90,323. Il y a quelques comtés où le catholicisme est pratiqué, à l'exclusion, pour ainsi dire, de toute autre reUgion, par exemple, dans le comté de Montmorency, où, sur une population de 11,136 âmes, on n'a recensé que 14 dissidents; dans celui de Bellechasse, 33 sur 16,062; Verchéres, 8 sur 15,485; rislet, 5 sur 12,300; Kamouraska, 4 sur 21,058; Charlevoix, 3 sur 15,223.

Les seuls comtés du Bas -Canada où les catholiques soient en minorité sont ceux de Stanshead, dans lequel le recensement de 1861 indique 2,137 catholiques sur une population de 12,258 âmes; Brome, 2,540 catholiques sur 12,732 âmes; Coraplon, 2,386 sur 10,210; Richemond , 3,025 sur 8,884; d'Argenteuil, 4,696 sur 13,897; de Missisquoi, Sherbrooke et Huntingdon.

Dans le Haut-Canada, les catholiques ne forment pas tout à fait le cinquième de la population. Ils sont comparativement plus nombreux dans les villes que dans les campagnes. Il y a trois comtés où les catholiques sont en majorité : Prescott, 9,621 catholiques sur 15,499 habitants; Russell, 3,518 sur 6,824; Glengarry,.10,919 sur 21,187. Les deux premiers sont en partie peuplés de Franco-Canadiens, le troisième a été colonisé par des Highlanders écossais.

Au point de vue numérique, les anglicans viennent immédiatement après les catholiques. On en compte 63,332 dans le Bas- et 31 1,565* dans le Haut-Canada.

Les méthodistes sont presque en nombre égal. Ils se décomposent en méthodistes de Wesley, épiscopaux, de la nouvelle communion, etc. En les réunissant, on en trouve 341,572, dans le Haut- et 30,582 dans le Bas-Canada.

Les presbytériens occupent le quatrième rang; les chiffres fournis par le recensement de 1861 sont 303,384 pour la section de l'Ouest et 43,607 pour celle de TEsL Les presbytériens se divisent en membres de l'église établie d'Ecosse, de l'église libre, presbytériens-unis, réformés, etc.

Les catholiques romains, les membres de l'église d'Angleterre, les méthodistes et les presbytériens formaient, en 1851, les 89.94 centièmes de la population de la province, et, en 1861, les 91.56.

Le tableau qui suit résume le mouvement, pendant les dix dernières années, de ces quatre communions :

AirxiBS. BAS>CAKADA. IIAUT-CAVADA. CANADA.

Eglise de Rome j ^^^ g^ gg ^g^g ^, g^

Église d'Angleterre | Jg^JJ 5.10 |3.4| U.57

M^hnHi.»». S 1851 2.38 21.81 12.42

Méthodistes ) ^gg^ 2 ,5 g^^, ^^g5

Pr«h,i<ri«n. S 1851 3.77 21.44 12.90

Presbytériens | ^gg^ 3 93 j^ ,3 ^g g^

Quant aux autres sectes protestantes, les principales sont réparties comme suit rnlre les deux sections de la province :

AXiiB*. BAPTMTBI. U;TBABinS.

Bas-Canad.*)

Haut-Canada

On comptait, de plus, en 1861 :

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