XXI. Sermons sur Héb. III-VI, Gen., 4653, in
XXII. Des fruits de la foy ou Sermons sur Héb. XII et XIII, Gen.,
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4655, in-8\ — Tous les sermons de Mestrezbt sur TEpltre aux Hébreux ont été réunis et réimp. sous ce litre: Ewjfosition de VEpUre aux Hébreux^ Gen., 4 655, 5 vol. in-8*. /
XXIII. Vingt sermons sur divers textes, Gen., Chouet, 4658, in-8*.
IKIV. Exposition de VEpUre aux Rom,, l'Vlïl^ en 33 sermons, Âmst., 4702, 2 vol. in-42; Âmst.tChaoguion, 4726,2 vol.iu-42. Serait-ce le môme recueil que celui qui est indiqué dans le Cat. de la Bibl. de Genève sous ce titre: Sermons sur divers textes^ AmsL, 4702-3, 2 vol. in-8*.
On a imprimé, en outre, quelques sermons de Mes'trezat parmi ceux de Daillé sur le catéchisme (Gen., 4704, 3 vol. io-8*), et Jocher lui attribue, sans autre indication. Dispute sur le schisme et la séparation que Luther et Calvin ont faite de V Eglise romaine entre Mestrezat et Louis Du Laurens. Enfin on trouve son nom, à côté de ceux de ses collègues, sur le titre de la Défense de la Confession de foi des églises réformées, Char.,4 64 7,8*.
Selon le P. Lelong^Mestrezat a laissé en mss. une Exposition de quelques chapitres de VEpUre aux Èphésiens et une Exposition de VEpUre aux Gâtâtes, Nous n'en avons trouvé aucune trace; mais en parcourant la CoUect. Conrart , nous avons remarqué, dans le T. XIV, plusieurs pièces sorties de la plume de notre pasteur:
des Remarques sur divers passages, des Eclaircissemens sur lajusti/ication, une disserl. sur lagrâce universelle, et une Lettre à Sarrau, conseiller au parlement, sur Rom. YII, datée du mois d'oct. 4644. La matière de réleclion et de la réprobation préoccupait alors vivement les esprits, puisque dans le même vol. on rencontre une longue Lettre du pasteur de V Angle au même Sarrau sur ce cbap. de Saint- Paul, et treize pagesin-fol.de Remarques sur Bom. Vlï,^'àiAddée, ministre à Chàtellerault, auteur (T Eclaircissemens sur divers passages contenus aussi dans ce T. XIV. Dans le T. VUI
T. Vïl.
de la même collection, nous avons remarqué encore une Lettre de Mtir tretat à Darvieuet Vais, ministres 4$ Nismes et de Sommières, datée é» Paris, 26 juin 4 653, et formant un patU traité de 20 p. in-fol. où le pastaw de Charenton examine encore la question de la grâce et se déclare pour i'«niversalisme.
Nous ne dirons qu'un mot d'un am« tre pasteur, nommé aussi Jean MU' tretat, qui fut enfermé à la Bastille, le 9 fév. 4 699, parce qu'il allait parles maisons porter des consolations aux Protestants malades. Quoiqu'il ait été consacré en France par Corbière^ Ministre de Saint-Paul-Trois-ChMeaax, et qu'il ait desservi successivementplmsieurs églises dans le Dauphiné,le Languedoc et le Poitou, il n'appartient qu'indirectement à la France protestante. Il était né à Orbe et avait fait ses études à Lausanne, à ce que nous apprend son interrogatoire {Supplém.
franc, 4026. 2). A la révocation, il était Vetourné en Suisse; mais il n'avait pas tardé à revenir en France. Vivement traqué parla police, il avait ab« juré à Langres, en 4687. Il se renéil ensuite à Paris où il finit par se ftiie arrêter.
METEL (François), sieur de Bois- Robert, né à Caen, vers 4592, et mert le 30 mars 4 662, était fils d'un procureur de Rouen, qui professait la religion protestante . Il suivit pendant quelque temps le barreau; mais pins tard, il quitta sa profession, qui ne loi fournissait peut-être pas de quoi satis^ faire ses passions crapuleuses, et s'attacha au cardinal [M P^rrow.Onignore en quelle année il renia la religion dans laquelle il était né et avait été élevét pour embrasser le catholicisme et entrer dans les ordres. Les agréments de son esprit,ouplutôtsaniaiserieaffeclée jointe à un remarquable talent mimique» lui gagnèrent la faveur de Richelieu, qui en vint à ne pouvoir plus se passer de ses bouffonneries. Ses bons SMts lui valurent de riches bénéôces, une place de conseiller d'état et un fauteuil
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à i^ Académie fraoçaise, dont il peut éM regardé comme un des fondateurs.
