‹ La France et ses coloniesChapitre 106 sur 120 · DA.NS LE · texte numérisé non relu

DA.NS LE

publiques.

i icOLES

privées.

iiiJ

Report

Lozère

1.311.943 14.844 31.415 39.408 30.694 17.»' 63 24.012 29.987 20.144 32.498 27.568 134.406 29.658 24.231 70 613 43.097 30.558 17.487 17.686 47.237 24.835 52.156 27.83(1 25.521 24.830 169.271 25.421 41.731 63.156 28.149 41.689 25.806 13.713 16.28ri 15.096 33.795 23.85h 27.444 33.317 27.42.S

ei.oii, 36. ny

Maine-ct-LoJre

Manche

Marne

Marne (Hauto-)

Maveune

Meurthe-et-Moselle .

Meuse

Morbihan

Nièvre .

Nord

OisL»

1 Orne

Pas-de-Calais

Puy-de-Dôme

Pyrénées (Basses-). .

Pyrénées (Hautes-)..

Pvréuées-Orieutales.

RÏiône

Saône (Haute-)

Saônc-et-Loire

Sarthe

Savoie

Savoie (Haulu-;

Seine '. .

Seine-et-Marne.. .

Seine-et-Oise ....'...

Seine-Inférieure

Sèvres (Deux-)

Somme

Tarn

Ta rn-et- Garonne

Var

Vaurluso

Vendée

Vienne

Vienne (Haute-;

Vosges

Yonne

Totaux

Dans CCS nombres, sont comprises 289 écoles primaires supérieures avec 28 389 élèves, 421 cours complémentaires (10052 élèves) qui sont faits dans des écoles primaires élémentaires. Les écoles primaires élémentaires comprennent 1825 écoles de Aameau (49 460 élèves), dont le nombre diminue d^année en année à mesure qu'elles sont remplacées par des écoles primaires*

Les écoles inaterneltfs, désignées longtemps sous le nom de salles d^asile, ne sont pas comprises dans ces nombres. En 1886-87, il y en avait 5882 (dont 3^47 écoles publiques) et le nombre de leurs élèves inscrits était de 741 224.

Les classes enfantines sont comprises, suivant les cas, dans les écoles primaires ou dans les écoles maternelles.

Les cours ou classes d'adultes servent pour les uns à suppléer è. Tinsuffisance des premières notions et pour les autres à acquérir certaines connaissances complémentaires ou spéciales. En 1886-1887, l'administration constatait (constatation qui manque parfois de précision) l'existence de 7 596 classes de ce genre, publiques ou privées, suivis par 136590 hommes, et de 1437 classes suivies par 28022 femmes.

Chaque département doit, seul ou en se réunissant à un autre département, entretenir deux écoles normales primaires pour former dans Tune des instituteurs et dans l'autre des institutrices. En 1887, il y avait 90 écoles normales d'instituteur8(dont2 en Algérie); chaque département en a une, située (excepté dans 17 départements) (1) au chef-lieu ; Bel fort en a une ; le Doubs, outre celle de Besancon, en a une, à Montbéliard, pour les protestants. Il y avait, pour la France et l'Algérie, 82 écoles normales d'institutrices (dont 2 en Algérie); 7 seulement ne sont pas situées au chef-lieu (2). Le nombre des élèvesmaîtres était, en 1887, de5443etceluidesélèves-maitressesde3544.

Il y a, en outre, deux écoles normales primaires supérieures qui fournissent des professeurs aux écoles normales, celle de Saint'Cloud pour les instituteurs et celle de Fontenay-aux-Roses pour les institutrices.

