CHAPITRE III
Félicitations de Pie YII à Louis XVIII. Cortois de Pressigny acci'écJité au Vatican. Le Roi réclame l'abrogation du Concordat de 180 1 et la démission des évèques nommés à cette époque. Il demande le retour au Concordat conclu sous François \^^. Pressigny devra négocier en vue d'assurer les libertés de l'Eglise gallicane. Le roi demande l'envoi en France d'un légat a latere. Pie YII se refuse à exiger la démission des évêques nommés en 1801. Louis XVIII voudrait obtenir le rétablissement de tous les archevêchés et évèchés antérieurs à 1789. Hésitations du Pape. 11 propose simplement le rétablissement des anciennes églises archiépiscopales et de quelques évèchés. Difficultés des négociations. Le comte d'Artois et son entourage veulent s'en tenir aux principes de l'ancien régime. Le drame de 181 5 accentue la scission entre les prêtres dissidents et les évêques. L'archevêque de Reims se prononce pour le maintien des évêques institués en i8oi. Le Pape se refuse catégoriquement ù la reconstitution intégrale de l'ancienne Eglise de France. Les pourparlers n'avancent pas. Lettre du Roi aux treize anciens évèques pour leur demander leur démission. Ils obtempèrent à ses vœux. Pressigny est remplacé par Blacas. Le Roi lui remet le 2.5 avril 1816 des instructions détaillées. Son insistance pour le rétablissement de tous les anciens évêchés de France. Sa lettre à Pie VII pour lui demander le retour au Concordat passé entre Léon X et François I*"". Premier entretien de Blacas et de Gonsalvi le 8 juin. Le Pape repousse toute mesure détruisant son œuvre de 1801. Il considère les anciens évêques comme démissionnaires depuis 1801. Il exige d'eux un acte de soumission. La discussion se poursuit sans résultat. Le Pape redoute l'instabilité du régime monarchique en France. Blacas lui en démontre l'afFermis sèment.
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Pie VII paraît se rendre à ses arguments. Remise de trois notes à Blacas le 1 1 août : rétablissement du Concordat passé entre Léon X et François I»'' ; nouvelle circonscription des diocèses ; maintien des évêchés érigés en 1801. Stipulations concernant les i3 anciens évêques. Leurs lettres d'hommage au Pape. Signature du Concordat le 14 septembre 1816 : abrogation des articles organiques; dotations à affecter aux sièges à créer ou existants ; clause spéciale concernant les abbayes et prieurés. Question du comtat Yenaissin. Agitation parmi les libéraux. Craintes du Roi 84
Louis XYIII réclame une clause spéciale visant les libertés de l'Eglise gallicane. Nouvelles exigences du Pape. Il n'autorise pas les ecclésiastiques à prêter serment à l'article 5 de la Charte. Discussions stériles, Blacas quitte subitement Rome et rentre à Paris. Bruits auxquels ce départ donne lieu à Rome. Mécontentement des libéraux. Lettre de Montlosier à Barante. Entretiens du Roi et de Blacas. Il retourne immédiatement à Rome muni de nouvelles instructions. Notre ambassadeur reprend les pourparlers avec ConsaFvi. Dispositions additionnelles au Concordat de 18 16. Clause nouvelle concernant les articles organiques. Modification de la rédaction de l'article 12 : rétablissement du Concordaten vigueur jusqu'en 1789. Question des acquéreurs de biens nationaux. Refus du Roi d'accepter la demande du Pape sur le serment. Il consent toutefois à l'insertion d'une clause rassurante pour le Pape. Signature du concordat le 1 1 juin 181 7. Texte de cet accord. Le nombre des sièges épiscopaux porté de 5o à 92. Adhésion des évêques aux modifications dans leurs circonscriptions. Démissions des évêques nommés en 1801. Lettre de l'archevêque de Reims au Roi. Le Pape ne reconnaît pas ces démissions. Opinion de l'archevêque de Reims dans sa lettre à Richelieu ....