0ft a de lui des ËpUres, des Comédies, ém Chansons, des Romans, que RicheiM admirait, mais qui sonl depuis hnigtemps ensevelis dans Touhli.Toui l6 monde connaît le charmant rondeau ok Malleville Tapeint avec une ressemblance frappaute.llavailuo frère,nomné Antoine, qui, selon loule vraisem < blMice,abjura à son exemple, mais qui iM fit pas ttne aussi belle fortune.
MË L T AVEU (jBàN),Ou IIestatbr, it Métafefy fils de Christophe Met- MNfer, marchand à Dommartin, et de iMitjie CocAar^ commença ses éludes ei théologie ï facadémiede Genève, •k U fut immatriculé en 16tO; mais il aUa tes terminer à Sedan. En 462S, il y wutint deux thèses. Tune De créa" |flMM,«ons laprésidence ^^Raïkbours, fMire De perfcctione justitia seu in^ietiene legii : et an concupiseentitk $it peccatum, sous celle de Du Moulin, L'une el l'autre ont été imp.
éMis le recueil des Thèses de Sedan . Ses élQdes terminées en 4623, Metlayer M appelé à remplacer Le Clerc- dehn^nék Saint-Quentin. En 16i6, il époasa h?m^ Madelaine Destels,ûoïii il eut Samuel, qui lui fut adjoint, en 4660, par le synode de Charenion.Eu 1666, Jean Meltayer fut élu vice-président du synode qui s'assembla à Vitry, k 46 mai, sous laprésidence ^eDaUlé M an présence du commissaire royal Hequet Du Ca^efa/, conseiller du roi m ses conseils, dont le procès-verbal «e trouve dans une liasse des Archives générales cotée Tt. 288. C'est dans ce gynode (et non en 4668 ou 69,comme ie dit ChaufTepié) que le célèbre Allis ton reçu ministre, en môme temps que -Meçnier et Coulet (Couliez). Trouiliart, ministre d'Aï, et Frémin, ancien 4e Roucy, y remplirent les fonctions .de secrétaires (4). Jean Mettayer, qui
(1) Drputés : Par-s, Daillà, min., J Crniftête el Théodore Le Coq^ anc; Meanx, J. Jû- Mfl, mlD., Jacq, Auùry, anc ; Senlifc ei Bétliisy, Maurice Lauhéran^ min., Joniag de 'Btfrdvuh, vicomie de Passy, «ne. ; Cliye, ^HiiiH DMjwff, «la.; I i»y. Fr^ ^ ^"eur.
ataUptiblié, en 46^6, une traduction latine d'un des plus savants ouvrages de Baillé (Voy. IV, p. 4 83), mourut le 7 mai 4668. Sar la demande de Louie.
Pierre, Samuel, Adrien,Àbraham et Jaeob Crommetin de Pierre Testart, P. Guichard,P, Des Carrières Jacoh Lalau, Jacques Le Serrurier^ P. Vieil^ lard, D. Smon, de Lagarde; P.Prévost.El.deJoncourtJacqMiafaulsp, Dan, DHBuisson,P,BossuyP,Féron, Moïse Le Grand, Abraham Coste.
Simon Dupez, Louis Uansart et Sint&n Lefebvre, chefs des principales familles protestantes de Saint-Quentin, son fils lui fat donné pour successeur (Àreh, Tt. Î58). En 1683, Samuel Mettayer fils fut mis enjugement sous l'accusation d'avoir tenu chez lui des assemblées, d'avoir permis à/oncovr/, ministre des Pays-Bas, de prCchordans
mitt.; ChâiMti-Thierfy, A Prti7<'Mnin.; Chllaodof, P Socretaire, nia. ; Nonaa, Jértme Satur^ mio.; Jean de Chevry^sïeur de Viwbr^; La Ferté-au-i:ol, J. Le Sueur, rala.; Fooiainrbleau, Henri Dreilncourt, min.; Roocf, Jêcq, de ?rei^ min., J«ty/. Frémin, tue.; La Morville, Ck, /rorf/, miii.;Boaioiae, Nievla^ Aulerlin, min., Thotnas Bédé, ancu AnienH, BocquiliûH, anr.; Oisemoni, Paul Ceorge* le jeune, mio.; SaiiitQnentIn,/. ilettûfjer,m\ïi., Jérôme Sy l'en f). anc. ; Abbe ville, />*. Le Chenen'r, min.; Compiégne, Jacç. Derauj-y min.; Ciormont, Philippe Tricote^ mu.; Montftid inr, Loii/.