XXVI. Remarques sur le N. T., in-4« {Ibid. 24 M
D'autres manuscrits de Meriat. qui
ont été heureusement sauvés de la dM«
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traction, mais qui n*ont point encore pris place dans la bibliothëaae de Lausanne, sont signalés par M. Giodroz 9âiD8 son Histoire de IMnstruction pablique dans le pays de Yaud (Laus., 1853, in -8*), sous ces titres : Idea frœîectionum theologicarum quas in aôademiâlansannensihahuifExjiOsitio Epiitola S. PauH ad Hehrœo$, MUcellanea guastiones^ Analyses de sermons. Discours inat^guraî prononcé en ilOO,Cours de controverse, EApositio Episiola S. PaïUi ad Romanos, cap. l-IV, Dererum origine^ calamitate per peccatum et réparaiione per gratiam. Ajoutons encore un Commentaire sur V Evangile selon S. Matthieu^ et des Remarques sur quelques passages de Saint Auffiuiin donnés par le marquis de Tkors au duc de La Rochefoucauld^ m8C.in-4* daté de 1672.
Bile Uerlat avait épousé, étant pasteurà Saintes, Éarguerite Gernereauy et en avait eu plusieurs enfants, entre autres, une fille, nommée Margueiite, qui s'allia avec François Daunisc , sieur de Tasseran, et qui* abjura à Saintes, en \ 683, entre les malDs de l*évâque Du Piessis-La Brunetière. L'un de ses fils resta en France et renia aussi la religion réformée {Arch. gén. Tt.
iti). Deux autres le rejoignirent avec leur mère sur la terre étrangère ; ils habitaient Lausanne en ^ 720, comptant déjà à cette date Tun 65 et Fautre Si ans, mais n*élant mariés ni Tun ni Taulre. Il est très-vraisemblable que Ton d'eux est identique avec Jean Merlat, qui a transcrit, en n06, les Analyses sur divers passages de VEcrifure sainte, d'Elie {Bibl, vaudaise, 24 Q), et dont on cite encore un vol. in-4*, intitulé Mathematon Enckiridion, resté msc. Selon Leu, Elle
! ferlât, après la mort de sa première bmme, convola eu secondes et en troisièmes noces ; mais nous ignorons s'il eut d'autres enfants.
MERLE (Jeam-Louis), natif de Nisines, se réfugia J^ Lausanne, peu de temps après h tévocation de l'édit de
Nantes» et y épousa, le 8 mars noo, Elisabeth Vais, qui lui donna, le 25 avril n03, un fils nommé François.
Reçu habitant de Lausanne, le 5 mars 4729, et bourgeois, le 23 déc. 1743, François Merle se maria, le 28 avril 4743, avec Elisabeth d^Aubigné, et, selon un usage fort répandu en Suisse et ailleurs, il Joignit a son nom celui de sa femme, don fils âixé-Robert, uô à Genève, le 9 ocl. 4755>épousa à Cartigny, en 1788, Susanne-Marie-Eliscieth Barbezat, qui le rendit père do trois fils : 4« GniLLiUME, négociant à New- York; — 2* Jean-Henri, l'historien de la Réformalion au xvi* siècle. i qui on nous saura gré de consacrer une courte notice ; — 3* Jean- André- Ami, né le 23 août 4796, à Cologny, qui servit dans l'armée française dopois 4813, passa ensuite à la Nouvelle Orléans, où il se maria, le 24 mars 4828, divecAnaïs PhilipponiXam qui habile de nouveau la France djepuis 4847.
Né à Genève en 1794, Jean-Henri Merle -d'Aubigoé témoigna dès son enfance le désir de se vouer au service dé Dieu. Pendant qu'il poursuivait lo cours de ses études théologiques à l'académie de sa ville natale, arriva à Genève l'écossais Haldane> zélé calviniste, qui, scandalisé de l'euseignement des professeurs et des pasteurs genevois, entreprit de ramener la ville de Calvio dans les voies de l'orthodoxie, n ouvrit» àcet effet, à l'hOlel où il était descendu, des conférences sur l'EpItre aux Romains, et il eut la joie de les voir suivre par un certain nombre de jeunes gens, du nombre desquels était H. Merle-d'Aubigné.
Ses études terminées, le jeune candidat partit pour l'Allemagne. A son passage à Eisenacb, il voulut assister à la fête que les étudiants allemands célébraient en l'honneur du jubilé de la Réforme, et ce fut en présence de la vieille forteresse do la Wartbourg qu'il conçut ridée d'écrire l'histoire de la Réformalion. 11 était à Berlin depuis quelques mois, lorsqu'il reçut vocation de l'églisefrançaise de Hambourg, qu'il
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denerrit pendant cinq ans. Appelé, en 4 823, k Bmelles comme chapelain du roi Gnillatimé, il resta an service dfe ce prince jusquli Ta révolution de 4830, qui força la famille de Nassau à quitter la Belgique Ce fut en vain que Guillaume lui offrit de le suivre en Hollande comme précepteur du prince d'Orange.
