OS
»« ^ M pi^ •-« M «-t es r4 r< c< es ^
wî ce r- «^«o.** *~;.oo^^®.*^^ *^ ^
«as a 05Ca — W«S OGOrTcO — O »if O -«^
" " ^'oot-ooooooaor-t^r-r-coco t- r-
«s «s es es e< es ss «s es es es «S es es
cfloo •* 0 0 50^2 23 -j — — 5» J? r?
s A A QO 0»00
aiiSMaa
çp oa •#• •* es lO^r- vft «0 o w ^00 eo Ti-^c ' * ' * "
.Si-
•(■318 'aouij
Koiivnnaod
A t-Tr-^o cTw-* irt «O çi" r-^00 50 «O t'es es et «O eo « eo o» «O c» w co «O «o
•(5)«j«iir»«
KOiivmdOd
aiDIJHadQS
5r-4-a>e«©oo — Ojjeo-J—ooooQcççi
KO»flr- — »oo — co-îO^esujesjjgooo
„00«#«»--*'»0»^î''-«»'«"CS-* — — »<o«««*^o> O*"*wr-0>0«*#«-*kfl^ »t— QOço^r-r-oor- «-«esr«esr<meoeceoe>9co99eoei9coeocoeoece9
o> es « €5
aiva
r« r^ r^ s s 00 00 00 9C 00 00 00 00 oo oo 00 oo oo
LA FRAIICB.
S .tî
uiz:
rt s o •$ <
= • ® t. gg^ e ta, £5'-5S-S oS; -52
ii £ev a -o
La France tient aujourd'hui le quatrième rang en Europe par le nombre de ses habitants; elle vient après la Russie, TEmpire allemand et rAutriche-Hongrie.
iOO. lia deailté. —On appelle densité de la population le nombre moyen d'habitants par kilomètre carré. La densité moyenne de la population enFrance a augmenté presque constamment depuis 1801, puisque chaque recensement (excepté celui de 1872) a accusé un nombre d^habitants supérieur au nombre fourni par le précédent (en ne comptant pour 1801 et 1806 que le territoire resté français en 1815) et que le territoire était, en 1886, un peu moindre
Fig. 88. — Carte de la densité de la population en 1886.
qu'en 1815, et, par conséquent, moindre que celui qu'habitaient les 27,445,000 individus recensés en 1801. Cette densité était de 51,6 en 1801 et de 72,3 en 1886.
Les principaux groupes où la densité dépasse 75 sont : le groupe de Paris, comprenant le département de la Seine, qui, avec une population de 2,961,089 habitants et un territoire de 479 kilomètres carrés, atteignait en 1886 une densité de 6,182, et Seine-et-Oise (densité = 110), groupe qui doit son importance exceptionnelle à la capitale ; le groape du Nord, comprenant les nombreux centres manufacturiers des départements
LA POPULATION. 403
du Nord (d. = 294)/ du Pas-de-Calais (d. = 129), de la Somme (d. = 89) et de Y Aisne (d. = 76), ces deux derniers n*ayant une densité remarquable que sur quelques points de leur territoire; le groupe de la Normandie, avec la Seine-Inférieure (d. = 138) et certaines parties du Calvados (d. = 79) et de la Manche (d. = 88), qui est à la fois manufacturier, maritime et agricole; le groupe de la Bretagne, agricole et maritime, avec Ilk-et-Vilaine (d. = 92), les Côtes-du-Nord (d. = 91), le Finistère (d. = 105), le Morbihan (d. = 79), la Loire-Inférieure (d. =93); le groupe de test, groupe manufacturier, dont les événements de 1870-1871 ne nous ont laissé que la moindre partie, et qui comprend Meurthe-et-Moselle (d. = 82) et le territoire de Belfort (d. = 131) ; le groupe de Lyon et de Saint-Ëtienne, avec le RhOne (d. = 277), la Loire (d. = 127), centre industriel très important; le groupe de Marseille, avec les Bouches-du-Rhône (d. = 118) ; celui de Toulouse, avec la Haute-Garonne (d. = 76) ; celui de Bordeaux avec la Gironde (d. = 80) (voir la carte de la densité de la population en 1886 (fig. 88).
