‹ LA FRANCEChapitre 141 sur 182 · IV. Poésies · texte numérisé non relu

IV. Poésies

— * Aux Mânes de Voltaire; dithyrambe qui a remporté le prix au jugement de l'Académie française. Paris, Demonviile, 1779, in-8.

— Conseils à un jeune poète, pièce qui a remporté le prix de l'Académie française , en i775. Paris, Demotiville , 1775, br. in-8.

— Couvent (le) des Camaldnles , suivi de la Réponse d'un solitaire de la Trappe, à

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l'abbé de Wancè.Paris, Sanson, 1 8af», in-Sa, a5 c.

Le CamalduU est en prose. 11 est difficile, dit M. Beuchot. ( Bibl.de la Fr. , ann. 1826 , p. 3o8 ) , d'assigner la date de sa composition , qui doit remonter aux environs de 1770 : il paraîtrait avoir été imprimé pour la première, sur une copie^ dans les Œuvres de l'auteur, édition de 1777.

La Réponse à Rancé est en vers, et fut compose à Ferney en 1767, à l'occasion de la Lettre de l'abbé de Rancé à an ami , par Barthe.

Ces deux pièces, remplies de philosopbie, avaient déjà été réimprimées , en 1792, à la suite de Melanie, drame, et en 1802 dans les ! t rennes à La Harpe» (recueillies par Palissot), in-ia.

— Délivrance (la ) de Salerne, et la Fondation du royaume des Deux - Sicile» , poëme couronné à l'Académie de Rouen , le a5 août 1765. Paris, 1765, in-8 de 7 pages.

Nonréimpr. dans les Œuvres de l'auteur, 18*0, ni dans aucune de celles qui l'oal précédée.

— Épitre au Tasse , pièce qui a obtenu l'accessit de l'Académie française. Paris , 1775, br. in-8.

— Épitre aux calomniateurs de la philosophie. Londres, 1776, grand in-8 de 16 pages.

— Épitre en vers et en prose sur l'Ennui. 1757, in-8.

C'est la première pièce imprimée de notre auteur, qui achevait alors sa seconde antiée de rhétorique. Voltaire v est déjà loue avec assez d'esprit et de grâce. L'Lpitre à Ziiis , qu'il fit imprimer après , en 1759011 1760, annonce encore mieux le talent, et le bon goût. !

— Héroïdes nouvelles. Paris, 1"j5q, in-8 de 3o pages. — Caton à César, et Annibal à Flaminius, héroïdes. 1760, in-8 de 14 pages.

Les premières Héroïdes sont au nombre de deax. Dans la première pièce, Montèiutnt s'adressait à Cortes ; dans la seconde, Eltzabeth s'adressait d Don Car/et : l'un et l'autre déclamaient contre leurs prêtres. L'auteur naissant les avait fait précéder d'un Euai sur t'héroïde. Il y préludait au rôle Sévère d'Aristarque , auquel il semblait appelé dès sa plus tendre jeunesse. Fréron , découvrant en lui le partisan de la philosophie moderne, se récria contre la hardiesse d'un écolier qui , «d'une main encore soumise à la ferule » , osait déjà peser le mérite d'un poète tel qu'Ovide. Il lui conseilla de relire les auteurs ancien» au lieu de les juger, et lui prédit qu'avec du travail il parviendrait à posséder toutes les qualités qu'où peut acquérir an défaut du génie. Tel fut le commencement d'une guerre implacable entre La Harpe et le rédacteur de «l'Année littéraire». On sait que ce dernier donnait à ton adversaire le nom de Bébé de la littérature française, par allusion au nain du roi de Pologne Stanislas, qui s'appelait ainsi.

Le» Héroïdes de La Harpe sont si faibles qu'il i>e les a point maintenues dans l'édition de ses Œuvres publiée en 1778 : celle intitulée Annibal à Flaminius a seule été conservée, parce que l'auteur croyait y avoir préludé a ses . compositions tragiques. M. Saint-Surin a respecte lu décision de La Harpe .

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en n'insérant, (Uns l'édition de tes Œuvres, i8ao ,

que cette dernière.

— Homme (V) de lettres, épître. Paris, 1760, in-is.

Pièce tris-faible et qui n'a pas été réitnpr. dans les Œuvres de l'auteur, 1820, ni dans

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— Hymne à la liberté, récité à la séance de l'ouverture dn Lycée, le lundi 3 décembre 179a (en vers libres). (Paris , 179a ), in-8 de 7 pages.

