RAILS, FER-BLANC
qui le découpe à longueur. Cette machine se compose essentiellement de deux scies circulaires tournant rapidement {fig. 85) et séparées par une longueur égale à celle que doit avoir le rail. Celui-ci est assujetti sur une plate-forme horizontale qui est mobile; la plate-forme, déplacée à l'aide d'un mécanisme que nous ne décrirons pas, s'avance
Fig. 85. — Découpage dos r.iil^.
à la rencontre de scies et vient présenter le métal à leur action. A mesure que te rail avance, la scie pénètre à son intérieur en projetant une gerbe de feu produite par les parcelles métalliques incandescentes. Quand le rail est coupé, il est ensuite dressé et paré. Cette dernière opération consiste à limer ses exirémilés et à enlever les bavures qu'il présente. La fabrication des rails en acier est la même. En 1860, la France a produit 2166278 quintaux métriques de rails d'une valeur de M 70A 738 francs.
FER-BLANC ET FEIl GALVANISÉ.
Le fer exposé h l'air humide a la propriété de s'oxyder et de se couvrir d'une couche de rouille qui augmente incessamment, de telle sorte que les pièces peu épaisses ne tardent pas à se trouer. Aussi, pour obvier h cet inconvénient, on étame la tûle, c'est-à-dire qu'on lait adhérer à sa surface une couche d'étain qui la protège de l'oxydation. La tôle ainsi étamée est appelée fer-blanc et peut servir à une foule d'usages auxquels le fer ordinaire ne résisterait pas. Il y a deux sortes d'étamages : le premier, qu'on dit brillant, pour lequel on n'emploie que de l'étain pur; le second, qui est terne, est fait avec un alliage formé de 1/1 d'étain et de 3/4 de plomb. Voici comment sont fabriquées les lames de fer-blanc livrées au commerce :
tl6 PIDUSTillES EXTRACTtVES.
On prend des laraci de fti' rectangulaires appelf^cs bidons; on les chaiilTe îi une température întermi^diaire entre le blanc et le rouge cerise et on les lamine. Après un premier laminage, les bords, qui sont criques, sont régularisés à la cisaille; puis on procède au dérochage, qui a pour but de dissoudre l'oxyde formé à la surface des lames de lûIe par l'action de l'air et de la Icnipérature à laquelle elles ont été portées. Ce dérocliage se fait en les plongeant dans un bain d'eau acidulée avec 1/5 d'acide clilorliydriqiie. Au bout de cinq raî-
nules environ, on les retire pour les mettre dans des bâches métalliques que l'on Terme hermétiquement et que l'on introduit dans un four. Après un séjour qui varie de six à trois heures, suivant le mode de clmuCTage, on les retire et on les polit en les faisant passer cinq ou six fois sous des cylindres lamineurs travaillés avec le plus grand soin. Après les avoir recuites et décapées encore une fois, on les trempe sans les sécher dans un bain de suif, qui a pour effet de détacher du métal la couche d'air adhérente à sa surface. Elles sont qlors plotH géesdans un premierbaind'tHain fondu, oiï elles restent deux minutes environ ; puis elles passent dans un second hain d'étain, qui est moins chaud que le préc-i^dent. A la sortie de ce bain chaque lame est déjji recouverte d'une certaine épaisseur d'alliage; on enlève l'exi-ès d'élain avec une brosse de laine, el on achève l'étamage en les plongeant, sans les y laisser séjourner, dans un bain d'étain qui n'a pus encore servi ; ensuite on les place dans l'appareil que représente la figure 80 pour les faire é^utler dans un bain de suif. Mais, dans cet égouttage, l'étain s'accumule à la partie inférieure de chaque kme et fonne un