‹ La France novvelle;Chapitre 16 sur 34 · DBS ASSEMBLÉES COMMUNALES, DÉPARTEMENTALES ET RÉGIONALES · texte numérisé non relu

DBS ASSEMBLÉES COMMUNALES, DÉPARTEMENTALES ET RÉGIONALES

Quand les historiens encore à naître voudront citer un des exemples les plus frappants des contradictions dans lesquelles peuvent glisser ou s'endormir les esprits les plus éclairés, ils invoqueront le souvenir des institutions administratives du premier Empire, conservées presque intactes par la Restauration, tolérées par la monarchie de Juillet et laissées debout par TAssemblée constituante de la seconde République, en même temps que ces trois régimes essayaient sincèrement de fonder et d'affermir en France la liberté politique.

Une nation investie, dans ses assemblées par-lementaires, de toutes les prérogatives nécessaires à l*exercice régulier de sa souveraineté, et dénuée dans sa vie de tous les jours des droits les plus indispensables et des libertés les plus modestes; des citoyens vraiment libres de choisir leurs mandataires et de leur conférer dans toute sa plénitude le droit de conduire les affaires nationales, tandis que leurs affaires communales et départementales dépendent absolument de Tautorité administrative , et qu*ils ne sauraient euxmêmes faire un pas ni ouvrir la bouche sans Tautorisation préalable de fonctionnaires tirés de leur sein, tel est le spectacle contradictoire et extraordinaire que notre pays a offert au reste du monde, jusqu'à ce que, par un mouvement aussi violent et aussi inévitable que les convulsions de la nature, cet édifice politique s'écroulant , faute de base , la suppression du régime parlementaire en J852 ait enfin ramené à la symétrie et à Tunité Tensemble do la société française.

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