Un département ne représente d'ordinaire ni une région naturelle, ni même une région économique : aussi trouve-t-on souvent d*un arrondissement ou d'un canton à l'autre des différences considérables sous le rapport de la densité. Exemples : le Gard, où l'arrondissement houiller d^Alais avait, en 1881, une densité de 100, tandis que l'arrondissement agricole et montagneux du Vigan n'avait que 41; la Seine-Inférieure, où l'arrondissement maritime du Havre avait 258, et l'arrondissement tout agricole de IVeufchâtel A9 seulement.
Dans un même arrondissement, il se rencontre des différences non moins sensibles. Il convient de distinguer tout d'abord les communes urbaines (1), dont la densité moyenne, en 1886, était d'environ 428, mais qui n'occupent guère que la dix-septième partie du territoire français, et les communes rurales (1), qui occupent tout le reste de la France, avec une densité moyenne d'environ 49. Cette dernière moyenne se composait elle-même d'éléments très divers, puisque, dans le département de la Seine, elle s'élevait jusqu'à 264, tandis que, dans celui des Basses-Alpes, elle s'abaissait à 17. £n 1886, 2,411 communes avaient une densité inférieure à 20.
(1) Une commune est dite urbaine quand elle présente une agglomération d*aa moins 3,000 personnes, d*aprè8 la population de domicile, habitant un .groupe de maisons contiguês ou réunies par des jardins ou séparées seulement par des voies publiques; dans le cas contraire, eUe est dite ruraU,
Pour 4,433 communes seulement présentant une densité supérieure à 100, on en comptait plus de 18,000 de densité inférieure à 50, sur lesquelles 11,531, savoir, près du tiers de la totalité, venaient avec une densité variant entre 30 et 50. Dans Farrondissèment de Versailles, par exemple, on avait : 2,000 pour la ville de Versailles contre 800 pour le canton de Sèvres et 30 seulement pour la commune de Velizy, située tout à côté du chef-lieu sur le plateau.
Pour déterminer une agglomération, il suffit de la présence d'un cours d'eau, de l'ouverture d'un chemin de fer, de l'exislence d'une source ou même d'une nappe souterraine que des puits, artésiens ou non, mettent à la portée du cultivateur ou de l'industriel.
Parmi les circonstances qui peuvent amener une diminution de densité, nous nous bornerons à indiquer le développement, dans un pays de plaine, de la grande culture. Les pays de landes et de forêts sont toujours peu peuplés.
101. JLa population totale des pays français en 1886. — Si aux 38,219,000 habitants du territoire français en 1886, on ajoute la population de l'Algérie, des colonies et des protectorats (voir la X*' et la Xl^ parties), on voit que le nombre total des individus vivant sous Tautorité du gouvernement français était alors d'environ 71 millions :
France .38,22
Protectorats eo Afrique 16,09
Colonies et protectorats en Asie 1S,0&
Colonies en Océanie 0,09
Colonies en Amérique 0,04
102. lia eompotltlon de la population. — Dans le total des 38,219,000 habitants de la France, en 1886, les étrangers fièrent pour 1,126,000 (population de domicile, autrement dit population légale), soit 3 p. 100 à très peu près (1). Celte proportion a été constamment en augmentant, d'un recensement à l'autre^ dans la seconde moitié du siècle. Elle est supérieure à celle que présentent les autres États européens.
(1) Le recensement de la population de domicile est celui qui fournît la population légale, telle que la publie, sous forme de décret, le Ministère de rinlé> rieur. La population de fait, c'est-à-dire présente dans la commune le jour du recensement, est celle qui fournit des bulletins individnels et qui donne lieu à la plupart des constatations démographiques du volume publié par la Statistique générale de France.