Nul ne peut exercer les fonctions d'instituteur ou d'institutrice dans une école publique ou privée sans être pourvu du brevet de capacité; ce brevet est obtenu à la suite d'un examen que les candidats subissent devant une commission départementale présidée par l'inspecteur d'académie. Il y a deux degrés, le brevet élémentaire et le brevet supérieur. En 1887, il a été délivré 3636 brevets

(1) Voici les départements où l'école Dormale d'instituteurs n'est pas au clieflieu : Bassep-Alpc3 [Barcelonnetté), Ardennes (ChavtfvUle), Bouches-du-Rhôno (/lijTt, Charente-Inférieure {Lagord)^ Gironde (La Grande-Sauve), Indre-et-Loire [Loches), Landes (Dax), Loire [Montbrison), Loire-Inférieure {Stivenay)^ Meuse (Commercy), Nièvre (Vfivztf\ Nord {Douai), Basses-Pyrénées {Lescar)^ Rhône {Ville franche), Hi.ute-Savoie {Bonneville), Deux-Sèvres [Parthenay).

(2) Ardennes {Charleville), Bouches-du-Rhône (Aix), Manche [Coutances], Nord (Douât), Savoie (Albertville), Haute-Savoie {Rumilly), Alger (Milianah), — Belfort entretient une école normale dUnstitutrices, commuQQ avec la Haute- Saône, â Vesoul.

élémentaires d'instituteur et 8963 d'institutrice; 1676 brevets supérieurs d'instituteur et 2680 d'institutrice. Le brevet élémentaire d'institutrice, pour lequel les admissions et surtout les candidatures (1) sont plus nombreuses que pour les autres brevets, est un titre que beaucoup déjeunes filles recherchent comme une consécration de leurs études, sans se destiner à l'enseignement.

Les dépenses de l'instruction primaire ont beaucoup augmenté. Le total des dépenses ordinaires et extraordinaires de l'État et des dépenses ordinaires (on ne connaissait pas exactement avant 1887 le total des dépenses facultatives des communes) des communes s'élevait à 30 millions et demi en 1856, à 89 millions et demi en 1877, et à 146 millions en 1886 (Algérie non comprise). Avant 1877, la plus forte part de la dépense incombait aux communes et aux familles (environ 71 p. 100); depuis la suppression de la rétribution scolaire et les lois sur l'obligation et la gratuité, les cfiarges financières sont interverties; en 1885, l'État fournissait 75 millions et demi, soit 52 p. 100 du- total des dépenses. Aux 146 millions du budget de l'instruction primaire, il faudrait ajouter une partie des dépenses facultatives et extraordinaires des communes et les dépenses de construction d'écoles (368 millions ont été affectés de 1878 à 1886 à ces constructions à titre de subvention ou de prêt).

179. l4*eiisel|rn«m«n*««cond»ire. — L'enseignement secondaire est donné par l'État dans les lycées, par l'Étal et les communes dans les collèges; les uns et les autres sont des établissements publics. Il est également donné dans \gs petits séminaires (de 1 à 3 par diocèse), par le clergé; dansiez établùsemerits pj^ivés, par des prêtres séculiers, des congrégations religieuses ou par des laïques.

Paris possède, pour l'instruction des garçons, six lycées (Louisle-Grand, Condorcet, Henri IV, Charlemagne, Saint-Louis, Jansonde-Sailly), un collège municipal (Rollin), un collège privé (Stanislas) ; il y a en outre, dans le département de la Seine, deux autres lycées, Michelet à Vanves et Lakanal à Sceaujc, Pour l'instruction des filles, Paris possède les lycées Fénelon, Racine et Molière. Parmi les établissements privés, on peut citer, pour les garçons, le collège Sainte-Barbe, l'école Monge et l'école Alsacienne; pour les filles, les cours faits dans le local de la Sorbonne, le collège Sévigné, l'école Monceau et un grand nombre de cours.

Presque tous les chefs-lieux de département ont un lycée. Saint-

(1) Ainsi, en 188C, le nombre d'admissions déûuitives n été en moyenne de 35 p. 100 pour les aspirantes au brevet élémentaire, contre 40 p. 100 pour les trois autres catégories de candidats.

Omei\ Saint-Quentin, Charlevilley Setis ont un lycée, le chef-lieu n'en ayant pas. Le nombre total de ces établissements (y compris Paris et TAlgérie) était, en décembre 1887, de 100, sans compter les petits lycées dépendant des grands. Le nombre des élèves était d'environ 64000, dont plus de 5000 recevaient l'enseignement élémentaire, 34000 l'enseignement classique et 11000, l'enseignement spécial.

