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LES PLAINES ET COLLINES ISOLÉES HE LA FRANCE

zones de moyen relief qui, grâce à leur pi-oximité de la mer, sont des relais d'humidité, des régions de sources précieuses pour la navigation et la culture. C'est l'un des aspects de douce variété qui font aimer la plaine française entre toutes.

Hauteurs côtiéres du Nord. — Tel est, par exemple , l'Artois, long bourrelet de plateaux crétacés aux formes molles. Assez nettement séparées, entre Saint-Ouenlin et Cambrai, des derniers promontoires de l'Ardenne, les collines d'Artois enserrent une région un peu ancienne, celle du Boulonnais, où le calcaire jurassique a été profondément modelé par l'érosion fluviale, collines d'aspect verdoyant qui font penser à la Normandie. C'est dans le Boulonnais qu'est le point culminant de nos modestes collines du Nord, le />ofs des Monts, qui mesure 212 mètres. Vers la Picardie, le plateau cl Artois saffaisse en hautes plaines faiblement ondulées.

Au sud de la Somme, entre la Bresie et la Béthune, surgit un autre petit bastion de calcaire jurassique, le pays de Bray, riche en herbages comme le Boulonnais; ce bastion s'appuie à l'est sur la grande escarpe crayeuse du pays de Caux (240 m.).

Hauteurs côtiéres du Nord-Ouest. —Entre Seine et Loire le relief est plus accidenté. Ainsi les collinesde Normandie s'allongent de l'ouest-nord-ouest à l'est-sud-est sur une longueur de plus de 120 kilomètres, de l'embouchure du Couesnon aux sources de la Sarthe. Les vallées fluviales découpent leurs hauteurs de schistes et de granits en trois fragments. Le plus fort sommet, les Avaloirs (417 m.), s'élève au sud-est dans la vallée d'Ecouves, au-dessus des sources de la Mayenne.

Les collines du Cotent in, qui prolongent le soulèvement normand, sontbeaucoup moms hautes, mais présentent un aspect si pittoresque avec les vallées du « Bocage », que l'on a donné aux vallées de la 'Vire et de la Douve le surnom de Suisse normande. La partie la plus haute du Colentin se rencontre au nord, dans les promontoires granitiques du Nez de .Jobourg et du cap de la Hague.

Le système normand se continue au sud-ouest par les collines du Maine, composées, comme lui, de craies et de

schistes primaires en très grande partie, mais encore plus morcelés par Térosion des eaux en tronçons distincts et isolés. Le monl Rochard, dans le massif des Coëvrons, y dépasse 350 mètres. Enfin, au sud-est de la Normandie montagneuse se dressent, immédiatement au-dessus des plaines de la Seine et de la Loire moyenne, les belles collines du Perche où dominent les craies et les marnes : c'est un pays couvert de bois et de belles prairies et que domine à 309 mètres le mont d'Amin, quelquefois considéré comme une région partipulière de collines indépendantes du Perche.

La large plaine de terrain primaire recouverte de sédiments modernes, où coulent en sens opposés la Rance et la Vilaine, sépare le relief de la Normandie de celui de la Bretagne, hes monts de Bretagne, désignés souvent sous le nom général de Massif armoricain, sont une masse de granit, de gneiss et de différents schistes anciens qu'une dépression centrale de peu d'étendue coupe en deux plateaux : l'un au nord et l'autre au sud. Le plateau du nord comprend essentiellement les monts Menez ; ce sont des étendues de croupes granitiques, monotones, assez régulièrement arrondies, couvertes souvent de bruyères et d'ajoncs (349 m. au mont Bel-Air) ; la montagne d'Année, avec des sommets plus aigus, présente plus souvent des roches dénudées. C'est dans la région d'Arrée que se dresse à 391 mètres le Saint-Michel de Brasparto, point culminant de toute la Bretagne. Le plateau du sud est formé par la montagne Noire, qui doit son nom à ses sombres forêts d'autrefois et qui s'allonge de l'est à l'ouest entre la vallée du Blavet et la bai* de Douarnenez, de plus en plus sectionnée vers l'ouest (326 m. au Menez de Hom). Au sud de la montagne Noire s'étendent jusqu'à la Vilaine des landes peu élevées, comme la lande de Lanvaux, où aucun point n'atteint 200 mètres; puis, de la basse Vilaine à l'estuaire de la Loire, le sillon de Bretagne, série de croupes plus médiocres encore.

Hauteurs côtières de l'Ouest. — Au sud de la Loire, le Massif armoricain est continué par les hauteurs granitiques de Gâtine, terme qui indique la pauvreté du sol. Le point culminant, le mont Mercure (285 m.), termine un petit massif isolé de la chaîne principale par la vallée de

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