LA POPULATION
La plupart des Français (environ 83 p. 100 de la population totale en 1886) résident, d'après le recensement de la population de fait, dans le département où ils sont nés ; mais, dans l'intérieur de beaucoup de départements, il y a une émigration notable des campagnes vers les villes, qui augmentent sans cesse au détriment des communes rurales. La proportion des habitants recensés hors du département où ils sont nés (nés en France ou nés à l'étranger et naturalisés ou non] est de prés de 16 p. 100, savoir, environ 1/6, tandis que celle
Millions
HabiUntt net dans le dépaHement •t hors du dê]p«rtdm0nt
Fig. 89. — Babittnts nés dans le département et hors du département (recensement de 1881) (!}.
des seuls étrangers non naturalisés est d'un peu plus de 1/40 (2,9 p. 100) ; c'est ce que montre encore plus clairement la figure ci-dessus dressée d'après la population de fait de 1881 (voir la flg. 89).
C'est en général dans les départements manufacturiers (voir, plus loin, § 106) que la population des villes s'accroît le plus aux dépens des campagnes.
Les 38 millions d'habitants (37,930,000, population de fait en 1886) de la France se répartissadent comme il suit entre les deux sexes :
g^jg^ ( masculin. . . 18,900,000 ' (féiniDia. . . . 19,030,000
ou environ...
I^jpar 1,000.
Le sexe féminin n'a cessé, en France, de prédominer numériquement depuis le commencement du siècle, mais dans une proportion variable suivant les temps et les lieux. C'est surtout dans le nord-ouest que cet excès est sensible; en 1886, on y comptait jus* qu'à 100 personnes du sexe féminin contre 92 de l'autre.
Dans les colonies, la population européenne présente en général
(I) Le recensement de 1881 ayant constaté 1,001,090 étrangers d*une part et 864,107 personnes nées à l'étranger d'autre part, on doit en conclure que pins Ae 185,000 étrangers étaient nés en France.
une disproportion plus forte, mais en sens inverse; les hommes sont en majorité.
Les gens mariés forment, sous le rapport de l'état civil, le groupe le plus nombreux de la population (à peu près 15 millions ; soit 39,4 p. 100, en 1886) ; le groupe des enfants vient en second ordre
Population par Sexe «t par tXê% Civil (1861)
CnFtnt«
Célibataire* Mdriêc&
Fig. 90. — Population par sexe et par état ciTÎl.
'•uv«i
(près de 11 millions) ; les célibataires adultes sont au nombre d'environ 8 millions et demi; les veufs et veuves au nombre presque "de 3 millions en 1881 d'après l'état civil.
103. lies naUsances. — En France, la prédominance numérique du sexe féminin ne tient pas k la naissance. Il natt en effet plus de garçons que de filles : le nombre total des naissances était à peu près de 25 par 1,000 habitants de 1872 à 1886 (voir sur la fig. 91 la comparaison par année de la natalité, de la mortalité et de la nuptialité) et, pour toute la France, d'environ 950,000 par an, sans compter les mort-nés (912,782 en 1884, dont environ 460,000 garçons et 450,000 filles. Il y avait, en outre, 43,581 mortnés). Mais l'enfance des petits garçons est sujette à plus d'accidents que celle des petites filles ; puis le service militaire et les travaux plus rudes ou plus dangereux auxquels se livrent les hommes rendent la mortalité plus grande dans le sexe masculin. Entre 40 et 50 ans, l'équilibre se trouve établi entre les deux sexes, c'est-à-dire que, sur un million de naissances, il y a 520,000 survivants, dont environ 260,000 hommes et 260,000 femmes. Cet équilibre des deux sexes est rompu ensuite peu à peu au profit du sexe féminin : vers 75 ans, on compte environ 160,000 survivants, dont 79,000 hommes et plus de 81,000 femmes.
104. Ii«s décès. — Aujourd'hui, en France, il y a, en temps ordinaire, environ 22 à 23 décès sur 1,000 individus; soit, chaque^ année, plus de 850,000 individus dans la France entière (860,22^
LA POPULATION
en 1886). La mort ne frappe pas également sur tous les âges. Les enfants, immédiatement après leur naissance, sont les plus exposés ; le sixième environ périt dans le cours de la première année, par suite de faiblesse de constitution ou faute des soins délicats qui doivent entourer la première enfance ; la seconde et même la troisième année sont encore très exposées. Puis la vie s'affermit.
