‹ La France novvelle;Chapitre 7 sur 34 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

apporter une vanité littéraire bien inconvenante dans ces graves sujets que de renoncer à la vérité sous prétexte qu'elle n'est pas nouvelle. Ce n'est pas cependant sans profit pour la science politique que tant d'expériences récentes se sont produites et je crois avoir traité ces questions, rajeunies par nos propres épreuves, avec assez de précision et de clarté pour mériter peut-être l'attention des personnes que ce genre d'études intéresse. Quant à la partie^ historique que contient le troisième livre, sans espérer mettre d'accord sur les événements accomplis tant d'esprits, d'ailleurs sincères et droits, que ces événements divisent encore, je suis du moins convaincu que le lecteur rendra justice à la modération et à l'impartialité de mes jugements. Étranger à tous les régimes qui ont précédé le gouvernement .actuel, sans préjugés sur les

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choses et sans passions contre les personnes, ayante au contraire, avec la plupart des Français illustres qui ont figuré dans cette histoire des liens de respect et d*àmitié que m^ sincérité ne peut que resserrer, loin de les rompre, j'étais peut-être mieoî placé que beaucoup d'autres pour parler de ces diverses époques avec une entière indépendance d'esprit et avec ITrahitiielle liberté de mon langage. Enfin je n'ai pas été moins sincère dans les j^révisions inquiétantes et dans lei^ conseils pressants qui terminent ee volume.

Il swait temps, en effet, que chacun dît ce qu'il pense, et que l'hypocrisie politique qui nous dégrade, en même temps qu'elle BOUS consume, eût un terme. Ceux qui auraient pu croire que la flatterie est l'apanage exclusif des cours et qu'elle ne saurait prospérer dans l'atmosphère d'une société

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démocratique doivent être aujourd'hui détrompés par l'expérience. Bien au coûtraire, on a pu voir que, dans une société démocratique qui a un gouvernement monarchique, la flatterie^ plus florissante que sous Tancien régime, a deux emplois et trouve un double aliment. Les uns, suivant tout simplement l'antique usage, flattent le prince; les autres, forcés de chercher un point d'appui oontre le pouvoir excessif du prince, flattent le peuple en pleine sécurité de conscience. Si, du moins, tout courtisan était ainsi contraint de choisir! mais de plus habiles dans ce vil commerce flattent en même temps le peuple et le prince avec une égale impudence et avec un double profit.

Laissons faire ceux qu'on ne peut guérir de cette tri'^te habitude, mais n' allons pas eu grossir le nombre. Jeunes Français, restez debout! ne vous fabriauez noint, ni sur les

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