A la même époque, il y avait, dans 246 collèges communaux, environ 36000 élèves dont près de 8000 pour l'enseignement primaire, de 18000 pour l'enseignement classique et plus de 10000 pour l'enseignement spécial.

Les lycées de filles (le plus ancien de ce genre ne date que de 1881), étaient au nombre de 20, les collèges de filles au nombre de 23 et les cours secondaires au nombre de 09 ; le nombre des élèves dans ces 112 établissements s'élevait à 10 400.

Parmi les établissements publics d'enseignement secondaire pour les jeunes filles, il faut citer la maison d'éducation de Saint-DeniSy avec ses succursales des Loges {Saint-Germain) et d^Écouen, qui dépendent de la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur.

L'administration ne relève qu'à de rares intervalles le nombre des élèves des établissements privés. En 1876-1877, ce nombre s'élevait à 78000 environ, dont 47000 dans les établissements ecclésiastiques et 31 000 dans les établissements laïques.

Les professeurs de l'enseignement secondaire classique sont formés à l'ié'co/e normale supérieure, qui est à Paris, et aussi, depuis 1875, dans les cours des facultés. Les professeurs de l'enseignement secondaire spécial sont en partie formés dans Y Ecole normale spéciale de Çluny. Les professeurs de l'enseignement des jeunes filles sont formés dans l'école normale de Sèvres.

180. Ll'eBMiirBemeBt supérieur. — Jusqu'en 1875, cet enseignement était exclusivement donné, au nom de l'État, par les facultés qui ont d'ordinaire leur siège au chef-lieu d'académie. Il y a, en France, en 1888 (sans compter l'Algérie), 15 facultés des lettres et 15 des sciences, 13 de di^oit, 2 de théologie protestante {Paris, Montauban), 3 facultés de médecine et 3 écoles supérieures de pharmacie {Paris, Montpellier, Nancy qui a remplacé Strasbourg), 3 facultés mixtes de médecine et de pharmacie {Bordeaux, Lille, Lyon), 3 écoles de plein exercice de médecine et de pharmacie {Marseille, Nantes, Toulouse) et 14 écoles préparatoires de médecine et de pharmacie {Reims, Arras, Amiens, Rouen, Angers, Rennes, Caen, Besançon, Dijon, Poitiers, Limoges, Cleimont, Grenoble, Tours), 3 écoles des sciences et des lettres {Chambéry, Nantes, Rouen).

Les facultés, indépendamment des cours que font les professeurs, sont chargées de faire subir aux candidats les examens pour les grades de bachelier, de licencié et de docteur. {V. le tableau ci-après).

Enseignement

supérieur {Etat).

Th.

É.S.Ph.

i.rr.i.Pk.

Aix

Marseille

Besançon —

Bordeaux —

Gaen

Rouen

Glermont

Dijon

Lille

Amiens

Aî^as

Grenoble

Lyon

Montpellier. .

' Nancy

Paris

Reim^

Poitiers

Limoges

Tours

Rennes

Angers

Nantes

Toulouse.....

Montauban [\).

Chambéry. ...

Aloer (2)

LÉGENDE : 1 Th. : Faculté de théologie. — D. : FaciiUé de droit. -: M. : Faculté de médecine. — i S. : Faculté des sciences. — L. : Faculté des lettres. — É. S. Ph. : Ëcole 8iipéri«ure de pharmacie (celles de Bordeaux, Lille, Lyon, sont réunies, sous le nom de faculté mixte, h la faculté de médecine^ — É. Pr. M. Ph. : École préparatoire de médecine et de pharmacie. — É. Pr. K. s. Ecole préparatoire à l'euseignemeot supérieur (ces écoles n'ost aucune juridiction). Les noms en lettres grasses sont ceux des villes qui ont au moins deux facultés.

(1) Des 7 facultés de théologie, les deux qui appartiennent aux communions protestantes : ' Paris et Montauban, subsistent en 1888 ; l*>s 5 facultés catholiques ont cessé de figurer au budget depuis 1885; leurs membres conservent le tifre de professeurs honoraires.

