‹ La France industrielleChapitre 40 sur 170 · FONDERIE · texte numérisé non relu

FONDERIE

L'art du fondeur consiste à reproduire, avec des matières fusibles, des objets de forme plus ou moins compliquée, en fondant ces substances et en les coulant à l'état liquide dans des moules représentant tous les détails que l'on veut obtenir. Cet art a pris dans ces derniers temps une très-grande importance; c'est surtout la fonderie de fer qui s'est considérablement développée. Répandue dans toute la France, elle s'exerce principalement dans les grands centres industriels et dans les régions qui produisent le fer; elle donne lieu à la fabrication d'un nombre inGni d'objets servant à l'économie domestique et à la construction de machines.

Les fontes employées en fonderie doivent avoir les qualités suivantes : 1° devenir assez fluides par la fusion pour bien remplir \e^ moules dans lesquels on les verse ; 2° ne pas prendre par le refroidissement un retrait trop considérable ; 3° lorsqu'elles sont à l'étal solide, elles doivent pouvoir se travailler facilement et satisfaire à toutes les conditions de ténacité qu'on peut en attendre. Ces différentes qualités se trouvent réunies à un plus haut degré dans les fontes grises que dans les fontes blanches ; aussi ce sont celles qui servent en fonderie, et elles sont désignées sous le nom de fontes de moularje. On peut employer les fontes dans le moulage, soit en première fusion, à la sortie du haut fourneau, soit en seconde fusion, c'est-à-dire après les avoir refondues dans des fourneaux appelés cubilots. Les fontes de seconde fusion, ayant plus de ténacité, plus d'homogénéité, servent spécialement pour les pièces qui entrent dans la construction des machines; les fontes de première fusion pour la

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