Fig. 91. — Natalité, nuptialité et mortalité de la Franco (1801-1885).
Cependant chaque année amène une diminution dans le nombre des survivants; après 45 ans, il ne reste guère que la moitié de la génération et, vers 70 ans, à peine le cinquième. A partir de cet âge et même dès la soixante-cinquième année, la mort fait de plus grands ravages que dans Tadolescence et dans Tàge adulte.
Si Ton divise la population française en groupes comprenant chacun une période de einq ans et qu'on dispose ces groupes par étages, on voit qu'ils tiennent moins de place à mesure qu'on
avance dans la vie, et que le sexe féminin occupe proportionnellement un esp€Lce un peu plus grand dans les dernières périodes (voir la fig. 92).
105. lies mari«ir«t et l'accroissement de le popalation. — Le
nombre moyen des maria^jes est de 285,000 /?ar an (283,693 en 1886) dont 255,000 environ en premières noces; la proportion est d'un peu plus de 7 mariages i/2 par i,000 habitants. L*àge moyen du mariage est d*à peu près 25 ans pour les femmes
LA POPULATION. 409
et d'un peu moins de 30 pour les hommes. Pour les célibataires seuls, la moyenne est d'environ 23 et 28 ans.
Le mariage est la source principale du renouvellement de la population. En effet, sur iOO naissances, il y en a plus de 92 légitimes ; 7 ou 8 sont des naissances illégitimes. Le nombre moyen des naissances par mariage est de 3 à peine. Sous ce rapport la France est au-dessous de tous les autres États européens. Aussi sa population augmente-elle plus lentement que les autres populations européennes. Elle gagne k peine 4 habitants par 1,000 habitants chaque année, tandis que d'autres États en gagnent 8 à 10 : condition défavorable au point de vue du maintien de [a puissance militaire de la France et même sous le rapport de la production de la richesse.
L'accroissement de la population d'un pays peut avoir trois causes : Taccroissement du nombre des naissances, la diminution de celui des décès, lexcédent de l'immigration sur Témigration. Examinons-les par rapport à la France.
1* La natalité est en décroissance; elle est moindre aujourd'hui (1880-85) qu'elle n'était au commencement du siècle et môme il y a vingt ans (1860-i865). Cette décroissance est surtout relative, c'està-dire qu'il y a, par \ ,000 habitants, moins de naissances ; 2** la mortalité diminue un peu absolument et relativement (1), car, il meurt chaque année une moindre proportion qu'autrefois de personnes de tout âge. C'est surtout la première enfance qui, grâce à l'accroissement du bien-être et au progrès dans les soins qu'elle réclame, a bénéficié de cette diminution; 3* l'immigration augmente sans être à beaucoup près contrebalancée par une émigration équivalente.
Les arrondissements qui ont le plus gagné de 1801 à 1886 sont ceux de Saint-Denis^ qui est huit fois et demie plus peuplé, et de Sceaux qui Test six fois plus ; la population de Paris a quadruplé ; celle des arrondissements de Marseille, Montbéliard, Saint-É tienne, Lille, Lyon, La Roche-sur-Yon, a triplé.
Les deux tableaux suivants donnent : 1° le premier, par départements et pour la période 1877-1881, le nombre des naissances, des décès et des mariages par 1,000 habitants; 2^ le second la superficie actuelle ; la population et la densité des départements et des arrondissements en 1801, en 1846 ei en 1886; les nombres qui les représentent proportionnellement au commencement et à la fin des deux périodes; la population des chefs-lieux d'arrondissement en 1801 et en 1886.
(I) Il y a cependant des départements où les décès sont, de temps à autre, en plus grand nombre que les naissances.
Mouvement de la population, 1877-81,
(Données pobliées par U Statistique générale de France, ministère du et de l'industrie).