(2) Les quatre écoles supérieures d'Alger tiennent, jusqu'à un certain point, lieu de facultés.

L'ADMINISTRATION. 54i

Les Facultés n'ont pas de ressort ou circonscription territoriale, sauf cependant celles de médecine et les écoles supérieures de pharmacie, en ce qui concerne les aspirants au titre d'officier de santé ou de pharmacien et de sage-femme de 2® classe. Chaque aspirant doit subir ses examens devant Técole préparatoire dans le ressort de laquelle est le département où il doit exercer. Chaque école préparatoire est dans le ressort d'une faculté et d'une école supérieure de pharmacie, d'où lui viennent les présidents des jurys d*examen.

Un Conseil général des facultés, créé par décret du 28 décembre 1885, est composé, pour chaque académie, du recteur, des doyens de faculté et directeurs d'école supérieure et préparatoire (Médecine et Pharmacie), de délégués élus au nombre de deux par chaque faculté, d'un par chaque école supérieure ou préparatoire.

La SorbonnCy h Paris, est le siège des facultés de théologie, des lettres et des sciences.

Vécoîe de droit et l'école de médecine sont le siège des facultés de droit et de médecine.

Le Collège de France et le Muséum d'histoire naturelle, établissements de l'État, représentent aussi, à Paris, les hautes études. Un certain nombre d'écoles et de cours publics ou libres peuvent être rangés dans la même catégorie.

Le Conservatoire des arts et métiers, à Paris, qui est rattaché au ministère de l'industrie et du commerce, est en quelque sorte la Sorbonne de l'industrie.

La loi du 12 juillet 1875 surla liberté de l'enseignement supérieur, amendée par la loi du 18 mars 1880, a autorisé, dans certaines conditions, l'étabHssement de facultés autres que celles de l'État. Les villes qui ont profité de cette liberté sont Paris (droit et école libre de hautes études), Angeles (droit, sciences, lettres), Lille (droit, médecine, sciences, lettres), Z^yon (droit, sciences, lettres), Toulouse (lettres), Marseille (droit).

181. lie» écoles spécinleg. — Indépendamment des écoles militaires et autres déjà mentionnées, il faut citer (plusieurs l'ont été déjà) : 1° à Paris, V École polytechnique, qui fournit des officiers à l'armée et des ingénieurs aux services publics ; Y Ecole supérieure des mines, YEcole des ponts et chaussées, YÈcole centrale des arts et manufactures (1), qui préparent des ingénieurs pour les services

(1) L'écoic centrale n>st pas coiuplèteiucut une école de TÉtat, puisque son budget en recettes et en dépenses n'est porté que pour mémoire au budget national (voir p. 48i) et qu'elle jouit d'une autonomie presque entière pour le choix du personnel.

de l'Etat et des ingénieurs civils; Y Ecole des chartes^ qui forme des archivistes paléographes; V École pratique des hautes études^ qui, liée à l'enseignement des facultés, relève de Tinstruction publique, et prépare des jeunes gens à l'étude approfondie des mathématiques , de la physique, de la chimie , de Thistoire naturelle, des sciences hisioriques et de la philologie; V École nationale et spéciale des beaux-arts, qui forme des peintres, des sculpteurs, des architectes; V École nationale des arts décoratifs; le Conservatoire national de musique et de déclamation, qui forme des artistes dramatiques et des musiciens ; V École des langues orientales vivantes; V Institut national agrononiique; 2* hors de Paris, 3 Écoles d'arts et métiers^ à Châlons-sur-Marne, à Angers, à Aix, et V École d'horlogerie de Cluses (Haute-Savoie) ; 3 Écoles des beauxarts, à Lyon, Dijon, Bourges; 3 Ecoles d*art décoratif, à Nice, à Limoges, h Aubusson;i Ecole nationale des arts industriels, à Roubaix; 26 Écoles de musique et 6 maîtrises; 3 Écoles d'agriculture, à Grand-Jouan (Loire-Inférieure), à Grignon (Seine-et-Oise), à Montpellier; 3 Ecoles vétérinaires, à Alfort (Seine), à Lyon, à Toulouse; 3 Écoles de médecine et de pharmacie navales, à Brest, à Rochefort et à Toulon; V École des mines de Saint-É tienne; 2 Écoles des mineurs, hAlais et à Douai ; V École pratique d'ifTigation et de drainage de Lézardeau (Finistère), V Ecole forestière de Nancy; Y École des haras du Pin (Orne). Ces écoles relèvent de divers ministères.