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Projet de loi relatif au Concordat : nomination d'une commission. Les libéraux y dominent. Discours du Roi à l'ouverture des Chambres le 5 novembre 1817. Texte du projet de loi. Discours de Laine. II s'efForce d'atténuer les craintes des libéraux. Richelieu avise Blacas de l'adoption probable de la loi. Inquiétude du Saint-Siège et du Nonce à Paris. Blacas fait part à Richelieu des appréhensions de Pie Yll. Irritation croissante à Paris. Discussions passionnées, brochures virulentes contre le Concordat. Les uns redoutent l'asservissement de l'Etat à l'Eglise, d'autres l'empire des prêtres. Hostilité déclarée de Benjamin Constant. Réfutation aux objections des libéraux. Mécontentement du Vatican à la suite du discours de Laine. Le Tsonce reçoit l'ordre d'ajourner son départ pour Paris. Embarras de Richelieu. Il s'applique à rassurer Pie VII. Su lettre à Blacas pour expliquer l'attitude de Laine ; il avoue qu'on blâme la nouvelle circonscription des diocèses. Il laisse pressentir une nouvelle négociation. Blacas multiplie ses efforts auprès du Pape. Il obtient qu'aucune allusion ne sera faite aux affaires de France dans un prochain consistoire. Déception du clergé français. Lettre du cardinal de Périgord au Roi. Lettre du comte de Marcellus au Pape. Bref de Pie VII. Colère des factieux. Redoublement d'attaques contre le Vatican. La famille royale est prise à parti. On convient d'ajourner à la Chambre toute discussion sur le Concordat. Mission de Portails à Rome. Satisfaction à Paris. Louis XVIII fait exprimer au Pape le regret que lui cause son bref à Marcellus. Il laisse pressentir des modifications au Concordat. Tristesse de Pie Vil, Il réclame au moins l'installation des évoques déjà institués. Anxiété à Paris. Inquiétude du Roi. Lettre de Richelieu à Blacas : il insiste sur la nécessité de changements immédiats dans le Concordat. Arrivée de Portails à Rome. Substance de ses instructions. Pie VII continue à réclamer la publication du Concordat de 181 7. Il y est
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incité par quelques cardinaux et les ultras. Clôture de la session législative en France. Les libéraux se refusent de discuter le projet de Concordat. Correspondance échangée à ce sujet entre Richelieu et Decazes. Désespoir du clergé français. Lettre des évèques au Roi. Richelieu demande la conclusion d'une convention provisoire : elle autoriserait les prélats nommés en i8oi à exercer leur juridiction dans toute l'étendue qu'avaient les diocèses avant la bulle de 1817. Le président du Conseil insiste vivement en faveur de cette combinaison. Difficultés qu'ofTre la tâche de Blacas et de Portails. Ils unissent leurs efforts auprès deConsalvi en vue d'une transaction. PieVIl repousse toute convention provisoire. 11 consent à promulguer une bulle, mais veut consulter les évèques de France. Consalvi communique à nos négociateurs la lettre du Pape au cardinal de Périgord sur cette question. Ceux-ci obtiennent quelques changements. Us transmettent ce document au Gouvernement français. Celui-ci ne juge pas possible de le remetti^e au Cardinal. Lettre de Laine à Blacas. Notre ambassadeur adresse le 14 novembre 1818 à Richelieu un nouveau projet de bref du Pape aux évèques. Agitation des libéraux. Le Conseil des ministres notifie aux évèques les bases du nouvel arrangement avec le Saint-Siège. Exposé de cet accord. Richelieu invite le cardinal de Périgord à prendre l'avis des évèques. Refus de celui-ci. Decazes s'oppose à la remise aux évèques du bref pontifical. Ministère Dessolles-Decazes. Succès des libéraux aux élections partielles. Leur hostilité irréductible envers le Concordat de 1817. Le Roi et Decazes jugent dangereux de le reprendre. Confiance de Louis XYlU en Decazes. Ce dernier subit rinfluence du parti libéral Conférences enti'e les évèques. Leur lettre au Pape le 3o mai 18 19. Mécontentement de Decazes. Il fera pourtant remettre cette lettre au Pape s'il accepte les mesures provisoires proposées. Le Roi réfute certaines assertions de l'épiscopat français. La volonté, jusque-là inébranlable, du Saint-Siège fléchit. Consalvi l'incite à la conciliation. 11 répond aux évèques en termes jugés satisfaisants par Blacas. Decazes ne croit pas opportun de remettre cette lettre au cardinal de Périgord. II accepte un projet de note donnant satisfaction au Pape. Retour au Concordat de 1801. L'Eglise
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de France reste mutilée. Réponse de Pie VII aux évoques. Ils se soumettent. Remplacement de Ms^Zen, nonce à Paris, par M*"^ Macchi laS