« Cor/ffr, min., de Uerlf, anr.; Laon, P. deBeaumomiymin.yDaviddêProify, anc ;Villers-iès-Guise.Siim8^/ Geor§et l'atnè, nln.; Chauny, D00. Imbert, min ; Couoy, Duval^oii^Ure, anc. ; Vitrv. Benjamin Ahgucnet et Samuel de Lé adekt, mfa., Janj. ei Jérémie UaurJere^ûot.; Cliàlon», Jérèmir Onriet, min., Jacq. Béchefer et J. Leatëche, a»e.; Vassy, AM'. Jaquelot,m\n.y Jaci. Hieux, anc; >cluncoHrt, P. Serrai^min.; Ksppnc*», P, Le Jeune, nln., Jean de PmUfUle, anc; Bar-sar-Seirie, Abraham Yarlanâ, nin.; St- Mard, Chorle» Del Forlerie, rein.; Voué, Jamotemi ei Mutel, min., P. Joignait, anc; Cbaltray, Louin de Près, min., J. Couturier, anr.; Ar> P. Trouillart, nlu., lêooc Marchand, anc; Verncnil, Daniel Cottin, milt., Jean Le Cordeiier, sieur de Clu^evlères; HeilU-le- NanrBpu, p. Yerchand, min., fidi/. Oamfer, anc; Sezannc, Jacq. d'Allemagne, min., Aknh htm de ClermoHi, anc; Cbarirfa, Philippe Scaiyerge, min.; La Kprlc-an-VIdame, Ani. Gv^'fii, min.;Houdan, forry, min.; Do Piessis-Marly, liaac Sadier, mu.; St-A;iobillf,de yHlerau, aac; MantiM et Averaef, Daoid Kiloty min.
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dou église, d'avoir sooiTerl dans le temple des personnes que les Déclaralione en excluaient, d'avoir induit entin des Catholiques à changer de religion. Le lieuienant-criminel^magistrat plein du plus beau zèle pour la conversion des hérétiques» rendit une sentence qui interdit Tezercice du culte réformé à Saint-Quentin. Le consistoire en appela; le chapitre, de son côté, fit jouer toutes ses batteries ; il alla Jusqu'à jurer que la Picardie tout entière n'a tiendail pour se convertir que la fermeture du temple de Saint-Quentin. Lepariement deParis, sur cette réjouissante assurance, conGrma la sente nce,etMottayer passa à Londres où il desservit les églises de la Nouvelle-Patente et de la Patente en Soho. Il mourut, ministre de Téglise de Thorpe, en 1707.
Il faut évidemment rattacher à celte familleM"«A/tf^<a^gr,deSaint-Quentin, veuve d'un Crommelin, laquelle vint s*établir à Paris à la fin de 4685, y feignit d'abjurer au commencement de l'année suivante, et, deux mois plus, tard, réussit enfin à sortir du royaume {Arch. Tt. 256). Faudrait-il aussi y rattacher le ministre Jacq, Mestayer du Poitou, qui apostasia et se ût, \ ce que nous apprend M. Lièvre^ dans son «xceliente Histoire des Protestants du Poitou (Paris et Poitiers, 18o6,in-8*), l'historien des conversions opérées.en 4 620, dans cette province par les Capucins delà mission.parreconnaissance sans doute pour une pension de 600 livres que lui payait le clergé romain.
Mi^TZGER (Jean-Daniel), médecin célèbre, né à Strasbourg, le 7 fév. 1739, et mort à Kônigsberg, au mois de sept. 1805.
Melzger fit ses éludes h l'université de sa ville natale, où il prit le bonnet de docteur, le 1*' sept. 1767. Il don- Util des leçons particulières sur difTétentes branches de la médecine, lorsque le comte de Bentheim-Sleinfttrt l'appela à sa cour eomme médecin, et Itti eonféra le titre de conseiller, en même temps que la charge d'inspec-
teur de la police médicale. La d'analomie étant venue à vaquer 5 l'nqtversité de K()nigsberg, Metzger y fol nommé en 1777. Porté par ses goOilf vers renseignement plutôt que ven lu pratique, il s'empressa d'accepter uns place qui y répondait si bien, il cnlliTa avec le plus grand succès non-senlament l'anatomie, mais la physiologie^ la pathologie, la chirurgie, et sarlout la médecine légale, sur laquelle il a publié des travaux si importants que son nom est encore aujourd'hui oité comme une autorité. Il n'a laissé auciu ouvrage très-étendu; mais ou peut dire qu'il n'est reslé étranger à aucune des questions qui ont agité de son temps le monde médical, et il les a toutes traî^ tées avec un grand talent. A sa morU il était membre de plusieurs sociétés savantes» entre autres de celles des Cn» rieux de la nature etd'hisloire naturelle de Hesse. Sans parler de plusieurs mé moires insérés daus diverses publications périodiques, on a de lui :