— Mélanges littéraires, ou Épitres et Pièces philosophiques. Pari*, Duchesne, 1 765, in- ta de 16 1 pages.

Ce volume contient : i° trais Discours en vers, snr la sensibilité , sur le géuie , et que 1rs fautes des grands hommes tiennent à leur caractère; 20 trois Pièces philosopktaiies , l'Imagination, le Malheur et l'Indifférence ; 3° des Epitres ; 4° des Poésies fugitive ; b9 quatre Héroides , précédées d'un Essai sur l'Heroïde. Les Héroides sont : Montézume à Corlès, Calon à César, Annibal à Plaminius , Socrate a ses amis; 6° trois Odti -. le Philosophe des Alpes, la Gloire, et une Ode à monseigneur le prince de Coudé; 70 des Réflexions sur Lueoim, dans lesquelles le critique s'élève avec force contre Marmontel ; 8° des Discours trad. de Lu eu m (en vers, avec le texte en regard ) ; g° un Dialogue esur* Alexandre et um Solitaire dm Caucase (en prose).

Très-peu des pièces qui composent ce volume ont été réimprimées duns les OEavres de l'auteur, édition de 1820. On y a omis -. i° les trois Discours en vers ; 2° la pièce philosophique , intitu» lée : l' Imagination ; 3° trois Héroides : Montézume à Cortè» ; Caton à César, et Socrate à ses amis ; 4° la Gloire, ode; &° les Réflexions sur Lucaiu.

— Navigation (la), ode qui a remporté le prix de poésie à l'Académie française. Paris, Brunei et Demonville, 1773, in-8.

— Ode au prince de Condé. Paris, 176a, în-ta.

— Philosophe (le) de» Alpes, ode qui a concouru pour le prix de l'Académie française, en 1 76a.

— Poète (le), épître (en vers) qui a remporté le prix à l'Académie française en «766. Paris, Regnard, 1766, in-8 de i5 pages.

— Portrait (le) du sage, poëme couronné par l'Académie des Jeux Floraux, en 1 769.

Imprimé dans le Mercure de France, juillet 1769. Réimprimé sous le titre du Philosophe, dons le tom. III des Œuvres de l'auteur, édition de 1820, mais d'une manière fort différente.

— Réponse d'Horace à M. de Voltaire.

Paris, Lacombe, 177a, in-8.

— Talents (des) dans leur rapport avec la société et le bonheur, pièce qui a remporté le prix de l'Académie française , en 1771. Paris, 1771, gr. in-8 de 1 1 pag.

— Tangu et Félime, ou le Pied de nez , poëme (érotiqne)en iv chants. Paris, 1780, in-8 ; ou Paris , P. F illier s ; Delaunay, i8a4, in- 18 fig.

Ton. IV.

— Triomphe (le) de la Religion, ou le Roi martyr, poème épique (en vi chants. Ouvrage posthume). Paris , V Migneret\ 1814 , in-8, a fr. 5o c.

— Vers à Sa Majesté Louis XVI, surl'édit (de bienfaisance pour l'aréneraent du trône) du 3 1 mai. Paris, 1774, in-8 de 7 pages.

^ La Harpe est encore auteur d'un grand nombre d'autres pièces de poésies, qui n'ont point été imprimés séparément : elles ont été insérées dans les divers journaux littéraires auxquels La Harpe travaillait, dans l'Almanach des Muses, et dans sa Correspondance. lien a été recueilli un assez bon nombre pour l'édition de 1820 des OF.uvres. Les principales sont : lee talents des femmes ( deusi.'m. chant. d'un poëme qui devait en avoir quatre); Sur le Luxe, discours en cent soixante-dix vers ; Sur les Grecs anciens et modernes, discours en cent quatrevingt-huit vers; les Prétentions, discours eu cent deux vers ; Sur les préjugés et les injustices littéraires, discours en deux cent trente vers; A Su Majesté r impératrice de fûtes les Russies , discours en vers ; une Epitre à M. le comte de Schowaloff , sur les effet* de lu nature champêtre et sur la poésie descriptive , V Ombre de Ductos , pièce de cinq cent trente-deux vers de dix syllabes. La Harpe est aussi auteur de quelques poésies républicaine*. M. de Saint Surin a inséré dans son édition des OEuvres de notre critique VHjrmu* d* lu liberté; lu Pris* d* Toulon. stances ; mais il y a omis le Chant des Tnomph*s d* la France , pièce impr. dans l'Almanach des Muses , pour 1796, M. Daunou l'a reproduite dans soti Discours préliminaire sur la vie de La Harpe , pag. 88—00.

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