M. Merle^d'AubigDé ne voulut poiqt accepter une place qui Tauralt éloigné du ministère de la Parole ; il préféra retourner dans sa ville natale où ses amis Finvitaient à venir prendre part à ta fondation d'une Ecole de théologie libre et orlhodoie, à la tête de laquelle il fut placé. A Pexception de quelques voyages en Angleterre et en Ecosse, où il compte beaucoup d'aoïis et de nombrenx admirateurs de son beau talent, il n'a pins quitté Genève. Le coîlége de NeT^'-Jersey, en 4838, l'université de Berlin, en 48i6, lui ont accordé le titre de docteur en théologie, et, en 4 856, la ville d'Edimbourg lui a cortféréla bourgeoisie. Il est père de deux ûis et d'une fille, nés de son mariage avec la fined'un négociant suisse établi à Lisbonne, qu'il épousa en
M. Merle-d'Aubigné est beaucoup mieux connu dans la Grande-Bretagne et les Etats Unis qu'en France. Le fait pourrait paraître étrange, si l'on ne savait qu il est calviniste zélé et que tous ses écrits ont ponr but la défense du protestantisme. La réputation méritée dont il jouit est fondée principalement sur son Histoire de la Reformatioa. Dans uo excellent article, où il apprécie, avec une impartialité qui ne convient pas moins au critique qn'Si l'historien, les services rendus par la Réforme, et l'état du Protestantisme en France, M. de Rémusat a porté sur cet ouvrage remarquable à heancoup d'égards un jugement qui en fait valoir les mérites sans en dissimuler les défauts. «M. Merie d'Aubigné, dit-il, n'est pas un écrivain ordinaire. H réunit, avec les connaissances nécessaires pQur l'œuvre qu'il a entreprise, quelquef-unes des meitterires qualités de
l'historien* Tordre, la clarté d'esprit le talent de raconter, une imaginatioi forte qui se représenté vivement les choses, une sévérité éclairée qui junu une résolution d'esprit qui conclut. Son style est coloré, animé, parfois éloquent; il sait peindre. La couleur peikt paraître forcée par place, les tours soilt quelquefois plus oratoires qu'on ne voudrait, les traits ne sont pas constamment heureux, et Pauteur ne se- préserve pas assez de la déclamation. Là diction, en général grave et correcte, manque de souplesse et de fiacile élégance. Elle ne descend pas to^joura avec grâce ^ la familiarité. On peut critiquer du néologisme, des locutions qui sentent le terroir, des traits enfin d'un goût hasardé. Les réflexions, néceAsaires chez un véritable historien, surtout chez un historien religieux, sont trop prodiguées, ou laissent désirer plus de brièveté. A part ces taches légères> qtii m6me pourraient disparaître, il reste un beau livre, écrit avec talent et avec passion. »
En regard de ce jugement émis par un écrivain français, plaçons celui d'un auteur américain, du docteur Baird:
« Mon intention, dit-il, n'est point de faire la critique de l'ouvrage de M.
Merle-d'Aubigné, à quoi bon? Tout le monde en connaît le mérite. On peut dire que jusqu'ici l'histoire de la Réformation n'avait jamais été écrite avec cet incomparable talent. Les faits sont judicieusement choisis, habilement disposés, rapportés avec exactitude ; lef scènes se déroulent avec un art que l'on pourrait appeler magique, et les personnages restent constamment à la hauteur du rôle qu'ils sont appelés \ jouer. »
Outre cetouvrage capital, commencé en 4835 et dont une troisième édition se publie avant mGme que la première soit terminée, M. Merle-d'Aubigné est auteur d'un assez grand nombre de sermons et d'opuscules plus ou moins importants, dont il sufBra de donner les titres.
L Guillamê téth ^nd. en ftâoçi
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de Schiller, précédé d'an Appel à t$$ C^tieitoyent^ Gen., 4848, iD-8<>..
II. Sermons laissés à mes auditeurs comme souvenir de mon affeo* MàfhHamb., 4823, iD-8\
IIL Des /léauafçui ont affligé quelgues-unes des provinces des Pays- Mf,Brux., 4825,10-8*.
lY. Le culte domestique^ Paris, 4827, in.8*.
V. Le christianisme et leprotes- Untisme sont-ils des choses distinctes, ?9im, 4828, iQ-8*.
VI. Le christianismeportéauûsnO' tions païennes, Brux., 4830, iD-8*.
Yn. La confession du nom de ChfUt aux XVb et XIX' siècles, Bnix., 4830, iD-8*.
' YllI. Les enfants de Dieu, Gen.,
IX. Discours sur F étude de l'his" toireduchristianisme,Qeu.,h93%,S*,
J..La voix de f Eglise une sous toutes les formes successives du christianisme, Gen., 4834, in-8*.