Il existe aussi en ce genre des établissements libres ou communaux, entre autres, des cours de dessin pratique ou des écoles telles que VÉcole libre des sciences politiques et Y École d*at*chitecture, à Paris, Y École cenh^ale lyonnaise à Lyon, Y École d'horlogerie de Besançon, Y École des hautes études commerciales à Pans, les écoles supérieures de commerce, à Pafis, à Bordeaux, à Rouen, au Havre, h Lyon, à Marseille, etc.

182. Li'admlnUtratloii académique. — L'instruction publique est donnée pblv Y Université (i). Publique ou libre, l'instruction est régie par les lois du 15 mars 1850, du 14 juin 1854, du 21 juini865, du 10 avril 1867, du 12 juillet 1875, du 27 février 1880, du 18 mars 1880, du 21 décembre 1880, du 28 mars 1882, du 30 octobre 1886.

Le ministre de l'instruction publique est assisté d'un Conseil supérieur de Tinstrmtion publique, organisé par la loi du 27 février 1880 et composé de 38 membres élus ou nommés pour quatre ans, et de plusieurs comités et commissions.

(I) Uue ordoDuaiice royale du 17 février 1815 remplaçait runiversiléiiupériHle par 17 universités (locales) ; mais elle est restée lettre morte après les Cent jours.

L'ADMINISTKATION. o43

L'administration de chacune des IG académies ou circonscriptions territoriales de Tinstruclion publique est conflée à un recteur, assisté d'un Conseil académique qu'il préside. Ce recteur a sous ses ordres, dans chaque département de son ressort, un inspecieuv d'acadi'mie (plusieurs pour le déparlement de la Seine). L'inspecteur d'académie a sous ses ordres au moins autant d'inspecteurs primaires qu'il y a d'arrondissements dans le déparlement (sauf quelques exceptions); depuis 1871, le nombre des inspecteurs primaires a augmenté avec l'importance de leur service, et il était devenu bien supérieur à celui des arrondis.sements: depuis 1887 il a été réduit par raison d'économie. L'inspecteur d'académie est vice-président du Conseil départemental présidé par le préfet.

Le nombre des académies n'est pas resté, depuis l'origine, invariable comme celui des Cours d'appel, auquel il élait primitivement lié (voir p. 344). En 1848, on le réduisit, par mesure d'économie, de 27 h 19 (tout en créant une académie à Reims et une autre, la 20", à Alger), en supprimant celles de Rouen^ Metz, Pau, Rastia, Amiens, Clermont, Limoges, lyîmes. En vue de diminuer Tautorilé des recteurs et en même temps celle de l'Université, la loi du 15 mars 1850 créa autant d'académies que de départements et subordonna dans une certaine mesure les recteurs aux préfets. En 1854, de grands rectorats furent rétablis au nombre de seize ; des facultés furent créées dans la ville où résidait le recteur et qui était, à peu d'exceptions près, une ancienne ville parlementaire (1). L'annexion de la Savoie a porté le nombre des académies à dix-sept; mais la perte de l'Alsace l'a fait retomber à seize (Algérie comprise). En 1888, le siège de l'académie de Douai a été transféré à Lille.

Les 16 académies sont :

Au nord et au nord-oaest.

Académies. Départements du ressort.

Lille Nord, Aisne, Ardennes, Pas-de-Calais, Somme,

Gaen Calvados, Eure, Manche, Orne, Sarthe, Seine-Infé-ieure,

Paris Seine, Cher y Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Loiret, Marne, Oise,

Seine-et-Marne, Seine-el-Oise, Rennes llle-et-Mlaine, Câtes-du-Sord, Finistère, Loire-Inférieure,

Maine-et-Loire, Mayenne, Morbihan,

{{) Lyon, Clet^monl et Poitiers, placés dans le vaste ressort du parlement de PariSf sont aujourd'hui les seuls chefs-lieux d'académie qui n'aient pas été, en 1789, sièges de parlement. Encore Poitiers a-t-il eu un parlement, et Clermont ses Grauds-Jours. Quant à Strasbow*ff, chef-lieu d*ticadémic depuis l'origine jusqu*â la perte de l'Alsace, on peut dire qu'il remplaçait Colmar, eiëge d'un Conseil sourerain.

An nord-est.

Académies. Départements du ressort.

Nancy Meurthe-et-Moselle, Meuse, Vosges.

Besançon Doubs, Jura^ Haute-Saâne^ tenntoire de Bel for t.

Dijon Côle-d'Or, Jubé, Haute-Marne^ Nièvre, Yonne.

Ghambéry Savoie, Haute-Savoie.

Au sud-est.

Lyon Rhône, Ain, Loire, Saône-el-Loire.

Grenoble hère, Hautes-Alpes, Ardèche, Drame.

Aix Douc/tes-du-Rhâne, Basses-Alpes, Alpes-Maritimes, Corse,

Var, Vaucluse.

Montpellier Hérault, Aude, Gard, Lozère, Pyrénées-Orientales.

Au sud-ouest.

Toulouse Haute-Garonne, AHègey Aveyron, Gers, Lof, Hautes-Pyrénées,

Tarn, Tarn-ct- Garonne.

Bordeaux Gironde, Dordogne, Landes, Lot-et-Garonne, Basses-Pyrénées.

Poitiers Vienne, Charente, Charente- In féneure, Indre, Indre-et-Loire,

DeuxSêvres, Vendée, Haute-Vienne.

Au centre.

Glermont Puy-de-Dôme, Allier, Cantal, Corrèze, Creuse, Haute-Loire.

Il y a, en outre, une dix-septième académie à Alger, créée en 1848, dont le ressort s'étend sur les trois départements A Alger, (ïOran et de Constantine et sur la Tunisie. Ces trois départements sont administrés, à quelques différences près, sous le rapport de l'instruction publique, comme les départements de la France.

183. liCs collections» les soclélés saTantcs et rinstltaC. — L*instruction est facilitée, d'une part, par les bibliothèques et les musées, où sont rassemblés les chefs-d'œuvre de la pensée et de Tart ; d'autre part, par les corps savants, qui font ou qui stimulent les travaux littéraires et scientifiques et groupent les liommes d'études. La plupart des villes ont une bibliothèque ; beaucoup de communes et d'écoles primaires ont été pourvues de bibliothèques soit par TÉtat, soit par des associations privées. Presque tous les départements possèdent une ou plusieurs sociétés savantes dont quelques-unes jouissent d'une ancienne renommée. Paris renferme des richesses inestimables dans ses bibliothèques et ses musées.

On trouve, en outre, à Paris, d'autres grandes institutions scientifiques, telles que Y Académie de médecine, X Observatoire^ le Bureau des longitudes, la Société nationale d'agriculture.

Est placé au sommet des institutions littéraires et scientifiques, l'Institut de France, créé parle décret du 25 oct. 1795; il est composé

depuis 1833 de cinq académies : ï Académie française^ V Académie des inscriptions et belles-lettres^ Y Académie des seienceSy V Académie des beaux-arts^ X Académie des sciences morales et politiques. Quatre d'entre elles se composent de 40 membres titulaires; Tacadémie des beaux-arts a, en outre, un secrétaire perpétuel hors section; Tacadémie des sciences a 66 membres titulaires, plus deux secré taires perpétuels hors section. Chacune d'elles (moins TAcadémie française) a, en outre, dix membres libres, des associés étrangers et des correspondants nationaux ou étrangers (au nombre de 248). Les académiciens sont élus par leurs confrères.

lO* seetlOB.

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